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Appartement de Mac

Georgetown , DC

7:47 PM

 

Il neigeait toujours et en raison des mauvaises conditions atmosphériques, ça leur avait prit beaucoup plus de temps que la normale pour aller du QG du Jag à l’appartement de Mac, mais ni l’un ni l’autre ne s’en souciait. Ils s’étaient beaucoup amusés durant le trajet et c’était passé avec des discussions sur le temps q’ils avaient passé en Floride et l’affaire sur laquelle ils avaient travaillé. Mac était heureuse que Harm ait offert de la ramener. Conduire avec ce temps avec sa corvette aurait été comme se suicider.

 

Harm trouva une place libre près de l’entrée principale de son bâtiment et y gara son SUV. Coupant le moteur, il regarda Mac.

 

Enfin arrivés. Dit-il.

 

Et ils se mirent tous les deux à rire. Mac arrêta de rire et regarda profondément dans les yeux de Harm. S’approchant plus près, elle embrassa sa joue.

 

Merci, Harm. Lui dit-elle tendrement en souriant.

De rien. Murmura-t-il en retour.

 

A la surprise de Mac, il ouvrit soudainement sa portière, sortit de la voiture d’un mouvement rapide et marcha jusqu’à son côté.

 

Maman et grand-mère m’ont appris de toujours raccompagner une dame jusqu’à sa porte. Dit-il à Mac quand il ouvrit sa portière et vit la question dans ses yeux.

Toujours un Officier et un Gentleman. Sourit Mac d’un air satisfait.

Oui, Madame. Répondit Harm fièrement en lui tendant la main.

 

Mac mit sa petite main dans sa grande main et sortit aussi de la voiture. Un bruit soudain du côté gauche du bâtiment leur fit tourner la tête. Mac et Harm rirent quand ils virent deux jeunes garçons et une petite fille en train de faire une bataille de boules de neige. Ils riaient et semblaient beaucoup s’amuser.

 

Et vous pensiez que d’être en Floride serait mieux que ça ? Demanda Mac à Harm avec une lueur dans les yeux et en désignant du doigt les enfants.

 

Harm lui avait dit plus tôt qu’il souhaitait qu’ils soient toujours dans l’État à la météo douce plutôt que dans la froide Washington.

 

C’est sur qu’ils ont l’air de s’amuser beaucoup là-bas. Répondit Harm en gloussant.

 

Il continua sa route pour ouvrir la porte pour Mac quand subitement, quelque chose de mouillé le frappa derrière la tête. Se retournant, il regarda Mac étonné et les sourcils froncés.

Mac montra immédiatement les enfants ricanants du doigt, essayant d’étouffer elle-même un gloussement.

 

Je crois que c’était un ricochet, Harm.

 

Elle ne put plus se retenir et commença à glousser.

Harm regarda les enfants et pu voir qu’ils étaient toujours préoccupés avec leur propre bataille. Puis, il regarda Mac de nouveau.

Mac vit la détermination dans les yeux de Harm et commença à reculer.

 

Harm ?

 

Harm ne répondit pas et avança lentement, s’approchant de plus en plus près d’elle.

 

Harm, ne faites pas ça ! L’avertit Mac en essayant d’utiliser une voix sévère mais elle ne put que ricaner.

 

Cependant, c’était trop tard de toute façon. D’un mouvement rapide, il attrapa Mac et la jeta par-dessus son épaule.

 

Ça vous apprendra à me tendre un piège, Mackenzie. Lui dit-il sévèrement en allant vers un certain endroit qu’il avait remarqué plus tôt quand ils étaient arrivés. Un dernier mot avant l’exécution, Colonel?

 

Harm voulait savoir mais n’eut qu’un gloussement en réponse.

 

C’est ce que je pensais. Dit Harm satisfait.

 

Et il la lâcha subitement sur un gros tas de neige avant de la suivre.

Harm était maintenant couché sur elle et tenait ses bras au-dessus de sa tête.

 

Demandez grâce, Marine. Lui dit Harm en prenant une poignée de neige dans sa main droite tout en utilisant sa main gauche pour tenir les bras de Mac au-dessus de sa tête.

Jamais. Lui répondit Mac avec confiance.

C’est votre dernière chance, Mackenzie. Lui dit Harm.

 

Sa tête  était maintenant tellement près de la sienne qu’elle pouvait sentir son souffle chaud sur son visage.

 

Allez-y, Pilote. Murmura Mac en le regardant droit dans les yeux.

