Jusqu’à ce que la mort nous sépare…

 

 

Auteurs : Michi et Carol ou Carol et Michi

 

E-mail – Carol à Writestories315@yahoo.com et

Michi à catherinebellfan@gmx.de ou mp111275@yahoo.de 

 

Rating – Tous publics pour ce forum…

 

Spoilers – Saison 9 : Harm est à la CIA et Mattie n’existe pas.

 

Disclaimer - “La seule chose que je possède est un mug de Jag. Mais hey, c’est un début. A part ça, je ne possède rien du tout. Je n’ai même pas un centime dans ma poche. Et toi, Shoe? De bonnes nouvelles?”- Michi “Ummmm…. Je dois faire reprendre ma robe de demoiselle d’honneur, contrairement aux autres demoiselles d’honneur qui doivent perdre du poids pour le mariage. Oh, tu voulais parler de Jag. Désolée, Gum, je le possède toujours seulement dans mes rêves. Et oh, quels rêves glorieux !” - Carol

 

Résumé : Une mission part un peu dans tous les sens et Etre ou ne pas Etre c’est la question ici…

 

Notes des auteurs 

 

1.    Nous avons utilisé notre privilège d’auteur à nouveau. Et nous y prenons plaisir.

 

2.    C’est ce qui arrive quand une CV rencontre une MV et qu’elles se télescopent. J’ai un autocollant ( pardonnez le calembour ) qui dit ça.  Michi, nous avons besoin de réduire le chocolat ou d’en prendre plus. Je ne sais pas. C’est super de travailler avec toi. –Carol

 

3.    De même Carol! Ce fut une nouvelle fois un plaisir de travailler avec toi. Et j’opterais pour plus de chocolat. Une fille ne peut jamais en avoir assez. – Michi

 

4.    Nous voulons toutes les deux donner un énorme merci à CRene pour avoir été notre re lectrice. Merci et nous espérons que tu auras de la chance à ton nouveau travail. – Michi et Carol

 

5.    Les Feedback sont toujours les bienvenus. Bons ou mauvais…

 

 

 

 

Chapitre 1/22

 

Jeudi 28 août

Petite Chapelle de l’amour perdu de Las Vegas

Las Vegas, Nevada

12:03 AM

 

 

Je vous déclare maintenant, mari et femme.

QUOI ? Dirent le marié et la mariée.

 

Le petit prêtre sourit légèrement confus et répéta

 

Je vous déclare, mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.

 

La mariée et le marié se regardèrent avec de la peur et de la confusion dans les yeux.

 

Nous devons sortir d’ici. Dit la mariée en regardant vers la porte.

Bonne idée. Acquiesça le marié.

Pressés de commencer la Lune de miel, dit une vieille femme souriante depuis sa place près du prêtre.

 

Les mariés terrifiés regardèrent la femme mais ne dirent rien.

 

Et bien, avant que vous n’y alliez. Vous aurez besoin de ceci.

 

Elle tendit au marié sa carte Visa, un reçu et un certificat de mariage.

 

Le couple regarda le certificat, leurs yeux glissant jusqu’au bas de la page là où on pouvait lire marié et mariée. Ils se fixèrent sur leurs signatures sous ces deux petites lignes, Harmon Rabb Jr. et Sarah MacKenzie.

 

 

 

 

Chapitre 2/22

 

 

Mardi 30 septembre ( un mois plus tard )

Appartement de Mac

8:29 PM

 

 

Mac était assise dans son appartement et regardait le même papier qui avait été posé sur sa table basse depuis son retour de Vegas.  Les mots lui sautèrent aux yeux, ‘Annulation de mariage’.  Elle attrapa le stylo or et bleu à côté du papier. Ses yeux tombèrent sur les mots ‘Fly Navy’ qui s’y trouvaient.

 

Comment Diable avons-nous fait ça ? Murmura-t-elle à voix haute.

 

Elle prit une profonde inspiration et tendit le bras vers le papier pour le signer à la place indiquée. Le stylo toucha la feuille et tandis qu’elle commençait à appuyer dessus, il y eu des coups à la porte. Mac soupira en posant le stylo et se leva pour répondre. 

 

Elle ouvrit la porte et fut accueillie par un bouquet de fleurs sauvages et l’odeur d’un double cheeseburger.

 

Pour quelque raison que se soit, je conduisais et je me suis retrouvé à un stand de fleurs ouvert toute la nuit et au Beltway Burger.  Tu as faim ?

 

Mac rigola de l’absurde question et de l’homme devant elle.

 

Entres, Clay.

 

Clay sourit en lui tendant les fleurs.

 

Tu es radieuse, Sarah.

 

Il l’embrassa sur la joue. Mac sourit doucement.

 

Tu dois être fatigué si tu penses que ça me rend radieuse.

 

Mac entra dans le salon, Clay derrière elle. En s’approchant du divan, elle remarqua rapidement les papiers qui étaient toujours sur la table basse. Elle se pencha et les attrapa avant que Clay ait une chance de les remarquer.

 

Heureusement pour Mac, ses pensées étaient fixées sur ce qui se trouvait devant lui, son dos à elle.

 

Sarah, tu pourrais porter un sac et paraître toujours magnifique. En fait, je trouve que tu es mieux dans ce survêtement que tu ne l’es dans quoique ce soit d’autre.

 

Mac se retourna pour lancer un regard surpris à Clay.

 

La flatterie ne t’emmènera nulle part.

Est-ce que je vais devoir supplier ? Demanda Clay en s’approchant plus près d’elle.

 

Mac comprit rapidement ses intentions et recula d’un pas.

 

Je vais les mettre dans l’eau.

Ok.

 

Clay sourit quand il la vit se détourner et aller dans la cuisine. 

 

Mac atteignit la cuisine et déposa les fleurs sur le haut du comptoir. Elle regarda les papiers dans sa main et soupira. Elle regarda sur sa gauche et les fourra dans sa boite à factures. Puis, elle entreprit de mettre les fleurs dans l’eau. 

 

Une fois qu’elles furent arrangées, elle retourna dans le salon avec. Elle les plaça au bout d’une table et sourit à Clay tandis qu’il s’asseyait sur le divan avec deux Beltway Burger double cheeseburgers, des frites et deux milk-shakes géants au chocolat.

 

Ils mangèrent dans un silence relatif en partageant seulement quelques mots. Quand ils eurent terminé, Clay ramassa les emballages et les jeta. Mac s’était laissée aller contre le dos du divan les yeux fermés quand il ré-entra dans la pièce.

 

Les yeux de Clay glissèrent sur le corps de Mac. Il alla jusqu’au divan et s’assit à côté d’elle.

 

Hey.

Hey. Dit Mac en tournant la tête pour le regarder.

 

Clay posa une main sur sa joue et se pencha pour l’embrasser. Ses lèvres caressèrent doucement les siennes. Mac se laissa aller dans le doux sentiment de l’affection. Mais lentement, elle se rappela qui elle était en train d’embrasser. Elle posa une main sur le torse de Clay.

 

Clay.

 

Il s’éloigna d’elle et regarda son visage.

 

Toujours pas.

Je suis désolée, Clay.  Mais je ne suis simplement pas prête à sauter dans quoique ce soit avec quiconque en ce moment.

Sarah, ça fait quatre mois depuis le Paraguay. L’informa Clay.

Je sais, et j’apprécie vraiment combien tu as été patient, mais je ne suis pas prête à être avec quiconque, Clay.

 

Mac lui sourit. Il laissa courir ses doigts sur sa peau et lui retourna un regard sincère.

 

Dis-moi simplement quand tu es prête. Ok ?

Ok. Lui assura Mac.

 

Clay retourna son attention vers la télévision.

 

Que dirais-tu d’un film ? Je pense qu’il y a Ocean’s Eleven.

C’est une bonne idée. Dit Mac avec enthousiasme.

 

 

 

 

Chapitre 3/22

 

 

Mardi 21 octobre ( plusieurs semaines plus tard )

QG du Jag

3:24 PM

 

 

Non merci, Clay. Je vais réessayer chez lui. Dit Mac dans le téléphone. Ouais, merci. Bye.

 

Elle raccrocha et soupira lourdement.

 

Un problème, Mac ? Demanda Sturgis en entrant dans son bureau.

 

Mac leva les yeux vers lui.

 

Ouais.

Peut-être que je peux aider.

Avez-vous vu Harm dernièrement ?

On a dîné hier soir. Dit nonchalamment Sturgis.

 

Mac le regarda avec irritation.

 

Il est en ville ?

Il y est depuis ces deux dernières semaines.

 

Sturgis releva l’humeur de Mac.

 

Pourquoi ? Il se passe quelque chose ?

 

Mac pointa du doigt une grande enveloppe sur son bureau.

 

J’essayais de l’appeler pour lui dire que j’ai des papiers qui nécessitent sa signature. Mais je n’ai pas été capable de le joindre.

Nous faisons une partie ce soir. Je lui donnerais les papiers pour vous. Offrit Sturgis.

Merci.

 

Mac sourit en lui tendant l’enveloppe.

 

Il saura ce que c’est ?

Il devrait une fois qu’il les aura regardés. Mais au cas où il ne pourrait s’en rappeler, dites-lui simplement que ça concerne l’affaire Kraussman.

Ce n’est pas l’affaire sur laquelle vous avez aidé Webb à Vegas ?

Ouais. Grogna Mac tout en sachant que ce n’était pas avec Webb qu’elle avait travaillé sur l’affaire mais avec Harm.

Alors est-ce que Webb n’en a pas besoin ? Demanda Sturgis.

Non, Harm en a besoin. Dit Mac en regardant Sturgis, sachant qu’il allait poser une autre question. Croyez-moi, le moins vous en savez sur ce sujet…le mieux…

Ok. Dit Sturgis avant de sortir de son bureau.

 

 

Rec Center

10:34 PM

 

Tu es plus vieux que moi. Comment Diable continue-tu à me battre ? Dit Sturgis à Harm tandis qu’ils sortaient vers leurs voitures.

La chance. Sourit Harm.

Très drôle.

 

Sturgis déverrouilla sa voiture et tendit à Harm l’enveloppe.

Mac m’a demandé de te donner ça. Elle n’était pas très contente d’apprendre que tu étais en ville.

 

Harm ouvrit l’enveloppe et grogna.

 

Oh, ça.

 

Sturgis rigola.

 

C’est un Marine et je tiens à ma vie. Qu’est-ce que c’est ?

Mac ne t’a pas dit ?

Non, elle a été très secrète sur le sujet.

 

Harm jeta un oeil sur les papiers et releva que Mac avait été assez gentille pour coller des post-it “ signez ici “ où il avait besoin de mettre sa signature.

 

Est-ce qu’elle veut que tu les lui rendes demain ?

Elle n’a rien dit à ce sujet.

 

Sturgis lança à Harm un regard méfiant. Harm grimaça en voyant un post-it où il pouvait lire : “Harm, nous avons cent jours pour annuler. La date butoir est le 7 décembre. Mac » Il remit rapidement les papiers dans l’enveloppe et se tourna vers Sturgis.

 

Dis-lui simplement que tu m’as donné les papiers et que je veux les regarder avant de les retourner.

Certainement.

Bien, je te vois plus tard mon pote ? Dit Harm avec enthousiasme en allant vers sa voiture.

Certainement, je te vois plus tard. Dit Sturgis avec une légère inquiétude dans la voix.

 

 

Appartement de Harm

11:05 PM

 

 

Harm s’assit sur son divan avec les papiers dans une main et une bière dans l’autre. Il lut attentivement les mots. Il jeta un œil sur les lignes de signature et posa sa bière sur le sol.

 

Ses doigts dessinèrent les contours de la signature de Mac. Son nom lui ressemblait tellement, plein de courbes et de surprises. Il regarda le nom et le laissa le ramener au bon vieux temps, quand il faisait irruption dans son bureau pour avoir une signature rapide. La façon dont elle gribouillait rapidement et délicatement son nom aux endroits où il lui montrait. 

 

Il reposa le papier sur la table et attrapa un stylo qui y gisait. Il écrivit rapidement son nom sur les lignes du papier où Mac le lui indiquait. Il remit les papiers dans l’enveloppe et retourna à sa bière.

 

 

 

 

Chapitre  4/22

 

 

Mercredi 29 octobre

Appartement de Mac

9:32 PM

 

 

Harm frappa à la porte et attendit que Mac réponde. Une part de lui espérait qu’il la surprendrait sous la douche et qu’elle arriverait en portant seulement des gouttes d’eau. Il sourit à cette pensée et frappa à nouveau. Il n’y eut toujours pas de réponse. Il tapota l’enveloppe dans ses mains et la glissa sous la porte.

 

Elle doit être sortie avec Webb. Murmura-t-il en longeant le couloir.

 

Il ouvrait la porte de l’immeuble tandis qu’un petit homme trapu entrait, bousculant Harm.

 

Désolé. Marmonna-t-il à Harm avant d’entrer dans l’immeuble.

Pas de problème.

 

Harm remit en place son blouson et alla jusqu’à sa voiture.

 

 

9:45 PM

 

Mac sortit de sa salle de bain avec une serviette dans les cheveux et enveloppée dans son peignoir rose. Elle fredonnait une chanson qu’elle avait entendu à la radio ce matin et alla dans le salon.

 

Quand elle passa près de la porte, l’enveloppe sur le sol retint son attention. Elle se pencha et la ramassa. Elle en sortie les papiers et les survola. Ses yeux tombèrent sur la signature de Harm et son cœur se serra un petit peu quand elle réalisa que c’était fini pour de bon.

 

 

Jeudi 30 octobre

JAG

4:15 PM

 

 

Vous partez. Dit Sturgis en remarquant que Mac rangeait son attaché-case.

 

Mac lui lança un regard.

 

Ouais, je dois m’arrêter au palais de justice. J’aurais mon portable si quelqu’un a besoin de me joindre, mais je doute que la paperasse se mette en colère après moi.

 

Sturgis sourit.

 

Bonne soirée.

Vous aussi. Dit Mac avant de finir de ranger.

 

Elle traversa le plateau vers les ascenseurs puis descendit jusqu’à l’entrée. Ses pensées étaient tournées sur les papiers qui étaient dans sa voiture. Mettre fin à un autre mariage n’était pas quelque chose qu’elle se voyait refaire. Surtout quand c’était avec l’homme avec qui elle voulait être.

 

Elle ouvrit la porte d’entrée et allait vers sa voiture quand une voix l’appela. Elle s’arrêta et se tourna pour voir Harm à quelques mètres.

 

Hey. Dit-elle mal à l’aise.

Hey. Je voulais juste m’assurer que vous avez eu les papiers.

 

Harm déplaça ses pieds tandis qu’il se tenait maintenant devant elle. Mac montra du doigt sa voiture.

 

J’étais sur le point d’aller au palais de justice pour m’en occuper.

Oh. Dit Harm doucement.

Que faite vous ici ? Demanda Mac.

Sturgis avait besoin de voir quelque chose avec les dossiers de Imes.

Ca devrait être long.

Et bien, je devrais vous laisser y aller.

Ouais. Je vous verrais dans le coin, Harm.

 

Mac essaya de sourire avant de se retourner vers sa voiture.

 

Ouais.

 

Harm la regarda. Ses yeux ne la quittèrent jamais jusqu’à ce qu’il se sorte de ses pensées. Il se détourna et se dirigea vers l’entrée du JAG.

 

Mac approcha de sa voiture, ses pensées fixées sur Harm et les papiers. Elle appuya sur l’ouverture automatique. Ses yeux se remplir de terreur tandis qu’elle regardait au ralentit, sa voiture s’enflammer. Elle lâcha son attaché-case et tenta de protéger ses yeux des flammes mais la force de l’explosion la projeta en arrière et sa tête heurta le revêtement du parking.

 

Les pieds de Harm se figèrent quand il entendit le terrible son. Il se retourna rapidement pour voir les flammes et la fumée monter dans le ciel et le corps de Mac tomber sur le sol.

 

Sarah!!!

 

 

 

 

Chapitre 5/22

 

 

Harm couru vers elle tandis que les gens commençaient à sortir de l’immeuble.

 

Appelez le 911 ! Cria-t-il à un des officiers qui sortait du bâtiment.

 

Harm atteignit le corps de Mac et s’agenouilla auprès d’elle.

 

Mac.

 

Il toucha doucement son épaule. 

 

Mac ouvrit les yeux et essaya de se concentrer sur Harm tandis qu’il tanguait devant ses yeux. Il toucha avec précaution son visage et enleva quelques cheveux de devant ses yeux.

 

Je savais que je n’aurais pas du acheter ce nouveau système d’alarme. Murmura Mac avant de s’évanouir.

 

Harm tint sa tête sur ses genoux alors que les gens regardaient bouche bée devant l’immeuble. Après quelques minutes, on pouvait entendre les sirènes de l’ambulance et la scène passa d’une confusion totale à un chaos organisé. 

 

Les secouristes interrogèrent Harm sur Mac et il donna les réponses, son nom, âge, allergies et autres faits importants. Ils la sanglèrent sur la civière et la portèrent dans l’ambulance. Harm alla jusqu’à l’arrière pour monter.

 

Désolé, Monsieur. Dit le secouriste en mettant une main sur le bras de Harm.

Je viens avec vous. Déclara Harm.

 

Le secouriste et le chauffeur échangèrent un regard. Harm déclara au chauffeur :

 

Je suis son mari et je serais damné si je dois vous suivre.

 

Le secouriste se recula et laissa Harm monter dans le camion. Il se tourna alors vers Sturgis, AJ, et Harriet qui se tenaient tout près avec des regards pétrifiés.

 

Nous allons à Bethesda.

 

AJ regarda Sturgis et Harriet tandis que les portes de l’ambulance se fermaient et que les sirènes recommençaient à crier.

 

Allez-y et tenez-moi informé. Lieutenant, vous allez avec le Capitaine et rappelez à Rabb qu’il n’a pas les galons, donc il devra suivre leurs ordres.

Oui, Monsieur. Dirent-ils tous les deux avant de se diriger vers la voiture de Sturgis.

 

AJ examina la scène autour de lui. Son personnel rentrait lentement dans l’immeuble tandis que les pompiers en terminaient avec le reste des flammes de ce qui fut la Corvette de Mac. Il prit une profonde inspiration en se tournant et il vit une voiture noire entrer dans le parking avec un certain agent de la CIA sur le siège avant.

 

Et merde.

 

 

Hôpital de Bethesda

4:35 PM

 

 

L’ambulance arriva à l’hôpital et une activité féroce commença dès que Mac fut emmenée en salle des urgences.  Harm alla vers la porte par où Mac était passée. Une infirmière se mit devant lui.

 

Je suis désolée, Monsieur, vous ne pouvez pas entrer là.

Je suis son mari.

 

L’infirmière secoua la tête.

 

Les docteurs s’occupent d’elle et c’est mieux si vous restez ici. Aussitôt que les docteurs auront terminé, ils vous parleront. Le bureau des admissions est au bout du couloir et sur votre droite ; ils vont avoir besoin que vous remplissiez quelques documents.

 

Puis, elle entra dans la salle et aida les docteurs. Il regarda les portes ses refermer en rebondissant ce qui lui donna un aperçu de Mac. Il envoya une prière espérant q’elle n’était pas blessée trop grièvement.

 

 

6:21 PM

 

Harriet et Sturgis regardèrent Harm tandis qu’il approchait une nouvelle fois du bureau des admissions.

 

Sarah Mackenzie. Répéta Harm à la secrétaire.

Monsieur, le docteur viendra vous voir dans quelques minutes. Elle a été montée pour passer un scanner. Vous allez devoir attendre jusqu’à ce qu’ils aient les résultats. Dit la secrétaire commençant à être irritée par cet homme.

Harm, laisses-les simplement faire leur boulot. Dit Sturgis attirant l’attention de Harm.

 

Harm tourna la tête et s’approcha de ses deux amis.

 

Qu’a dit l’Amiral ? Demanda Harm en s’asseyant.

 

Sturgis lui lança un regard rieur.

 

Il y avait des traces d’explosifs.

Mon Dieu, Sturgis ! Et moi qui croyais que Mac avait mit le mauvais carburant dans sa Corvette. Dit sèchement Harm.

 

Harriet et Sturgis échangèrent une expression inquiète tandis que Harm poussait un lourd soupir. Il regarda ses amis.

 

Je suis désolé. Ils ne m’ont rien dit et ça commence vraiment à m’exaspérer.

C’est bon, Monsieur. Est-ce qu’il y a quoique ce soit que je puisse faire ? Offrit Harriet.

Je ne pense pas, Harriet. Mais merci de l’avoir proposé. Lui dit poliment Harm. Vous deux n’avez pas besoin d’être là.

Ordres de l’Amiral. Lui dit Sturgis. Rappelles-toi, tu es dans un service militaire et ils sont plus enclins à nous dire quelque chose qu’à toi.

 

Harm gloussa.

 

Je continue d’oublier que je ne suis plus dans la Marine.

 

Un docteur passa par les doubles portes et s’approcha du petit groupe.

 

Est-ce que vous attendez pour le Colonel Mackenzie ?

 

Harm se retourna rapidement et le regarda.

 

Oui.

On m’a dit que son mari était là ? Interrogea le docteur en regardant de Sturgis vers Harm.

C’est moi.

 

Harm s’avança vers le médecin tandis qu’Harriet et Sturgis restèrent proches. Ils échangèrent un regard entendu se demandant tous les deux pourquoi Harm mentirait au docteur sur le fait d’être le mari de Mac.

 

On est en train de la déplacer mais on aimerait la garder ici cette nuit. Elle a une commotion, plusieurs brûlures et coupures, et son genou gauche est foulé. C’est sûrement du à la force de la chute. Expliqua le docteur. Elle se repose maintenant.

Elle va bien aller ?

 

Le docteur sourit à Harm et rigola.

 

Elle ira bien dans quelques jours. Puisque vous êtes mariés tous les deux, nous n’avons pas à nous inquiéter sur le fait qu’elle soit seule dans les prochains jours.

Quand puis-je la voir ? Demanda Harm.

Dans quelques minutes. Une de nos infirmières vous donnera son numéro de chambre une fois qu’elle sera installée. L’informa le docteur tandis qu’une infirmière s’approchait et lui tendit quelque chose à signer. Si vous avez des questions, le médecin de votre femme là-haut devrait pouvoir vous aider.