 

Harm allait juste la prendre au mot et amena sa main pleine de neige au-dessus du visage de Mac quand elle prit avantage de son inattention. Levant la tête un petit peu, elle l’embrassa rapidement sur les lèvres.

Totalement prit par surprise, il laissa tomber sur le sol la neige qu’il tenait dans sa main et la regarda intensément dans les yeux. Mac lui sourit tendrement et quand il lui retourna son sourire, elle prit une nouvelle fois l’avantage et les fit rouler de façon à ce qu’elle se retrouvait maintenant couchée sur Harm en tenant ses bras au-dessus de sa tête.

 

Ce n’est pas du jeu, Marine. Déclara Harm gentiment légèrement à bout de souffle.

Tout est permis en amour et à la guerre, Harm. Lui dit Mac doucement en essayant de reprendre elle-même son souffle.

Belle action, Madame. Cria subitement un des garçons de derrière eux tandis qu’ils rentraient dans une maison.

Et bien, merci. Répondit Mac fièrement avant de regarder Harm à nouveau, attrapant son regard intense.

On fait la paix ?

 

Harm acquiesça simplement et prit une autre inspiration profonde. Mac lâcha finalement ses mains et essaya de se lever de dessus lui mais Harm la retenait. Il bougea une de ses mains pour toucher sa joue en utilisant l’autre pour détacher ses cheveux. Puis, il attira sa tête plus près de la sienne et passa sa main dans ses cheveux maintenant libres avant de lui donner un tendre baiser sur les lèvres.

 

Je voulais faire ça depuis un moment. Lui dit-il doucement quand ils se séparèrent, et il lui sourit. Cependant, il commence à faire très froid ici alors on devrait bouger, Marine.

 

Mac lui sourit en retour et se dégagea de lui lentement et se leva. Tendant une main vers lui, elle l’aida à se remettre sur ses pieds.

 

Qu’est-ce que vous diriez d’un bon bain moussant avant de se blottir devant la cheminée en buvant un chocolat chaud, Marin ? Lui demanda Mac doucement en souriant.

Ça semble tentant. Répondit Harm en se penchant pour attraper sa casquette et celle de Mac.

Mais parce que ça l’est. Lui dit Mac doucement en prenant sa main dans la sienne et en la caressant.

 

Ensemble, ils allèrent jusqu’à son appartement, s’arrêtant seulement pour sortir le sac de Harm et la serviette de Mac de la voiture.

 

Entrez. Lui dit Mac en ouvrant la porte et en entrant dans son appartement.

 

Elle jeta ses clés sur le bureau, enleva son manteau et le jeta sur une chaise avant d’entrer dans la chambre.

 

Donnez-moi 5 mn et votre bain sera prêt.

 

Harm entra dans l’appartement avant de refermer la porte derrière lui.

 

Mac, vous n’avez pas à me préparer un bain. Cria-t-il derrière elle. Je peux prendre une douche rapide quand vous avez terminé avec votre bain.

Mac ne lui répondit pas et le seul bruit qu’il put entendre venant de sa direction était l’eau qui coulait de sa salle de bain. Harm enleva son manteau, le posa sur une chaise avant d’aller vers sa chambre. Il l’attendit sur le pas de la porte. Il n’était pas certain qu’elle ait entendu sa dernière déclaration et c’est pourquoi il entendait bien la répéter dès qu’elle sortirait de sa salle de bain. Quelques minutes plus tard, Mac sortit finalement.

 

Je sais que je n’ai pas à vous préparer un bain, Harm. Lui répondit finalement Mac avec un doux sourire. Mais je le veux et je vous en ai promis un.

 

Mac alla jusqu’à son garde-robe et en sorti quelques serviettes fraîches.

 

J’aime tenir mes promesses.

 Alors prenez au moins le 1er tour, Mac. Vous devriez vraiment vous réchauffer. Lui dit Harm tendrement en observant chacun de ses mouvements.

Harm, ce n’est pas moi qui ai reçu une grosse boule de neige dans le cou. Je parie que la moitié est passée sous vos vêtements et à glissé le long de votre dos. Est-ce que j’ai raison ?

 

Elle eut la réponse immédiate de Harm sans qu’il ai besoin de dire un seul mot. Il frissonna aussitôt qu’il entendit les mots. Il pouvait maintenant sentir l’effet glacé mais, tout à l’heure, quand c’était arrivé, il avait simplement beaucoup trop apprécié sa petite bataille avec Mac pour ressentir le froid.