Merci. Dit Harm avant que le docteur ne s’éloigne.

Vous voyez, Monsieur, je vous avais dit qu’elle irait bien. Sourit de soulagement Harriet.

Oui, en effet, Harriet.

 

Une infirmière s’approcha alors de Harm.

 

M. Mackenzie, votre femme est dans la chambre 326.

Merci. Dit Harm en lui souriant.

Viens, Harm. On va s’assurer que tu ne causes aucun problème là-haut. Dit Sturgis tandis que le groupe allait vers les ascenseurs.

Vous deux n’avez pas besoin de venir. Leur dit Harm.

L’Amiral voudra un premier compte rendu sur elle, Monsieur. Expliqua Harriet.

Sturgis jeta un regard à Harm.

 

En plus, il a appelé et a dit que Webb est en route.

Donc, tu es là pour t’assurer que je ne frappe pas ce fumier. Murmura Harm quand ils entrèrent dans l’ascenseur.

Quelque chose comme ça. Commenta Sturgis tandis que les portes se refermaient.

 

Une fois qu’ils eurent atteint l’étage, Harm alla rapidement à la porte de la chambre de Mac, laissant Harriet et Sturgis dans la salle d’attente. Harriet se tourna vers Sturgis.

 

Monsieur, vous ne trouvez pas que c’est bizarre que le Capitaine Rabb n’ai pas corrigé le docteur sur sa relation avec le Colonel Mackenzie ?

 

Sturgis regarda Harriet quelques secondes et réfléchit à la question.

 

S’il leur avait dit qu’ils n’étaient que des amis, ils ne l’auraient pas laissé être avec elle.

 

Harriet savait ce que Sturgis lui disait mais elle avait toujours la sensation persistante que quelque chose était toujours bizarre avec cette situation. 

 

Alors pourquoi a-t-il dit au chauffeur de l’ambulance qu’ils étaient mariés ?

 

Ils arrivèrent à la porte de la chambre de Mac juste à temps pour voir Harm embrasser son front.  Sturgis sourit doucement à ses deux amis dans la pièce.

 

Parfois, nous n’avons pas besoin d’avoir toutes les réponses, Harriet.

 

 

 

 

Chapitre 6/22

 

 

7:45 PM

 

 

Harm s’assit et lui tint la main, attendant qu’elle se réveille. Quand il était d’abord entré dans la chambre, elle en avait été complètement inconsciente mais elle avait ouvert les yeux brièvement et lui avait sourit doucement. Depuis cette fraction de seconde, Harm avait été à ses côtés attendant que ses yeux s’ouvrent à nouveau.

 

Webb avait fait son apparition avec un autre agent de la CIA et ils parlaient dans le couloir. Harm avait essayé d’ignorer le crétin ennuyeux et y était parvenu jusqu’à ce que Clay entre dans la chambre.

 

Vous pouvez rentrer chez vous, Harm. Lui dit Clay.

Je ne la quitte pas, Clay. L’informa Harm en dégageant une mèche de cheveux du front de Mac.

 

Clay savait qu’il ne pourrait  pas discuter avec Harm sur ce sujet alors il tenta une autre approche.

 

Chegwidden sera bientôt ici, je suis sur que vous ne voulez pas le voir.

 

Harm détourna son attention de Mac.

 

Je me fous que Roger Rabbit passe cette porte. Je ne la quitte pas.

 

Clay ouvrait la bouche quand l’autre agent de la CIA l’appela. Il tourna son attention vers l’autre homme et quitta la pièce.

 

Harm soupira lourdement en regardant Mac. Il toucha doucement son visage.

 

Vous êtes si belle.

 

Il continua à la regarder tandis que les souvenirs de sa voix et de son visage traversèrent sa tête. L’expression “ J’ai vu ma vie défiler devant mes yeux “ prit une autre signification tandis qu’il voyait passer devant lui les huit dernières années avec Mac. Les moments difficiles et les bons, tout défila devant lui. Ses espoirs, ses rêves  et même quelques cauchemars. Il souleva sa main et l’embrassa.

 

Aller, réveillez-vous. Je veux voir vos yeux.

 

Après quelques minutes, Mac bougea la tête et Harm sourit.

 

Aller, Marine, suivez mes ordres et ouvrez vos yeux.

 

Quelques essais de plus et Mac ouvrit les yeux et regarda dans ceux d’Harm. Son sourire s’adoucit comme sa voix.

 

Hi.

Hi. Imita Mac. Hôpital ?

Ouais. Lui dit Harm. Comment vous sentez-vous ?

Blessée.

Ca va aller. Reposez-vous maintenant. Ok ?

Ok. Obéit doucement Mac en fermant à nouveau les yeux.

 

Harm se pencha et embrassa son front tandis qu’elle se rendormait.

 

 

9:12 PM

 

 

Harm se leva et s’étira dans la chambre de Mac tandis qu’elle dormait à cause de la commotion. Il fit les cent pas dans la pièce et s’arrêta quand il approcha de la porte. Il pouvait à peine entendre une conversation entre Webb et l’autre agent. Il ouvrit la porte et regarda les deux hommes.

 

Est-ce que vous avez une piste ?

 

Webb le regarda comme s’il était une nuisance.

Nous n’avons pas besoin de vous dire quoique ce soit.

Courtoisie professionnelle. Nous travaillons pour les mêmes personnes. Lui rappela Harm.

Je pense que vous me devez de me le dire. Dit AJ en approchant des trois hommes. Ma voiture a de la suie sur elle.

Nous pensons que ça peut avoir à voir avec l’affaire Kraussman. Dit Webb aux hommes.

 

AJ roula des yeux.

 

L’affaire Kraussman.  Mac a travaillé avec vous sur ça il y a de ça quelques mois ?

En fait, Monsieur, elle a travaillé sur cette affaire avec moi. Lui dit Harm.

Peu importe, ça n’a pas d’importance. Kraussman a le bras long. Nous pensons qu’un de ses sbires surveille Mac. Je veux la mettre sous résidence surveillée.

Elle ne voudra jamais. Dit Harm à Webb.

Elle n’a pas le choix. Dit Webb tandis que l’autre agent secouait la tête.

On peut la transporter et la mettre à l’abri dans l’heure. Insista l’autre agent.

 

AJ s’approcha plus près de Webb.

 

Vous ne l’emmenez nulle part sans les ordres des médecins. De plus, connaissant Mac, elle ne voudra aller nulle part. Elle ne se cache pas de ses problèmes.

Elle n’est pas non plus en condition pour être bougée où que se soit. Déclara Harm.

 

AJ jeta un coup d’oeil dans la pièce.

 

Comment est-elle ?

Elle dort, mais j’imagine qu’elle se réveillera dans un moment.

 

Harm regarda sa forme endormie, relevant sa main qui bougeait en travers des draps.

 

Excusez-moi.

 

Harm retourna dans la chambre et s’assit à côté de Mac. Il prit sa main dans la sienne et caressa doucement sa joue. AJ et Clay restèrent à la porte en les observant.

 

Les yeux de Mac s’ouvrirent et elle tourna la tête pour regarder Harm.

 

Vous êtes de retour parmi nous ?

Peut-être. Murmura doucement Mac.

L’Amiral et Clay sont là. Lui dit Harm tandis que les deux hommes entraient dans la pièce.

 

Mac bougea la tête et les regarda l’approcher avec des regards inquiets sur le visage.

 

Est-ce que j’ai l’air d’aller aussi mal ? Plaisanta-t-elle.

 

AJ et Clay lui retournèrent un demi-sourire.

Remettez-vous simplement. Lui dit AJ.

Comment te sens-tu, Sarah ? Demanda Clay en sachant que le fait d’utiliser son prénom agacerait Harm.

Ma tête est embrouillée et le reste de ma personne est endolori. Leur reporta Mac avant de regarder  Harm. Vous allez bien ?

Bien.

 

Harm laissa glisser son pouce sur sa main et la regarda tendrement dans les yeux.

 

Sarah. Dit Clay en brisant l’échange entre les deux. Je veux te mettre en résidence surveillée.

 

Mac regarda Clay et essaya de ne pas le foudroyer.

 

Non!

Ce n’est pas un choix. La prévint Clay.

 

Mac lança un regard à AJ.

 

Monsieur, je ne veux pas qu’on me mette sous surveillance.

Mac, vous vous remettez d’une commotion et quelqu’un a fait exploser votre voiture. Je déteste dire ça mais Clay a peut-être une bonne idée. Dit AJ en recevant un regard bizarre de Harm.

Non. Répéta Mac. Je déteste être surveillée et la CIA n’a pas un bon passif. Surtout quand je fais partie du jeu.

 

Harm se risqua.

 

Et si Mac est placée sous la protection d’un agent ?

Un agent ? Demanda Webb.

 

Avant que Harm ne puisse répondre, AJ secoua la tête.

 

Est-ce que vous seriez d’accord, Mac ?

Je ne vais pas dans une résidence surveillée. Déclara-t-elle.

Mais est-ce que vous seriez d’accord avec ça ? Demanda Webb ne croyant pas que Mac accepte ce plan.

Oui. Acquiesça-t-elle.

Bien, le problème est réglé. Sourit Harm.

 

AJ retint un sourire en demandant.

 

Qui est l’agent ?

Moi. Répondirent en même temps Harm et Clay.

 

Les deux homes se défièrent du regard tandis que Mac soupira en fermant les yeux.  AJ se mordit l’intérieur de la lèvre pour retenir un rire.

 

 

 

 

Chapitre 7/22

 

 

Je pense que c’est mieux si je surveille Mac. Déclara Clay avant que Harm ne lui coupe la parole.

Clay, vous menez l’enquête. Si votre téléphone sonne, vous devrez laisser Mac seule. Et si Kraussman a quelqu’un après elle, elle sera alors vulnérable. Expliqua Harm au groupe.

 

Mac regarda Webb.

 

Harm marque un point.

 

Webb lança un regard à Harm et le maudit dans sa tête, mais acquiesça à haute voix.

 

Vous avez intérêt à prendre bien soin d’elle.

 

Harm jeta un coup d’oeil à Mac.

 

Je la protègerai comme si elle était ma femme.

 

Mac l’aurait frappé pour ce commentaire mais son bras lui faisait trop mal.  AJ laissa un sourire traverser son visage en regardant Webb se retenir de faire du mal à Harm. 

 

Webb était sur le point de dire quelque chose quand l’agent l’appela depuis dehors.

 

Sarah, s’il fait quoique ce soit de stupide fais le moi simplement savoir.

Pas de problème, Clay. Lui dit Mac tandis qu’il approchait du lit et lui donna un baiser sur le coin des lèvres.

 

Il aurait du être sur les lèvres mais Mac déplaça sa tête pour éviter ses lèvres. Tandis qu’il s’éloignait, il la regarda dans les yeux et vit le même regard que les quelques fois où il l’avait embrassé auparavant.

 

Je te parle plus tard.

 

Clay quitta la chambre laissant AJ deviner ce qui se passait. Il avait le sentiment que quelque chose était arrivé, quelque chose dont il aurait du être au courant.

 

Est-ce qu’il y a quoique ce soit que j’ai besoin de savoir au sujet de l’affaire Kraussman qui n’était pas dans le dossier ?

Non, Monsieur. Tout ce qu’il y a d’important est dans le dossier. Je dois comprendre que la CIA pense que l’explosion de ma voiture est en relation avec l’affaire ? Demanda Mac.

Webb le pense. Lui dit Harm.

Super. Murmura Mac.

 

AJ se sentait désolé pour son chef du personnel.

 

Je suis certain que tout va s’arranger, Mac. Vous devez juste vous concentrer à aller mieux.

Je serai de retour au bureau demain. Les informa Mac.

Mais bien sûr ! Dit Harm.

Excusez-moi ?

 

Mac regarda Harm.

 

Vous m’avez bien entendu. Le docteur vous garde pour la nuit et puis vous me serez confiée. Vous serez chez vous pour au moins deux jours, et alors peut-être que je vous laisserai retourner au travail. Déclara sur la défensive Harm à Mac.

Je ne reçois pas d’ordres de vous ! Cracha-t-elle à Harm tandis que son mal de tête grandissait.

 

Harm ouvrit la bouche mais fut coupé par AJ.

 

Non, mais vous recevez des ordres de moi, Colonel.  Vous allez suivre les ordres du docteur et écouter les instructions de Harm.

 

Mac voulu riposter mais ne le fit pas.

 

Oui, Monsieur.

Bien. Harm, gardez-moi informé sur son état.  Colonel, vous viendrez au rapport une fois que vous serez sur pieds. Lui redit AJ espérant que la seconde fois, cela entre dans sa tête de mule.

Oui, Monsieur. Marmonna Mac tandis que Harm lui souriait.

 

AJ secoua la tête de gauche à droite  puis sortit de la pièce, refermant la porte derrière lui.

 

Mac ferma les yeux et marmonna pour elle-même en russe quelque chose à propos de la situation. Après quelques mots choisis Harm commença à rire et Mac arrêta de se parler.

 

Quoi ? Grogna-t-elle après lui.

Sergueï avait raison en disant que je me rappellerais des jurons.

 

Mac soupira et essaya de ne pas rire.

 

Vous pouvez partir maintenant.

Je ne vais nulle part. 

Harm, partez. Je veux dormir.

Et bien dormez.

Partez. Ordonna Mac.

 

Harm lui sourit.

 

Je ne suis pas dans la Marine, vous ne pouvez pas me donner d’ordres. En plus, vous êtes trop endolorie pour me mettre dehors. Mais j’aimerai vous voir essayer dans cette blouse d’hôpital. Par ailleurs, je suis certain que votre docteur serait inquiet de voir votre mari partir après qu’on lui a donné la permission de rester.

 

Mac grogna à nouveau.

 

Et merde.

Quoi? Demanda Harm inquiet, pensant qu’elle avait mal.

Les papiers étaient dans ma voiture.

Est-ce que quelqu’un pourrait être en train de nous dire de rester mariés?

 

Mac lui jeta un regard avant de fermer les yeux.

 

Ou bien quelqu’un est en train de nous dire que si nous le restons, nous allons juste brûler de terreur. Au revoir, Harm.

 

Harm se leva et se pencha sur le lit. Il posa une main sur sa joue ce qui eu pour effet de lui faire ouvrir les yeux. Il sourit et l’embrassa sur les lèvres. Mac essaya de résister à son toucher alléchant mais échoua. Harm mit fin au baiser autant à sa déception qu’à celle de Mac.

 

Bonne nuit, Sarah. Je vous verrais demain matin.

 

Mac grogna et tourna la tête pour faire face au mur opposé à la chaise de Harm et retira sa main de la sienne.

 

Harm la regarda tandis qu’elle s’endormait lentement. Une heure plus tard, il était toujours en train de regarder son corps endormi et il réalisait exactement combien il avait été proche de la perdre. Une vague de terreur traversa son corps tandis que son pire cauchemar avait été sur le point de devenir vrai. Il se pencha et laissa courir sa main dans ses courtes boucles sombres.

 

Désolé de te dire ça mon cœur, mais nous restons mariés.

 

 

 

 

Chapitre 8/22

 

 

Mardi 4 novembre

Appartement de Mac

4:32 PM

 

 

Harm, je pense que c’est bon si vous partez. Ça fait quatre jours, si ces gars voulaient m’avoir, ça serait déjà fait. Déclara Mac en se tenant debout dans son salon.

Je ne pense pas que je devrais partir. Lui dit Harm.

 

Mac lui retourna un sourire méchant.

 

Honnêtement, je me fous de ce que vous pensez. Je veux que vous partiez.

Vous n’aimez vraiment pas me voir là ?

 

Harm se sentait légèrement blessé par ses mots.

Non, ça m’est égal de vous avoir ici. J’ai juste une objection sur le fait que vous essayez de diriger ma vie.

 

Harm se leva pour lui faire face.

 

C’est mon boulot.

Non ça ne l’est pas. Lui dit Mac.

Je suis votre mari. L’informa Harm tout en sachant que ça n’apporterait rien à sa défense.

Pas pour longtemps.

 

Harm croisa les bras sur sa poitrine.

 

A moins que vous puissiez emmener votre joli petit derrière à Vegas pour avoir une copie du certificat de mariage…

Vous êtes vraiment exaspérant parfois. Pourriez-vous partir maintenant ?

Je devrais probablement appeler Clay, il pourrait amener les services secrets pour vous protéger. Murmura Harm assez fort pour que Mac l’entende.

Le docteur a dit qu’après quatre jours ça irait. Et il vous surclasse. En plus, je retourne au travail demain. Lui dit Mac en ignorant son commentaire.

 

Harm soupira.

 

Très bien, je partirai. Mais je vous appelle tous les jours pour m’assurer que vous allez bien.

Certainement. Très bien. Ce que vous voulez. Déclara Mac d’une voix monotone.

 

Harm alla dans la chambre et attrapa son sac. En revenant dans le salon, il vit Mac tenir la porte ouverte pour lui.

 

Mac, chérie, tu sais que tu n’as pas besoin de me montrer le chemin.

Ce n’est pas le cas. Je ferme la porte quand tu pars.

 

Harm laissa tomber le sarcasme de sa voix.

 

Sarah, je me fais du souci pour vous. Promettez-moi que vous irez bien.

 

Mac regarda dans ses yeux et su qu’il était sérieux.

 

Je le promets, Harm.

Je vous appelle plus tard. Commenta Harm avant de l’embrasser sur la joue.

Bye, Harm. Dit Mac en le regardant sortir de l’appartement.

 

Mac commençait à aller dans la cuisine quand le téléphone sonna.

 

Bonjour.

Bonjour. Mon nom est Cindy de la Chapelle du petit amour perdu à Las Vegas. Je tente de joindre M. Rabb.

Il vient juste de partir. Puis-je prendre un message ?

Est-ce que c’est Mme Rabb ? Demanda Cindy.

 

Mac prit une profonde inspiration.

 

Oui, c’est moi.

 

Cindy soupira.

 

Oh, bien. M. Rabb a appelé hier et a demandé à avoir une copie du certificat de mariage. Je voulais juste me faire confirmer le numéro de fax.

Le numéro de fax ? Demanda Mac.

Oui, je lui ai dit que nous pouvions le lui faxer. Mais vous voyez, j’étais pressée quand j’ai écrit le numéro et maintenant, je n’arrive pas à me relire. Rigola Cindy de sa propre gêne.

 

Mac retint sa rage pour un certain mari.

 

Vous savez quoi, Cindy ? J’ai un fax ici. Pourquoi vous ne me le faxez simplement pas ici ?

Oh, ça serait bien. Déclara Cindy dans un sourire.

 

Mac lui donna le numéro de fax et mit poliment fin à la conversation. Dans les deux minutes, le certificat de mariage était posé sur son bureau. Elle appela le clerc du tribunal et demanda un fax des papiers d’annulation. Le clerc lui dit qu’ils ne les faxaient pas habituellement mais Mac plaida sa cause et gagna.

 

Elle s’assit à son bureau avec une copie du certificat. Le clerc lui avait assuré que c’était bien de l’utiliser avec les papiers d’annulation. Elle compléta ces derniers et les mit dans une enveloppe. Elle posa l’enveloppe à côté de son attaché-case, déterminée à les donner à Harm le lendemain soir.

 

 

 

 

Chapitre 9/22

 

 

Dimanche 9 novembre

Appartement de Harm

2:45 PM

 

 

Avec la chance qu’elle avait, Mac fut incapable de se rendre chez Harm jusqu’au dimanche après-midi où Sturgis l’avait assurée qu’il serait là puisqu’ils allaient regarder Tampa Bay mettre une déculottée aux Pittsburgh Steelers.

 

Et c’est pour ça que les Bucs ont gagné le Super Bowl. Sourit Sturgis tandis que Tampa Bay venait de marquer un autre essai.

 

Harm prit une gorgée de sa bière.

 

Et bien, n’importe qui peut battre les Steelers.  Sapp pourrait battre leur équipe tout entière.

 

Sturgis jeta un coup d’œil aux statistiques sur l’écran.

 

Il est bon, mais il n’est pas si bon.

 

Harm ouvrit la bouche pour dire quelque chose quand on frappa à la porte.

 

Tu attends quelqu’un ?

Non. Et toi ? Dit Sturgis tandis que Harm allait à la porte.

Personne.

 

Harm ouvrit la porte pour révéler Mac.

 

Hy.

Hy. Lui répondit Mac.

Entrez. Sturgis et moi sommes en train de nous régaler des Steelers en train de se faire massacrer. Dit Harm tandis que Mac entrait dans l’appartement.

Hey, Mac. Dit Sturgis depuis le divan.

Hey, Sturgis. Dit-elle avant de se tourner vers Harm. J’ai quelque chose à vous faire signer.

 

Harm eu un regard semi-nerveux.

 

A signer?

Ouais. J’ai pu avoir ces papiers sans prendre l’avion. Expliqua Mac en attendant que Harm comprenne.

 

 

 Le seul problème était que Harm avait comprit et avait rapidement réalisé que sa vie était en danger à cause d’un Marine très en colère. Il ouvrit la bouche mais Mac lui tendit l’enveloppe. Harm l’ouvrit et en sorti les papiers. Il les regarda.

 

Ils m’avaient dit que vous ne pourriez pas les obtenir sans vous déplacer en personne.

Très drôle, tout ce dont vous avez besoin est un fax.

 

Mac le regarda avec de la haine dans les yeux. Il examina les papiers puis regarda Sturgis et revint sur Mac.

 

Je voulais vous parler à ce propos.

 

Mac laissa échapper un profond soupir.

 

C’est ce sur quoi nous nous sommes mis d’accord.

Je sais. Je les ai lus…la première fois. Dit Harm avec réticence en attrapant un stylo de sur le comptoir du bar de la cuisine.

Est-ce que vous voulez une troisième paire d’yeux pour les regarder ? Offrit Sturgis en sachant qu’il ne devrait probablement pas mettre le nez dans leurs affaires.

Non merci, Sturgis. Lui dit rapidement Mac. Harm sait ce qui est pour le mieux.

Ouais, je le sais.

 

Harm remplit rapidement les lignes sur les papiers. Quand il eut terminé il les remit dans la même enveloppe que Mac lui avait tendue.