 

Ça serait correct, Colonel.

Bien. Alors allez prendre votre bain, Capitaine. Lui ordonna Mac avec un sourire. Voici quelques serviettes et derrière cette porte votre bain moussant chaud vous attend. Appréciez. Lui dit-elle gentiment en pointant du doigt la porte de la salle de bain.

 

Harm prit les serviettes et alla lentement vers la salle de bain.

 

Merci, Mac.

De rien, Harm. Oh, et ne vous en faites pas. Je vous ai fait un bain moussant qui ne vous fera pas sentir trop comme une fille.

 

Avant que Harm ne puisse répondre, elle était sortie de la chambre. Il prit une profonde inspiration avant de se diriger vers la salle de bain. Aussitôt que Harm ouvrit la porte, il fut accueillit par la douce senteur de l’eau du bain et de l’odeur des bougies allumées. Les bougies étaient la seule source de lumière dans la pièce et toute l’ambiance avait déjà un effet relaxant sur lui. Harm sourit en se rappelant les mots de Mac. Elle lui avait dit d’apprécier et c’est ce qu’il ferait. Sur cette pensée, il ferma la porte de la salle de bain derrière lui.

 

La première chose que Mac fit quand elle laissa Harm dans sa chambre fut de vérifier les messages sur son répondeur. Elle espérait vraiment que Harm apprécierait le bain qu’elle avait fait pour lui. Elle avait d’abord été un petit peu nerveuse au sujet des bougies puis elle avait décidé d’y aller. Pour elle, un bain relaxant impliquait toujours quelques bougies allumées. Ça impliquait en fait également un peu de musique douce aussi mais elle y avait renoncé ne voulant pas trop en faire. Mac secoua la tête, gloussa et appuya le bouton de mise en marche du répondeur.

 

Vous avez un nouveau message.

 

Salut Tante Mac. C’est moi, AJ. Je voulais juste te dire que je t’aime et que c’est ok si tu ne peux pas venir demain. Je te passe maman. Je t’aime, tante Mac. Bye. Lui dit la voix du petit AJ avec amour avant de faire le bruit d’un bisou.

 

Mac avait sourit et s’était  sentie réchauffée dans son cœur aussitôt qu’elle avait entendu la voix de son filleul. Elle regarda par la fenêtre et su déjà ce que lui dirait Harriet ensuite. Son projet d’aller voir les Roberts ce week-end était quasiment annulé en raison des conditions climatiques.

 

Bonjour, Madame. AJ voulait vous dire en personne que c’est ok si vous ne venez pas demain et qu’il ne se sentira pas blessé. Je lui ai dis que vous ne seriez pas capable de venir s’il n’arrêtait pas de neiger bientôt. Alors, s’il vous plait, sachez que c’est ok. On peut le faire une autre fois. Au revoir, Madame. Dit Harriet avant que la voix d’AJ puisse être entendue à nouveau. Bye, tante Mac. Je t’aime. Il cria dans le fond et gloussa avant que sa mère ne raccroche le téléphone.

 

Vous n’avez plus de messages.

 

Mac regarda une fois de plus par la fenêtre et vit les flocons de neige dansant. « Je pense que ça va être pour une prochaine fois. » Se dit-elle doucement avant de retourner dans sa chambre pour retirer ses vêtements mouillés.

 

10 minutes plus tard…

 

 

Mac frappa doucement à la porte de la salle de bain.

 

Harm, est-ce que tout va bien ?

Ouais.

Quand en aurez-vous terminé ? Demanda Mac en haussant un sourcil.

Quand j’aurais le sentiment de m’être assez relaxé. Je n’ai pas l’occasion de faire ça assez souvent. Lui dit Harm.

 

Mac gloussa à la pensée de Harm derrière la porte. Il était assis dans sa baignoire avec son bain moussant qui sent bon l’entourant dans l’eau chaude. Elle était heureuse de l’avoir convaincu  d’aller dans la baignoire le 1er pour se réchauffer du temps froid. Bien sûr, si elle en avait fait à sa tête, elle se serait jointe à lui. Elle pencha la tête tandis que l’idée lui traversa l’esprit et un sourire démoniaque apparu sur son visage quand elle se rappela un certain incident.

 

Femme sur le pont.

Quoi ?

 

Elle mit une main sur la poignée.

J’entre.

 

Une crainte immédiate traversa les veines de Harm.

 

Non vous n’entrez pas.