 

Terminé.

Merci. Dit Mac poliment en prenant l’enveloppe.

 

Harm sourit.

 

Pas de problème. Pourquoi vous ne restez pas pour regarder le match avec nous ?

Vous êtes plus que la bienvenue, Mac. Offrit Sturgis.

 

Mac les regarda tous les deux et l’enveloppe dans sa main.

 

Non, ça va. J’ai eu finalement ce pour quoi j’étais venue.

C’est certain. Commenta Harm.

 

Mac lui lança un regard curieux avant de se diriger vers la porte.

 

Je vous verrais demain au bureau, Sturgis.

A demain, Mac. Dit Sturgis avant de retourner son attention vers le jeu.

 

Harm alla jusqu’à la porte avec Mac.

 

Bon, quand est-ce que je vous reverrais ?

 

Elle regarda dans ses yeux bleu-gris et essaya de ne pas flancher quand elle dit :

 

Quand nous pourrons tous les deux être d’accord sur les choses.

 

Avant que Harm ne puisse dire quoique ce soit, elle quitta l’appartement. Il referma doucement la porte et secoua la tête en repensant à ses mots.

 

Qu’est-ce que c’était que tout ça ? Demanda Sturgis en baissant le volume de la TV.

Tu ne me croirais jamais si je te le disais.

 

Harm retourna sur le divan.

 

Vas-y. Insista Sturgis.

 

Harm gloussa légèrement et commença à raconter toute l’histoire à son vieil ami.

 

Tu sais que Mac a aidé Webb avec l’affaire Kraussman. Et bien, ce n’était pas lui qui était sur l’affaire…c’était moi. Nous avions finalement la preuve sur Kraussman.  Nous étions en route pour l’aéroport quand quatre de ses sbires nous ont repérés. On pensait les avoir semé sur le Strip mais deux d’entre eux étaient toujours à nos fesses. Nous avons foncé têtes baissées dans un bâtiment qui était en fait la petite Chapelle de l’amour perdu de Las Vegas. Expliqua Harm. Nous sommes entrés et d’une manière ou d’une autre, nous nous sommes mariés.

 

Sturgis rigola.

 

D’une manière ou d’une autre ?

Ouais, d’une manière ou d’une autre. Nous étions un petit peu préoccupé à garder nos fesses à l’abri et nous n’avons pas remarqué que c’était une chapelle de mariage. La femme qui nous a accueillis à la porte nous a demandé quelque chose et d’une manière ou d’une autre je lui ai donné ma carte Visa. Elle nous a tendu un papier et nous a demandés de le signer. On ne l’a pas regardé.

Tu es avocat ! Tu as signé quelque chose sans le lire ?

Est-ce que je peux juste mentionner à nouveau qu’il y avait des sbires après nous et que nous avions des preuves incriminant le gars le plus recherché de la liste de la CIA ? 

Ok, tu peux le mentionner, mais je veux le reste de l’histoire. Acquiesca Sturgis.

Donc, tandis que nous étions dans la chapelle, un des sbires est entré juste quand la vielle dame nous faisait entrer vers l’autel. Elle a mit un voile sur la tête de Mac et un chapeau haut de forme sur la mienne. Mac et moi on surveille discrètement le gars et on n’écoute pas le prêtre qui commence la messe.

 

Harm prit une respiration.

 

Bref, on a du dire quelque chose comme dépêchez-vous parce qu’il a sauté directement à la fin. Il m’a demandé si je voulais épouser Mac juste quand elle me posait une question sur une porte arrière et j’ai dit « ok ». Le prêtre a prit ça pour ma réponse. J’ai demandé à Mac si le sbire était toujours dans la chapelle au moment où le prêtre lui a demandé si elle voulait m’épouser. Elle a répondu en disant « affirmatif » et le prêtre a prit ça pour un oui. Les mots suivants ont été « Je vous déclare maintenant, mari et femme. »

 

A la fin de l’histoire, Sturgis regardait Harm en pensant que son ami était fou.

 

Donc, Mac et toi êtes mariés ?

Ouais.

Et vous faites une annulation, ce dont tu ne veux pas ?

Ouais.

 

Sturgis réfléchit une minute.

 

Pourquoi veut-elle l’annulation ?

 

Harm soupira lourdement.

 

A ce moment-là, aucun de nous ne voulait le mariage. C’était un accident et nous étions légèrement fâchés l’un après l’autre.

Légèrement fâchés l’un avec l’autre ? Questionna Sturgis.

 

Harm grimaça.

 

Nous avons dit quelques trucs qui n’allaient pas être…facilement pardonnables.

Qu’as-tu dit ?

Au début de l’affaire, je lui ai en quelque sorte dit que si elle avait été capable de faire semblant d’être mariée à Clay, prétendre être ma petite amie serait comme une promenade dans le parc. Expliqua Harm.

 

Sturgis jeta un regard confus à Harm.

 

Ca n’a pas l’air si méchant.

Et bien entendu plus tard nous sommes vraiment entrés dans le vif du sujet. Je lui ai reproché d’avoir laissé les sbires nous courir après, l’ai mise de côté, et insulté son intelligence. Admit Harm honteusement.

Alors, pourquoi t’en veut-elle encore ?

 

Harm se leva et alla à la cuisine. Sturgis le suivit.

 

Je pense que c’est un tout.

Un tout comme quoi ?

 

Harm s’appuya contre le comptoir.

 

Lui cacher des choses, le Paraguay, rejoindre la CIA, et ne pas la laisser entrer dans ma vie ces derniers mois. Et maintenant nous pouvons ajouter à la liste mentir à propos des papiers.

Qu’a-t-elle voulu dire par « quand nous pourrons tous les deux être d’accord sur quelque chose » ? Demanda Sturgis.

Quand nous étions à la recherche de Kraussman, elle avait une idée très précise de la façon dont marcher sur ses plates bandes. Bien sûr je lui ai dit que j’en avais une meilleure. Pour faire court, elle avait raison et j’avais tort. Mais je le lui ai encore reproché et quand Clay a voulu un compte rendu de l’affaire, j’ai rabaissé Mac.

Tu es un imbécile. Fit remarquer Sturgis.

Je sais. Elle m’a simplement énervé et pour une fois, j’ai voulu avoir le dernier mot.

Et bien, il semble que tu l’as eu. Admit Sturgis.

Je sais, mais la vérité c’est que depuis que sa voiture a explosé, j’ai pensé à l’idée d’être marié avec elle. C’est quelque chose que je voulais depuis longtemps. Expliqua Harm.

Est-ce que tu le lui as dit ?

Tu l’as vu ? Penses-tu qu’elle aurait aimé entendre ça ?

Probablement pas. Mais que vas-tu faire? Elle t’a obligé à signer les papiers.

 

Harm sourit lentement à son ami.

 

Et bien, je pense qu’elle va avoir un problème demain.

 

Sturgis lança à Harm un regard bizarre en se demandant ce que son ami avait fait maintenant.

 

 

 

 

Chapitre 10/22

 

 

Palais de justice de Falls Church

Lundi 10 novembre

12:34 PM

 

 

Suivant. Appela le clerc depuis sa chaise derrière son bureau.

 

Mac se leva et avança vers l’homme.

 

Hye.

 

L’homme lui sourit.

 

Que puis-je faire pour vous aider aujourd’hui, Madame ?

 

Mac lui tendit l’enveloppe qu’Harm lui avait finalement donné la veille au soir.

 

J’ai besoin de soumettre ces papiers.

 

L’homme prit l’enveloppe et en sortit les papiers. Il les regarda.

 

Annulation de mariage.

Oui. Commenta Mac nerveusement.

 

L’homme leva les yeux vers elle et continua à survoler les papiers.

 

Mademoiselle Mackenzie ou Madame Rabb, je suis désolé mais ils ne sont pas remplis correctement.

Quoi ? Demanda Mac rapidement.

 

Il lui tendit les papiers et lui montra du doigt la signature du marié.

 

Selon les papiers, le nom du marié est Harmon Rabb Jr. pas XOXOXOXO.

 

Mac lui arracha les papiers des mains et regarda la ligne de X et O.

 

Je vais le tuer. Prévint Mac entre ses dents.

 

Elle regarda l’homme derrière le comptoir et lui sourit chaleureusement.

 

Malheureusement, il pense qu’il est drôle. Puis-je en avoir d’autres ?

 

L’homme lui jeta un regard bizarre mais lui tendit les papiers.

 

Bonne journée, Madame.

Vous aussi. Dit Mac avant de tourner les talons et de sortir rapidement du bureau.

 

L’homme se tourna vers son collègue.

 

Mec, je suis heureux de ne pas l’avoir épousé. Elle va le tuer.

 

Mac rejoignit sa voiture de location en un temps record. Elle sortit son portable et tapa sur le Un pour la numérotation rapide. Elle compta les quatre sonneries puis la messagerie vocale de Harm décrocha.

 

Je ne pense pas que vous compreniez l’importance de ça, Harmon.  Je vais être à votre appartement à 19h ce soir et vous allez signer ces papiers ou vous vous retrouverez dans un monde de douleur.

 

Elle mit fin alors à l’appel et résista à la tentation de balancer le téléphone par la fenêtre. Elle resta assise quelques minutes pour tenter de remettre en place ses émotions avant de repartir vers la capitale pour se mesurer à Bud au tribunal. Elle se sentit presque désolée pour Bud parce qu’elle allait passer sa frustration sur lui.

 

 

JAG

1:06 PM

 

 

Mac entra sur le plateau juste à temps pour que Jen l’attrape.

 

Madame, vous avez un message.

Merci, Coates.

 

Mac continua jusqu’à son bureau et lu son message.

 

« Je vais être parti. Je vous parlerais plus tard. Harm.”

 

Mac lu le message à haute voix pour elle-même. Elle jeta le papier dans la poubelle.

 

Je vais le tuer.

 

 

Jeudi 13 novembre

Appartement de Mac

9:45 PM

 

 

Mac était assise sur son divan, perdue dans un livre. Elle avait un rendez-vous avec Webb, mais l’avait annulé à cause d’un mal de tête. Ce n’était pas tant un mal de tête mais plutôt qu’elle voulait être chez elle au cas où Harm appellerait. 

 

Elle se sortait du livre quand il y eu un coup à la porte. Elle se leva et s’y dirigea. Après avoir regardé à travers le judas, elle ouvrit la porte.

 

Vous avez décidé de venir de votre plein gré ?

 

 

 

 

Chapitre 11/22

 

 

Laissez tomber, Mac. J’ai eu une mauvaise journée. Dit Harm en entrant dans l’appartement en boitant tandis que Mac refermait la porte.

 

Mac le regarda avec attention et releva son apparence et son boitillement. Il portait ses vêtements de jogging mais son pantalon était déchiré et il y avait des taches de sang sur son haut.

 

Est-ce que vous êtes tombé ou un truc comme ça ?

Ou un truc comme ça. Gémit Harm.

Que s’est-il passé ? Demanda Mac tandis qu’ils allaient tous deux dans le salon.

 

Harm s’assit dans la chaise en osier et Mac resta debout à ses côtés. Il prit une inspiration.