 

Cependant, c’était trop tard. Mac ouvrit la porte et sourit à Harm depuis l’embrasure. Elle observa la scène devant elle avant de lui répondre. Harm était appuyé contre le fond de la baignoire avec la mousse et l’eau contre son torse. Ses cheveux étaient humides de la vapeur de l’eau du bain et une pellicule brillante de transpiration recouvrait le centre de son torse. Ses yeux glissèrent jusque dans l’eau où la pellicule brillante et l’eau le recouvraient et jusqu’à ses genoux qui sortaient légèrement de l’eau. Mac était légèrement surprise de voir qu’il puisse tenir dans sa baignoire.

 

Je ne prévoyais pas d’interrompre votre bain. Lui dit Harm en souriant à son attention.

 

Mac remonta rapidement son regard vers son visage.

 

Vous avez déjà fait ça une fois.

 

Harm réfléchit et se rappela du Paraguay quand leur situation était inversée. Il bougea légèrement dans la baignoire et regarda Mac.

 

Vous n’avez pas de revolver sous votre peignoir, n’est-ce pas ?

 

Mac rigola et caressa la poche de son peignoir rose.

 

Non, désolée de vous décevoir.

 

Il reprit sa position initiale.

 

Pas besoin d’être désolée. Bien sûr, quand j’avais interrompu votre bain, je vous avais dit que vous étiez belle.

 

Harm soupira de façon dramatique.

 

Vous ne m’avez même pas dit ça.

 

Mac  dévora des yeux  son corps recouvert d’eau et de vapeur.

 

Et bien et si je vous disais que « J’ai oublié combien vous êtes magnifique ? »

 

Harm sourit et lui jeta un peu d’eau avec une chiquenaude.

 

Je pense que ça me ferait sentir mieux.

 

 Il rigola et Mac se joint à lui.

Vous n’allez pas me jeter de votre baignoire, n’est-ce pas ?

 

Mac gloussa et s’assit sur le couvercle des toilettes.

 

Non, prenez votre temps. Je l’ai entièrement pour moi tout le temps.

 

Harm savait qu’il y avait une forte chance pour que Mac soit nue sous son peignoir et décida de faire un pas très hardi.

 

Vous aimeriez vous joindre à moi ?

 

Mac s’étouffa presque avec l’air de ses poumons. Elle regarda Harm et il n’attendit pas qu’elle dise quoi que ce soit. Il s’avança en se repliant et fit de la place pour elle derrière lui.

 

Très drôle.

Non, sérieusement. Venez.

Harm, je ne suis pas sure que se soit une bonne idée. Lui dit Mac doucement.

Allez, Mac. Vivez un petit peu. Répondit Harm, ne croyant pas ce qu’il venait juste de dire.

 

Puis il plaça ses mains sur ses yeux.

 

Je promets de ne pas regarder jusqu’à ce que vous soyez dans l’eau.

 

Mac le regarda et décida de saisir sa chance. Elle laissa tomber son peignoir de son corps, prit une profonde inspiration et grimpa dans la baignoire derrière lui. Le corps de Harm répondit de lui-même quand un frisson parcouru sa colonne vertébrale. Il sentit les jambes de Mac contre son dos avant qu’elles ne viennent lentement s’enrouler autour de lui. Il pouvait seulement imaginer qu’elle s’apprêtait à s’asseoir. Mac mit une main sur son épaule et tira légèrement dessus.

 

Harm suivit son geste et laissa aller son dos contre sa poitrine. Un frisson les traversa tous les deux tandis que leurs peaux se touchaient et que la seule chose qui les séparait était une fine couche d’eau et de mousse. Ils retenaient tous deux leur souffle.

 

Respirez. Murmura Mac à l’oreille de Harm en prenant elle-même une grande inspiration.

 

Harm expira doucement.

 

Avez-vous assez de place ? Demanda Mac avec une légère touche d’inquiétude dans la voix.

Beaucoup. Mentis Harm. Êtes-vous confortable ?

Très. Murmura Mac en fermant les yeux.

 

Au début, ils se sentaient tous les deux nerveux et avaient peur de bouger d’un pouce. Donc, les premières minutes passèrent dans un silence total. Seulement après un moment, ils commencèrent à se relaxer un peu et à apprécier le bain moussant.

 

Voulez-vous que je vous lave les cheveux ? Demanda Mac doucement en brisant le silence confortable entre eux.

Ouais.

 

Mac attrapa la bouteille de shampooing de l’étagère à côté d’elle et mit un peu de liquide dans ses mains avant de commencer à l’étaler dans les cheveux de Harm. Elle prit son temps et commença à laver ses cheveux avec un léger massage du cuir chevelu.

Harm appréciait immensément le massage et ne put retenir un gémissement enroué de sortir de sa bouche.

 

On devrait faire ça plus souvent, Mac. Je ne me suis jamais senti aussi relaxé auparavant. Déclara Harm d’une voix enrouée et il se mit à rire tout bas.

 

Mac gloussa et mit un peu plus de shampooing dans ses mains avant de l’étaler dans ses propres cheveux.

 

Penchez votre tête en arrière un petit peu.

 

Attrapant le pommeau de douche, elle  rinça le shampooing avec précaution des cheveux de Harm et puis des siens.

 

Nous devrions sortir d’ici. L’eau commence à refroidir. Dit-elle tendrement à Harm.

 

Et il s’avança immédiatement un petit peu de façon à ce qu’elle puisse sortir en premier de la baignoire.

 

J’ai apporté votre sac dans la chambre pour que vous puissiez vous y changer.

 

Mac regarda Harm et pu voir qu’il avait une fois de plus recouvert ses yeux.

 

Vous pouvez réouvrir les yeux, Harm. Lui dit Mac en gloussant après être sortie de la baignoire et avoir attaché son peignoir. A tout de suite. Dit-elle doucement.

 

Et elle sortie de la salle de bain pour donner à Harm un peu d’intimité. Elle sortit rapidement de sa garde-robes son pyjama avec les cow-boys et quelques sous-vêtements et alla dans le salon pour s’habiller. Aussitôt qu’elle fut habillée, elle alluma la TV avant d’aller dans la cuisine pour leur faire quelques sandwichs.

Mac sortit de la cuisine quand elle entendit le présentateur du journal annoncer que les routes devenaient de pire en pire et que les gens ne devraient pas être dessus. Elle regarda le divan et vit Harm assis.

 

Ça doit être mauvais dehors s’ils annoncent ça.

Ouais. Dit Harm en se levant avec son manteau à la main. Je vais rentrer maintenant.

 

Mac s’approcha rapidement de lui et montra du doigt la TV.

 

Il vient juste d’annoncer que les routes ne sont pas sures. Les saleuses ne sont pas encore passées.

Ça ira.

Vous restez. Déclara Mac.

 

Harm baissa les yeux vers elle et eu la pensée fugace de combien il était absurde de même considérer de prendre des ordres de quelqu’un en pyjama avec des cow-boys. Puis il regarda son visage et y lu de l’inquiétude.

 

S’il vous plait, Harm. Dit Mac doucement.

 

Sur ces mots, Harm céda.

 

Dans quoi je vais dormir ? Il ne reste rien dans mon sac.

Avec ce que vous voulez. Dit Mac en prenant son manteau et en le rangeant dans le placard. J’ai peut-être une de vos chemises dans mon placard, mais je ne peux rien faire pour le bas de survêtement.

Je n’en porte pas au lit de toute façon.

 

Mac s’assit sur le divan.

 

Je sais.

 

Harm s’assit à côté d’elle.

 

Alors, que ferons-nous toute la nuit ?

 

Environ 40 pensées traversèrent rapidement la tête de Mac, aucune n’impliquant des vêtements sur l’un d’eux.

 

Et bien…Je pense que je vous ai dit que de s’asseoir devant le feu était un bon moyen de se réchauffer.

 

Harm leva un sourcil et se laissa aller contre le dossier du divan.

 

Ça pourrait marcher, mais je pense que vous avez aussi parlé de quelque chose à propos de chocolat chaud et de calinage.

 

Mac acquiesça de la tête.

 

Vous voyez, il y a plein de choses que nous pouvons faire durant toute la nuit. Pourquoi ne mettriez-vous pas en route un feu pendant que je nous apporte quelque chose à boire et que je termine de préparer nos sandwichs ?

Oui, Madame. Allumer un feu est ma spécialité. Répondit Harm avec un clin d’oeil.

 

Il s’agenouilla devant la cheminée. Il prit une des allumettes et l’alluma avant de mettre le feu à la  bûche dans la cheminée. Il attendit jusqu’à ce que les flammes dansent avec éclat autour du bout de bois avant de se lever et de s’éloigner de la cheminée. Les flammes dansaient derrière son dos et le baignaient d’une lumière rouge-orangée.