 

Je venais juste de rentrer et j’ai décidé d’aller courir. J’étais à Rock Creek Park quand trois gars m’ont sauté dessus. Au début, j’ai pensé que c’était juste une agression mais ils n’avaient aucunes armes.

Vous pensez que c’est relié à l’affaire Kraussman et à ma voiture ? Demanda Mac en s’asseyant sur la table basse devant lui.

Peut-être.

 

Harm releva les manches de son haut et les yeux de Mac tombèrent sur une très mauvaise contusion.

 

Venez, on va nettoyer tout ça.

 

Mac se leva et le dirigea doucement vers sa chambre. Harm se tint debout dans la chambre et observa Mac qui ouvrait un tiroir de sa commode et en sortait quelques vêtements.

 

Tenez, changez-vous avec ça pendant que j’attrape la trousse de premiers secours et quelques serviettes. Lui ordonna Mac.

 

Elle quitta la pièce avant qu’il ne puisse protester. Harm retira doucement son haut de son corps endolori. Il regarda dans le miroir de Mac et grimaça en voyant les mauvaises marques rouges, les brûlures qui apparaissaient, et les égratignures qui saignaient. Il retira son survêtement et remarqua plusieurs marques sur ses jambes. Il se glissa dans le short bleu Marine que Mac avait sorti pour lui.

 

Je me demandais où ils étaient passés. Murmura-t-il.

 

Mac revint dans la chambre après quelques minutes avec la trousse de premiers secours, quelques serviettes, un peu d’eau et des trucs médicaux en tout genre.

 

J’ai appelé Clay.

Pourquoi avez-vous fait ça ? Se plaignit Harm.

 

Mac roula des yeux.

 

Excusez-moi. On a fait exploser ma voiture et vous avez voulu que je sois placée sous la protection des services secrets. Vous avez été attaqué dans le parc, probablement par les mêmes personnes, je pense qu’il a le droit de savoir.

 

Harm se leva et lui fit face en croisant ses bras sur sa poitrine. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose.

 

Assis. Commanda Mac l’empêchant de parler directement avant qu’il ne puisse commencer.

 

Il la dévisagea mais suivit ses ordres. Il s’assit sur le bord du lit et Mac s’assit à côté de lui. Elle examina les marques et les égratignures sur son dos.

 

Mon Dieu, Harm. Avec quoi vous ont-ils frappé ?

Plusieurs choses. Lui dit Harm tandis que Mac touchait une des marques avec une lavette humide. Faites attention là.

Dit l’homme qui saigne. Remarqua Mac.

 

Mac continua son travail sur son dos et ses bras tandis qu’il l’informait sur son attaque. Une fois qu’elle eut proprement couvert les marques, elle le fit se déplacer contre la tête de son lit.  Harm s’y adossa avec plusieurs oreillers protégeant son dos. Mac travailla sur quelques brûlures sur ses bras et jambes. 

 

Harm l’observait tandis qu’elle touchait soigneusement sa peau blessée. Son visage se déformait tandis qu’elle lavait et bandait blessure après blessure. Plusieurs fois, elle s’excusa pour lui ajouter de la peine en travaillant. Mais Harm sentait à peine quoique ce soit tandis que ses doigts caressaient sa peau. Ses doigts brûlaient sa peau comme ils l’avaient toujours fait, mais c’était différent cette fois. Il voulait qu’elle le touche de plus en plus. Elle le fit mais il voulait ses mains sur d’autres parties de lui.

 

Mac bougea sur le lit pour s’asseoir plus près de lui. Elle regarda son torse sculpté et oublia les marques qui s’y trouvaient. Elle baissa les yeux vers ses abdos bien dessinés même s’ils montraient son âge avec le léger surplus de graisse corporelle. Il était toujours la chose la plus sexy qu’elle n’ait jamais vu et la seule chose dont elle voulait voir plus.

 

Elle se calma et retourna à sa tache qui consistait à prendre soin de lui de la seule façon dont elle se le permettrait. Elle passa avec délicatesse la lavette en travers de lui. Ses mains se battirent contre le désir profond de l’attirer vers elle. Au lieu de cela, elles couvraient les contusions avec de la pommade et des pansements. 

 

J’ai presque terminé. Lui dit Mac en bougeant pour regarder son visage. Au moins, ils ne vous ont pas frappé au visage.

Je pense qu’ils cherchaient à me faire des dommages physiques partout. Dit Harm bravement. De cette façon, je pouvais voir ce qu’ils faisaient.

 

Mac nettoya une coupure sur son menton.

 

Ca aurait pu être pire.

C’est vrai.

 

Mac leva la tête et se trouva directement devant ses lèvres. L’air crépita avec du désir et un instant se créa. Les yeux de Harm se déplacèrent sur elle et leurs regards s’accrochèrent. Il se pencha en avant mais Mac se détourna.

 

Je pense que vous devriez rester ici ce soir. Ils doivent s’attendre à ce que vous rentriez chez vous.

Ouais.

 

Harm reprit sa position initiale tandis que Mac se levait du lit et ramenait tout dans la salle de bain. Elle revint dans la chambre après quelques minutes et alla jusqu’au lit.

 

Ca va ?

Ils m’ont juste tabassé, Mac. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

 

Mac s’assit sur le bord du lit.

 

Est-ce qu’il y a quoique ce soit que je puisse faire avant de vous laisser dormir ?

 

Harm sourit tandis que plusieurs idées naissaient dans sa tête, toutes l’incluant nue sur ou sous lui.

 

Vous savez, ma mère embrassait toujours mes blessures pour les faire aller mieux.

Votre mère n’est pas là.

Mais vous si. Dit Harm doucement avec une voix de chambre qui hantait les rêves de Mac.

 

 

 

 

Chapitre 12/22

 

 

Mac se sentait prête à lui faire un commentaire mais au lieu de ça, elle attrapa sa main et embrassa légèrement un pansement.

C’est mieux ?

Celui-là, oui. Déclara Harm. Et si je vous dis lequel fait le plus mal ?

Je comprends que celui-ci ne fait pas beaucoup mal.

Non.

 

Harm montra une marque sur le haut de son bras.

 

Celle-là est vraiment mauvaise.

 

Mac se pencha et embrassa la marque, cette fois ses lèvres restant un peu plus longtemps. Le haut de son corps était pressé contre le côté du sien. 

 

Ici. Dit Harm doucement en montrant son autre bras.

 

Mac se pencha en travers de lui et posa une main sur son torse pour se maintenir. Ses lèvres embrassèrent la brûlure et au lieu de s’éloigner ensuite, elles allèrent à une autre qui en était proche. Elle regarda dans ses yeux éblouissants.

 

On dirait que celle-ci fait mal aussi.

Juste ici.

 

Harm montra son torse. Mac embrassa le centre de son torse tandis que Harm plaça une main dans son dos. La main sur son torse commença à toucher sa peau de façon différente. La légère caresse apporta un autre changement en eux.

 

Les lèvres de Mac bougèrent en travers du pansement pour monter jusqu’à son épaule. Elle prit sur elle d’y embrasser  une marque avant de tourner son attention vers son visage. Il toucha la marque sous son menton. Mas se pencha plus près et l’embrassa. Tandis qu’elle s’éloignait, elle laissa sa langue sortir de sa bouche et lécha gentiment un point sur son cou. Sa récompense fut un gémissement rauque de Harm.

 

Mac leva la tête et regarda directement dans les yeux de Harm remplis de passion. Il se trouva lui-même en train de regarder dans une paire d’yeux qui renvoyait le même sentiment. Il leva un doigt vers ses lèvres.

 

Ici aussi.

 

Mac se pencha et embrassa doucement ses lèvres. L’idée de légèreté était la sienne mais Harm avait une autre idée tandis que sa langue prit vie d’elle-même pour se frayer un chemin entre ses lèvres.

 

La bouche de Mac s’ouvrit et accepta la visiteuse. La sienne s’emmêla avec la sienne tandis que le baiser s’intensifiait et s’intensifiait. Ses mains s’agrippèrent à son torse et à ses épaules. Les mains de Harm trouvèrent leur chemin sous le dos de la chemise de Mac.

 

Comme le baiser s’intensifiait et qu’ils se caressaient l’un l’autre hardiment avec leurs mains, Harm fit bouger Mac de telle sorte qu’elle se retrouve couchée sur le lit sous lui. Harm retira sa bouche de la sienne et commença à l’embrasser en descendant le long de son cou jusque sur la peau exposée de sa poitrine. Une de ses mains alla sur sa taille pour maintenir sa position sous lui. L’autre se fraya un chemin sur sa chemise vers les boutons ennuyeux qui ne demandaient qu’à être détachés.

 

Mac gémit quand Harm passa un long moment sur un point sensible, où son épaule et son cou se rejoignaient.

 

Harm. 

 

A son nom, Harm leva la tête de la fête devant lui et retourna à ses lèvres. Il n’y avait rien de gentil ou de doux dans l’accouplement de leurs bouches. Ils se rencontrèrent passionnément tandis que leurs mains bougeaient sur l’un et l’autre.

 

Les mains de Mac se déplacèrent sur ses fesses et lui donnèrent une pression pas si subtile que ça. Harm pressa son excitation contre elle où il voulait le plus être.

 

Sarah. Expira-t-il tandis qu’une de ses mains finissait de déboutonner la chemise de Mac.

 

Il s’éloigna et la regarda. Sa tête était rejetée en arrière et sa poitrine ne demandait que son attention. Les mains de Harm dégagèrent l’étoffe en coton de ses seins. Il se pencha à nouveau sur elle et continua à embrasser son cou et à se rapprocher de ses seins douloureux.

 

Ses lèvres traînèrent à travers sa peau. Il se perdit dans le toucher et l’odeur de sa peau. Mais c’était son goût qu’il désirait le plus. Il ouvrit sa bouche et laissa sa langue vagabonder sur la dentelle qui recouvrait son adorable anatomie. Sa main se déplaça depuis le côté du lit où il se trouvait pour aller doucement caresser la peau douce et néanmoins ferme sous la dentelle.

 

Harm. Gémit Mac en se pressant elle-même dans sa main.

 

Harm releva la tête de son lieu de culte et  retourna à ses lèvres au commandement des mains de Mac qui tenaient maintenant sa tête.

 

Tu es tellement belle.

 

Leurs lèvres se trouvèrent à nouveau dans le même rituel qu’avant, pourtant cette fois, la seule différence était que les mains de Harm se trouvaient maintenant où se trouvait sa bouche avant. Il modelait la chaire pour qu’elle corresponde au doigt de ses mains. La pointe dure sous la dentelle qui recouvrait le sein brûlait sa peau. Ses pensées s’égarèrent quand Mac prit le dessus.

 

Mac roula sur le lit de façon à se retrouver maintenant sur lui. Son corps le pressait sur le matelas. Harm ressentit un moment de douleur à cause de ses brûlures mais le corps de Mac compensa au décuple la douleur. Mac se souleva et regarda le visage de Harm. Elle déplaça rapidement sa tête et embrassa son cou. Elle laissa courir ses lèvres sur sa clavicule et s’arrêta. Son corps se raidit et elle stoppa tout mouvement. Harm se figea également.

 

Mac ?

On doit s’arrêter. Dit Mac en se dégageant de Harm.

 

Harm s’assit sur le lit tandis que Mac s’assit sur le bord du lit en lui tournant le dos.