 

J’espère que l’eau vous convient. Je dois avouer, mon frigo est assez vide. Lui dit Mac d’un air penaud quand elle revint dans le salon.

Ça me va.

 

Harm attrapa le plateau avec les sandwichs et les bouteilles d’eau des mains de Mac. Il le posa sur la table basse avant de prendre place sur le divan de Mac.

 

Mais vous avez du lait dans votre frigo, n’est-ce pas ? Vous m’avez promis un chocolat chaud et j’insiste sur le fait qu’il doit être fait avec du lait frais.

 

Mac se laissa tomber sur le divan et le regarda en haussant les sourcils.

 

Vous insistez, hein ? En fait, j’envisageais simplement de mettre de l’eau à bouillir et d’utiliser un mélange de cacao instantané que j’ai acheté hier.

Vous plaisantez, n’est-ce pas ? Demanda Harm en la regardant légèrement choqué.

Quoi ? Vous n’aimez pas le mélange de cacao instantané ? C’est assez délicieux, Harm. J’ai prit le spécial Suisse aux Marshmallows.

 

Harm prit une bouchée de son sandwich avant de le faire descendre avec une grosse gorgée d’eau.

 

Assez délicieux mon c… mes 6 heures. Marmonna-t-il avec dégoût.

 

Mac rigola à son comportement espiègle et enfantin.

 

Ne vous inquiétez pas, Harm. J’ai assez de lait dans mon frigo pour nous faire du chocolat chaud frais.

 

Mac se pencha vers lui et lui pinça la joue.

 

Et maintenant mangeons pour que nous puissions passer ensuite au truc le plus excitant de la soirée.

 

Harm paru captivé par le feu flamboyant dans la cheminée et sourit. Les pensées dans sa tête brûlaient presque aussi chaudement que le feu. Puis il laissa son regard revenir sur Mac.

 

Maintenant que vous le dites, Marine. Murmura-t-il plein d’espoirs.

 

Il prit une autre bouchée du sandwich. Quelques minutes plus tard, ils avaient terminé leur dîner et rapporté leur vaisselle sale dans la cuisine.

 

Pourquoi est-ce que je ne nous fais pas le chocolat chaud pendant que vous vous installez confortablement devant la cheminée ? Suggéra Mac. Vous pouvez nous prendre les oreillers de mon lit. Les coussins de mon divan ne feront pas l’affaire.

Ok. Vous avez peut-être une couverture que nous pourrions utiliser ?

Prenez celle sur l’accoudoir du divan.

Ok.

 

Harm était déjà allongé sur le tapis devant la cheminée quand Mac revint dans le salon. Il souleva la couverture pour elle et elle posa les deux tasses de chocolat chaud sur la table basse avant de s’asseoir et de s’installer contre lui. Harm remit la couverture sur eux deux avant d’attirer Mac plus près de lui.

Quelques minutes passèrent durant lesquelles ils apprécièrent leur chocolat chaud avant que Mac ne brise leur silence satisfait.

 

C’est agréable, Harm. Je suis heureuse que vous soyez là.

 

Harm sourit et l’embrassa sur la tempe.

 

Je suis heureux d’être ici aussi, Mac.

 

Puis, il s’arrêta une seconde.

 

Il y a eu une pub durant les infos pour un marathon ‘I Love Lucy’ sur Nick-at-Nite. Qu’est-ce que vous diriez de le regarder avec moi ? Je me rappelle que je le regardais quand j’étais petit.

Certainement, ça a l’air amusant.

Alors marché conclu.

 

 Harm prit la télécommande et chercha la bonne station TV avant de s’installer encore plus confortablement sur le tapis. Il attira Mac plus près de lui. Le feu crépitant juste à côté d’eux les enveloppait dans une chaleur plaisante.

 

 

12:34 AM

 

Ils riaient avec hilarité de la scène où le pied de Lucy se prend accidentellement dans la barre d’entraînement de danse quand, tout à coup, la TV et tout autour d’eux devint noir. La seule lumière venait maintenant du feu presque éteint de la cheminée.

Harm tourna la tête de façon à ce qu’il puisse regarder par la fenêtre et fut salué par l’obscurité de la nuit.

 

On dirait qu’une tempête de neige qui n’était pas sensée frapper Washington l’a fait et maintenant la ville est plongée dans le noir.

Je devrais nous trouver des bougies. Le feu ne va pas durer longtemps et c’est un peu tard pour rajouter une bûche. Dit Mac calmement en commençant à se dégager de l’étreinte de Harm.

 

Mais Harm la retenait.

 

Pourquoi ne me laissez-vous pas aller chercher les bougies ? Où sont-elles ?

Elles sont dans le buffet de la cuisine. Mais vraiment, je devrais y aller. Je ne veux pas que vous vous cassier l’orteil en traversant l’appartement sombre. En plus, je connais mon appartement comme le creux de ma main.

 

Harm relâchât Mac pour qu’elle puisse se lever.

 

Je reviens. Dit-elle en se dirigeant lentement vers la cuisine.

Ne vous perdez pas, Marine. Dit Harm après elle.

Ah ah, très drôle, Harm. Répondit Mac dans un rire.

 

Avant qu’elle n’arrive à la cuisine, un grondement soudain pouvait être entendu.

 

Ouch. Merde. Jura Mac à haute voix.

Est-ce que ça va, Mac ? Demanda Harm avec inquiétude.

Ouais, je me suis juste cogné l’orteil. Répondit-elle ennuyée. Stupide placard. Le putain de truc m’a attaquée.

 

Harm ne put plus se retenir et commença à rire.

 

Et bien quoi, Marine ? Je pensais que vous connaissiez votre appartement comme le creux de votre main ?

Vous trouvez ça drôle, n’est-ce pas ?

 

Elle essaya de sembler agacée par son comportement mais pouvait difficilement contenir ses propres gloussements. Maintenant, Harm rigolait si fort qu’il en avait les larmes aux yeux. C’était presque impossible pour lui de lui répondre de quelque façon que se soit.

 

Yep. Dit-il brièvement en acquiesçant de la tête et en continuant à rire. Désolé.

 

Harm essaya de se calmer mais n’y parvint simplement pas.

 

Attendez, Harmon. Le menaça Mac en accentuant son nom. Nous verrons qui rira le dernier. Dit-elle en s’approchant calmement plus près de lui.

 

La seule réponse qu’elle obtint de Harm fut un rire encore plus fort et c’est tout se dont elle avait besoin. D’un mouvement rapide, elle lui sauta dessus et l’empoigna. Elle le prit par surprise et il eut besoin d’une seconde pour réagir.

 

Ça vous apprendra à rire de moi, Pilote. Lui dit Mac dans un gloussement.

 

Ils commencèrent à lutter pour prendre le dessus mais perdirent bientôt leur force à cause de leur rire. Cependant, aussitôt que Mac se retrouva étendue en travers du corps de Harm, ils arrêtèrent immédiatement de lutter et de rire. Le seul son qui pouvait être entendu dans la pièce était leurs respirations haletantes. Mac bougea légèrement et sentie son corps entier pressé contre celui de Harm tandis qu’elle était allongée sur lui. Leurs visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre. Mac était si près de Harm qu’il pouvait sentir son cœur battre contre son torse.

Le regard de Mac alla se poser sur les lèvres de Harm avant de regarder intensément dans ses yeux et de s’humecter les lèvres.

 

Quoi ? Demanda-t-il dans un murmure tout en essayant de reprendre son souffle.

 

Mac prit une profonde inspiration avant de toucher la joue de Harm avec son index. Elle pouvait voir que le pouls sur son cou battait aussi fort que le sien.

 

Ça. Répondit-elle.

 

Et puis ses lèvres furent sur les siennes.

 

Le baiser était chaud, passionné et exigeant. Il semblait que toute la tension sexuelle qui s’était construite lentement au cours des 8 années arrivait aujourd’hui a une nouvelle hauteur.

Mac put sentir les doigts de Harm remonter le long de ses bras avant d’entourer tendrement ses joues. Puis, il mit fin au baiser et la regarda. Durant une seconde, Mac eut peur d’avoir dépasser les limites avec le baiser, mais un regard dans les yeux de Harm lui montra tout l’amour qu’il ressentait pour elle. Le même amour qu’elle ressentait pour lui.

 

Lentement, il laissa glisser sa main jusqu’à la queue de cheval de Mac et, une fois de plus dans la soirée, la détacha.

 

J’aime ça quand tu portes les cheveux lâchés, Sarah.

 

Il poussa une mèche de cheveux perdue derrière son oreille, se pencha et l’embrassa doucement. La pression était parfaite. Un baiser assuré qui maintenait ses lèvres chaudes contre les siennes durant plus d’une minute.