 

Mac ?

On ne peut pas faire ça, Harm.

Si on peut. Lui dit Harm en lui touchant le dos.

 

Mac sauta du lit comme si son geste avait brûlé sa peau.

 

Je dormirais dans le salon. Bonne nuit.

 

Avant que Harm ne puisse dire quoique ce soit, Mac sortie en trombe de la pièce et ferma la porte derrière elle. Harm regarda la porte fermée.

 

Merde, Mac. Quand allez-vous accepter le fait que je ne vous laisserais pas partir ?

 

 

 

 

Chapitre 13/22

 

 

Vendredi 14 novembre

1:34 AM

 

 

Mac se retourna une fois de plus sur le divan. Elle bougea la tête pour regarder la porte fermée de sa chambre.

 

Comment tu te mets dans ces situations, Mackenzie ?

 

Elle ferma les yeux et essaya d’ignorer la voix dans sa tête qu’il lui demandait une fois de plus de dire à Harm ce qu’elle ressentait.

 

Pourquoi ne puis-je simplement pas dire « Harm, je vous aime » ? Demanda-t-elle, l’air frais de la nuit l’entourant. Non, je dois jouer la grande mauvaise Marine. Je dois être la forte. Ca craint, je l’aime et je veux être mariée avec lui, mais pas avec les mots « top secret » tournant autour de nous. Je ne peux pas faire ça, pas avec lui et surtout pas avec mon passif. En plus, si je fais ce pas, je vais juste être blessée. Je suis celle qui a dit « jamais » et il est celui qui ne s’est pas battu. Il est décidé à se battre maintenant, mais je ne peux pas avoir de secrets dans un mariage. Ce n’est pas bon. J’ai bien appris ma leçon.  Harmon Rabb me fera simplement du mal et je suis fatiguée d’être blessée.

 

 

4:55 AM

 

 

Harm sorti de la chambre de Mac, habillé de la chemise et du short que Mac lui avait donné la veille au soir. Il tenait dans ses mains ses vêtements en lambeaux. Il baissa les yeux vers la forme endormie sur le divan. Il observa avec attention le visage de Mac et grimaça en y voyant la tension et les poches sous ses yeux. Il savait qu’il les avait causés. Il se pencha et embrassa son front.

 

Je t’aime, Sarah.

 

Mac murmura quelque chose dans son sommeil mais Harm ne pu deviner ce qu’elle avait dit. Puis, il se dirigea vers la porte pour aller à la rencontre du taxi qu’il avait appelé pour venir le chercher à 5h.

 

 

Samedi 22 novembre

Appartement de Harm

10:44 PM

 

 

Harm était assis sur son divan et lisait les dernières infos sur un autre avion dont la CIA disait qu’il n’existait pas quand son téléphone sonna.

 

Rabb.

On a une piste. Dit Webb.

Où êtes-vous ?

 

Harm s’assit et posa le dossier sur sa table basse.

 

- Entrepôt de quartier de la 27ème rue. Soyez là dans 15 mn. Dit Clay à Harm avant de raccrocher le téléphone.

 

Harm alla dans sa chambre et attrapa son arme, sa veste et les clés de sa voiture puis quitta l’appartement.

 

 

Entrepôt de quartier de la 27ème rue

11:03 PM

 

 

Harm se glissa jusqu’à l’endroit en gardant un oeil ouvert. Il appercu Webb lui faisant signe depuis le côté le plus proche de l’entrepôt. Harm s’approcha rapidement et prudemment vers lui.

 

Alors, qu’est-ce qu’on a Webb ? Demanda Harm.

 

Clay le regarda.

 

Kraussman est peut-être en prison mais trois de ses complices travaillent pour lui. On les suivait depuis quelques jours et finalement quelque chose a cassé.

Qu’est-ce qui a cassé ? Demanda Harm.

Il ont commis une petite erreur. L’informa vaguement Clay.

Un petit peu plus d’information serait bien, Webb.

Ils devaient prendre une nouvelle voiture de location. Ils ont envoyé quelqu’un et ont oublié d’utiliser un faux nom. Pour quelque raison que ce soit, les gars de Kraussman ne sont pas très brillants.

C’est drôle, ceux à Vegas l’étaient. Marmonna Harm dans sa barbe.

On attend juste le bon moment pour entrer.

 

Harm inspecta les alentours et releva le manque d’agents.

 

Clay, est-ce qu’on a une couverture ?

Vous et moi.

On a pas de couverture?

 

Harm regarda Clay avec incrédulité. Clay lui jeta un regard.

 

Je les ai appelés après vous. On m’a dit d’attendre mais, au cas où vous ne l’auriez pas relevé, on dirait qu’ils vont partir bientôt. Je pense qu’ils savent qu’on est après eux.

 

Harm secoua la tête en se demandant s’il s’en sortirait. Clay remarqua son regard.

 

Je n’y suis pas allé seul si c’est à ça que vous pensez. J’ai suivi une piste et suis arrivé ici. J’ai appelé du renfort mais ils ont demandé plus de preuves.

De combien en plus avez-vous besoin ? Demanda Harm.

 

Clay montra du doigt l’entrée de l’entrepôt.

 

Nous avons besoin d’entrer et d’enregistrer tout ce qu’on peut. Ce sont les gars, Harm.

Les renforts sont en route ?

Dix minutes.

 

Clay alla vers la porte avec un Harm à moitié réticent derrière lui. Il ouvrit lentement la solide porte et les deux hommes se glissèrent à l’intérieur et rampèrent jusqu’à un groupe de boîtes. On pouvait entendre la voix des hommes mais aucun mot ne pouvait être interprété. Clay regarda par-dessus les boîtes et releva une autre pile plus proche des hommes. Il fit signe à Harm avant de bouger.

 

Harm regarda vers la droite et compta les hommes. Trois se tenaient près d’une table, absorbés dans leur conversation. Puis il regarda vers Clay et observa tandis que l’homme sortait un petit enregistreur de sa poche et l’allumait.  Harm décida de bouger jusqu’à une autre pile de boites de l’autre côté de l’entrepôt, où il serait capable de voir Clay et les hommes.

 

Clay se figea quand Harm bougea et alluma l’enregistreur quand les homes recommencèrent à parler. De son nouvel angle de vue, Harm pouvait voir ce que les hommes regardaient.

 

Celui-ci devrait fonctionner. Dit un grand homme roux.

C’est ce que tu as dit la dernière fois. Répondit un homme plus petit.

 

Le roux regarda le petit.

Ca aurait été le cas si quelqu’un avait programmé correctement le détecteur. Je me souviens de t’avoir dit de le mettre pour l’allumage, pas pour la fermeture à clé.

 

Le plus petit était sur le point de répondre quand le troisième homme l’interrompit.

 

Arrêtez tous les deux, allons l’attraper. Une fois qu’elle sera partie, se sera plus facile d’avoir le mec. Est-ce qu’on en a assez pour avoir les deux ?

Ouais, mais on doit juste les réunir à nouveau. Soupira le petit.

Pourquoi ne l’avez-vous pas fait pendant qu’il était avec elle ? Demanda le troisième homme.

 

L’homme roux se passa la main dans les cheveux.

 

On avait pas assez de réserves jusqu’à il y a quelques jours quand tu as apporté le reste.

 

Le troisième homme prit une profonde inspiration sentant qu’il était le seul  à avoir un cerveau dans le groupe.

 

Créons une opportunité. Connaissons-nous quiconque nous doit quelques faveurs ?

Quelques-uns mais…Commença le roux mais il fut interrompu par la sonnerie d’un portable.

 

Les yeux de Harm se fixèrent sur Clay qui fouillait rapidement dans sa poche à la recherche de l’appareil sonnant. Il le trouva et l’éteignit, se maudissant pour l’avoir accidentellement allumé.

 

Les trois hommes attrapèrent rapidement leurs armes sur la table et deux d’entre eux allèrent vers l’origine de la sonnerie. Clay jeta un regard vers Harm, mais fut repéré par l’homme roux.

 

Je n’essayerais pas.

 

Clay le regarda ainsi que l’arme pointée vers lui.

 

Je me suis perdu. Pouvez-vous m’indiquer la direction de la station service la plus proche ?

 

 

 

 

Chapitre 14/22

 

 

L’homme ricana et pointa du doigt la veste de Clay tandis que l’homme le plus petit se tenait derrière lui. Il atteignit ses côtés et sortit son arme.

 

Vous portez toujours une arme quand vous vous perdez ?

C’est Washington.  Je détesterais tomber sur n’importe qui. Expliqua pauvrement Clay.

Et bien, vous êtes tombé sur nous. Dit l’homme le plus petit en allant vers la table où se trouvait le troisième homme.

 

Ce troisième homme sourit à Clay qui s’approchait.

 

Tiens, tiens, tiens, n’est-ce pas Clayton Webb ? Je pensais que vous étiez mort.

 

Clay lui sourit.

 

Les histoires sur ma mort ont été largement exagérées. Comment allez-vous, Jay ?

Bien. Sourit Jay. Je vois que vous avez fait la connaissance de mes associés Chester et Robert. Chester est celui avec votre arme.

 

Chester sourit en plaçant l’arme sur la table près de Jay.

 

Pas si intelligent pour la CIA.

Non, ils ne le sont pas. Commenta Jay. C’est pourquoi ils étaient si en colère quand nous avons volé leur cargaison d’explosifs.

On les a récupérés. Déclara Clay.

Pas tous. Kraussman avait seulement 300 kilos de la cargaison. Il vous manque encore 200 kilos. L’informa Jay.

Combien ça a prit pour prendre soin de la voiture de Mackenzie ? Demanda Clay.

 

Jay sourit.

 

Un petit peu moins que ça prendra pour décimer son appartement et son ami.

 

Les yeux de Clay et Harm s’agrandirent d’horreur.

 

Quand allez-vous faire ça ?

Bientôt. Dit Jay en jubilant avant que son expression ne se durcisse et qu’il ne regarde Chester et Robert. Tuez-le.

 

Robert s’éloigna de Clay tout comme Chester.  Ils armèrent tous les deux leurs armes et étaient prêts à tirer tandis que Clay se tenait immobile. Il leva les yeux et vit que Harm n’était plus à l’endroit où il était plus tôt.

 

Jay, parlons-en. Je pourrais vous être très utile. Plaida Clay en regardant autour de lui.

Tu sais, Clayton. Je ne t’ai jamais beaucoup aimé. Je t’ai toujours trouvé trop ennuyeux pour ton propre bien.

 

Jay ramassa les papiers autour de lui.

 

Faites-le maintenant. Je suis fatigué d’entendre sa voix.

 

Jay commença à s’éloigner et entendit un coup de feu. Avant qu’un sourire de satisfaction ne puisse traverser son visage, un autre coup fut tiré et un bruit sourd pouvait être entendu.

 

Clay avait entendu le tir mais n’avait rien senti. Il regarda en face de lui et vit Chester lâcher lentement son arme tandis que le sang commençait à s’étaler en travers de sa poitrine. 

Robert regarda Chester et s’apprêtait à lever son arme pour tirer sur Clay mais ce dernier attrapa son bras et Robert tira en l’air. Le bruit de la balle tapant le mur attira l’attention de Jay. Il se retourna et tira vers Clay et Robert. Clay sauta loin de Robert et se mit à couvert derrière quelques caisses.