Aussitôt que Mac sentit la langue de Harm sur ses lèvres, elle gémit et ouvrit la bouche pour l’accueillir. Sa langue s’enroula avec la sienne tandis que le baiser grandit et grandit. Avec des mains tremblantes, elle s’agrippa au cou de Harm et enfonça ses doigts dans ses cheveux, essayant de l’attirer encore plus près d’elle. Les mains de Harm semblèrent avoir la même idée tandis qu’elles descendaient lentement le long de son dos juste pour trouver leur place sur ses fesses. Il lui donna une pression pas si subtile que ça et la serra vers son érection, là où il la voulait le plus.

 

Mac se frotta contre lui et ils gémirent tous les deux au contact. Harm se déplaça légèrement et ils furent bientôt sur leurs côtés tandis qu’ils mettaient fin à leur baiser et que leur respiration était irrégulière. Elle le regarda avec des yeux marrons lumineux, la bouche gonflée de ses baisers. Harm entoura sa joue avec sa main et l’étudia, tandis que la lumière du feu scintillait sur son visage.

Il  laissa glisser un long doigt sur ses lèvres, le long de son cou, puis ouvrit lentement le 1er bouton du haut de son pyjama.

 

Je pense que tu avais raison dans la salle de bain. Dit-il calmement en repoussant ses cheveux de son chemin de façon à pouvoir embrasser sa gorge en respirant la douce odeur de sa peau.

A quel sujet ? Demanda Mac dans un murmure.

 

Elle ferma les yeux et gémit en sentant ses lèvres sur son cou. Harm fit lentement rouler Mac sur le dos. Elle dut se maintenir et enfonça ses ongles dans les épaules de Harm.

 

De partager nos expériences. Expliqua Harm d’une voix rauque.

 

Et il déboutonna le second bouton du haut de pyjama de Mac, seulement pour lécher la peau nouvellement découverte avant d’y placer de légers baisers.

 

Tu avais tous les droits d’interrompre mon bain, puisque je t’avais fait la même chose.

 

Mac ne put retenir un frisson et ouvrit à nouveau les yeux, retournant le regard intense de Harm.

 

Ouais, je le pensais aussi.

Ça m’a fait penser. Je veux dire, tu m’as déjà vu une fois en train de porter seulement un caleçon. Je pense que je mérite le même droit. Continua Harm tranquillement en défaisant le 3ème bouton faisant apparaître ainsi totalement son soutien-gorges couleur rubis.

Mais je ne porte aucun caleçon, Harm. Murmura Mac dans son oreille avant d’en prendre le lobe entre ses dents et de le sucer.

 

Harm gémit et défit lentement les deux derniers boutons de son haut de pyjama.

 

Alors je pense que nous devons trouver un compromis, tu ne penses pas ?

 

Il se désengagea d’elle causant à Mac de se retrouver sur le côté et, ensemble, ils enlevèrent son haut de ses épaules. Mac bougea un  peu plus et monta sur ses genoux. Harm la regarda et s’assit causant à Mac de se retrouver exactement au-dessus de l’endroit où il avait le plus besoin d’elle. Harm ne voulait pas perdre l’avantage et bougea rapidement sa tête pour embrasser sa clavicule.

 

Oh oui.

 

Les mains de Mac descendirent le long du dos de Harm et attrapèrent le bas de son sweater. Ses doigts trouvèrent le chemin dessous et ils recherchèrent la sensation de sa peau lisse.

 

Je pense qu’un compromis est très nécessaire. Après tout, la réciprocité est très importante.

 

Avec ça, elle fit passer le sweater de Harm par-dessus sa tête. Aussitôt qu’il toucha le sol, elle attrapa sa tête, attirant son visage vers sa bouche et l’embrassa passionnément. Harm se recoucha doucement sur le tapis et entraîna Mac avec lui. Quand ils mirent fin à leur baiser, Mac posa ses mains de chaque côté de la tête de Harm tandis qu’il prit son visage entre ses doigts pour pouvoir lui donner un court et tendre baiser.

 

Je t’aime, Sarah. Lui dit-il doucement en souriant.

 

Mac laissa glisser son index droit sur ses lèvres.

 

Je t’aime aussi, Harm. Chuchota-t-elle la voix rauque avant de l’embrasser une fois de plus.

 

Le baiser était doux et gentil au début mais se transforma lentement en un baiser passionné, enserrés dans les bras l’un de l’autre.

 

Et très vite, ils se retrouvèrent bientôt en train de faire plusieurs des 40 pensées nues que Mac avait eu plus tôt.

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