 

Qui t’aides, Clay ? Demanda Jay en aidant Robert à se relever.

Le coup venait de là-bas. Pointa du doigt Robert vers le fond de l’entrepôt.

Qui est ton ami, Clayton ? Cria Jay en vérifiant le pouls de Chester.

 

Il n’en trouva pas et avant de quitter le corps, Jay prit l’arme de Chester.

 

Tu n’avais pas à tuer Chester, c’était quelqu’un de bien.

 

Harm passa le secteur au crible et releva que Jay et Robert venaient vers sa cachette. Il releva aussi que Clay était toujours désarmé.

 

Un homme bien avec une arme. Cria Harm avant de bouger.

 

Robert vit un mouvement et tira dans cette direction puis couru au fond de l’entrepôt. Harm plongea derrière une rangée de caisses et y trouva Clay assis avec son téléphone portable allumé.

 

Venez ici !

 

Clay éteignit son portable et regarda Harm.

 

Ils arrivent.

Les méchants aussi. Siffla Harm en entendant Robert et Jay marcher sur quelque chose.

 

Il se retourna vivement et vit les deux hommes se rapprocher des caisses. Harm mit un doigt sur ses lèvres et fit signe à Clay de passer derrière lui.

 

Clay passa derrière Harm juste à temp pour Robert de se tenir devant Harm et de tirer. Mais avant que Robert n’ait pu faire partir le coup, Harm avait tiré vers lui. La balle frappa la caisse et le bois vola partout en éclats.

 

Merde. Jura Robert en se mettant à l’abri.

Il t’a eu ? Cria Jay en essayant de manœuvrer entre les caisses pour avoir une meilleure localisation de Clay et Harm.

Juste quelques bouts d’une caisse. Cria en retour Robert.

Amateurs.

 

Il repéra Clay et tira vers lui. Clay plongea derrière un escalier et ramassa un morceau de bois. Ce n’était pas un revolver mais ça allait devoir faire l’affaire. Il observa Harm tandis qui essayait de contourner le coin avec prudence sans se faire remarquer par Jay. Il releva que Robert se tenait près de lui et il approcha lentement de l’homme par derrière. Alors qu’il se tenait à moins d’un mètre de lui, ses chaussures craquèrent. Robert se tourna et Clay lui balança le bout de bois. Robert tomba à cause du choc d’être frappé par un bout de bois. Il vasçilla devant Clay puis heurta le sol avec un bruit sourd préjudiciable.

 

Jay entendit le bruit.

 

Robert?

Il n’est pas réveillé en ce moment, mais puis-je prendre un message? Lui cria Clay avec un sourire dans la voix et une arme dans les mains.

Je te tuerais avant que tu ne m’attrapes, Clay. Cria Jay.

Je ne le parierais pas.

 

Harm sortit de l’ombre et se plaça devant Jay en pointant son arme vers lui. Jay lança à Harm un sourire satisfait.

 

Vous pensez que vous allez me tuer ?

Si je le dois. Remarqua Harm. Laissez tomber votre arme et bougez-vous.

 

Jay jeta un coup d’œil sur sa gauche et vit Clay approcher.

 

Clay, j’ai encore besoin de te tuer.

Ça ne va pas arriver, Jay. Les Agents sont en route maintenant. Dit Clay à l’homme.

 

Jay regarda Harm et Clay. Il savait qu’il n’y avait aucune chance qu’il s’en sorte vivant, mais il pensait qu’il pouvait très bien faire quelque chose pour pendre un des deux avec lui. Il rigola et Harm et Clay échangèrent un regard interrogateur. Harm surprit le regard de Jay et la direction qu’il prenait.

 

Clay! Prévint Harm.

 

Jay tira vers Clay mais Harm se mit sur la trajectoire et poussa Clay. Comme au ralentie, Harm fit feu vers Jay et son corps tomba mais pas avant que les tirs à l’intention de Clay  ne frappent Harm de plein fouet.

 

Clay regarda depuis le sol le corps de Jay s’effondrer. L’arme tomba de ses mains tout comme le sang. Clay se leva et donna un coup de pied dans l’arme pour l’éloigner de Jay tandis qu’on pouvait entendre les sirènes et voir les gyrophares depuis les fenêtres. Clay ouvrit la bouche pour parler à Harm mais ses mots se figèrent en voyant le sang couler de la poitrine de Harm tandis qu’il perdait l’équilibre et commençait à tomber vers le sol.

 

Merde. Jura Clay en allant vers Harm pour empêcher sa chute vers le sol.

Oh, ça fait mal. Murmura Harm en sentant Clay l’aider à se poser par terre.

 

Clay allongea Harm et retire la veste de son ami. Il y avait deux plaies, une sur le haut de sa poitrine et l’autre semblait avoir écorcher profondément son côté. Clay enleva sa veste et la plaça sur les plaies de Harm pour alléger ou arrêter le saignement.

 

Aller, Harm. Restez avec moi. Ordonna Clay tandis que Harm tournait de l’œil.

 

Harm le regarda.

 

On l’a eu ?

Ouais, on l’a eu. Dit Clay tandis que des voix emplissaient l’entrepôt. Par ici, j’ai besoin d’une ambulance !

 

Harm gémit attirant l’attention de Clay.

 

Ça va aller, Harm. Les secours sont ici.

Deux minutes trop tard. Dit Harm d’une voix enrouée.

 

Clay regarda son ami avec panique et inquiétude.

 

Appelez ma femme.

 

Les yeux de Harm se fermèrent et sa tête roula sur le côté. Clay était sur le point de lui demander quelque chose mais deux agents approchaient d’eux suivis par deux secouristes. Ils dégagèrent Clay du chemin en préparant Harm pour le bouger.  Après quelques minutes, Harm fut placé sur une civière et conduit hors de l’entrepôt, qui fourmillait maintenant d’agents et d’officiels. Clay regarda un des secouristes.

 

Où allez-vous ?

Le Georges Washington est le plus proche. Vous nous suivez ? Demanda l’homme en fermant les portes de l’ambulance.

Je suis juste derrière vous. Je dois appeler quelqu’un. Dit Clay.

 

L’homme le regarda et monta à l’avant de l’ambulance. Tandis qu’elle avançait parmi l’essaim de voitures fédérales, Clay attrapa son téléphone de sa poche et fit un numéro.

 

Mac.

 

 

 

 

Chapitre 15/22

 

 

Hôpital George Washington

11:46 PM

 

 

Mac entra en trombe dans l’hôpital. Elle couru jusqu’au bureau des admissions.

 

Je cherche mon mari. Dit-elle à l’employé dans un souffle.

 

Il releva son expression paniquée.

 

Son nom ?

Harmon Rabb. Lui dit Mac en regardant autour d’elle la pièce en ébullition espérant voir quelqu’un qui puisse l’aider.

 

L’homme la regarda.

 

Nous n’avons personne à ce nom ici.

Quoi ?

 

Mac était sur le point de dire quelque chose quand elle entendit son nom crié. Elle regarda derrière elle et vit Clay se tenant là avec du sang sur sa chemise.

 

Que s’est-il passé ? Demanda-t-elle en avançant vers lui.

Je ne peux pas te le dire. L’informa Clay.

 

Mac ne se retint pas en criant.

 

Ne me raconte pas de ces conneries, Clayton. Que Diable est-il arrivé à mon mari ?

Mari? Questionna Clay d’un air absent.

 

Mac le dévisagea pensant qu’il l’avait mal entendue.

 

Harm. Que lui est-il arrivé ? Et où est-il, Clay ?

 

Clay décida de passer sur le mot “mari” sachant que Mac agissait par crainte de perdre Harm. En plus, elle sortait avec lui. Elle réagirait de la même façon s’il était celui qui était couché dans le lit d’hôpital.

 

Clay !

 

Mac le sorti de ses pensées. Il attrapa sa main et la tira à l’écart pour éviter une scène. Il prit une inspiration et murmura :

 

Nous avons découvert qui essayait de vous tuer. Nous sommes allés dans l’entrepôt et nous avons été repérés. Je me suis fait attraper et Harm m’a sauvé.

 

Mac le regarda avec insistance.

 

Où est Harm ?

En chirurgie. Il a été touché deux fois à la poitrine.

 

Mac mit une main en travers de sa bouche pour étouffer un sanglot.

 

Il va bien?

Les meilleurs hommes s’occupent de lui, Sarah.

 

Clay prit sa main et la guida vers l’ascenseur.

 

Il y a une salle d’attente devant le service de chirurgie. On peut attendre là.

 

Mac ne pouvait rien dire et laissa Clay la guider dans l’ascenseur.

 

 

Dimanche 23 novembre

2:06 AM

 

 

Mac faisait les cent pas dans la petite salle d’attente, priant pour que la porte s’ouvre et que le docteur lui dise que Harm allait bien. Ou encore mieux, elle espérait se réveiller de ce cauchemar. 

 

Mac, assied-toi. La supplia Clay depuis le divan.

 

Il portait une blouse et un pantalon d’hôpital vu que ses vêtements étaient à la poubelle à cause du sang de Harm.

 

Je ne peux pas, je suis trop inquiète. Dit Mac tandis que ses mains tremblaient.

 

Clay alla jusqu’à elle et lui prit les mains.

 

Je suis inquiet aussi.

 

Mac jeta un regard vers la porte.

 

Et s’il ne s’en sort pas ?

 

Clay posa une de ses mains sur sa joue.

 

C’est Rabb. L’homme a plus de vies qu’un personnage de jeux vidéo.

 

Mac gloussa tandis qu’une larme coulait le long de sa joue. Clay essuya la larme et lui sourit tendrement.

 

Il va bien aller.

 

Mac secoua la tête.

 

Ouais, je sais.

Est-ce que tu veux du café ? Demanda Clay.

Ca serait bien.

 

Mac lui retourna un sourire doux. Clay prit un risque et embrassa sa joue.

 

Je reviens dans une minute.

 

Elle secoua la tête et Clay alla vers l’ascenseur. Il appuya sur le bouton et se retourna pour regarder Mac. Il l’observa tandis qu’elle regardait par la fenêtre du sixième étage. Il sourit en reconnaissant qu’elle était vraiment magnifique dans ce jeans et ce sweater, même s’il y était inscrit sur le devant US Navy. L’ascenseur sonna et il monta dedans.

 

Mac essaya de se perdre dans les lumières de la ville tel un millier de lucioles enfoncées dans la noirceur de Washington. Ici et là, on pouvait voir des feux stop le long des rues ou entendre des sirènes. Elle soupira en pensant à Harm quand il avait veillé sur elle pendant qu’elle était à l’hôpital. Elle croisa les bras devant elle, souhaitant que ce fût les bras de Harm qui la tenaient étroitement.

 

Elle se sortit de devant la fenêtre tandis que les portes de l’ascenseur s’ouvraient. Elle observa tandis qu’un homme entrait dans la salle d’attente avec l’Amiral Chegwidden directement derrière lui. Mac se mit au garde à vous quand AJ s’approcha d’elle et il lui fit signe de se mettre au repos. Elle remarqua avec précaution que son expression était mêlée de rage et de crainte même s’il portrait un jeans et une veste, il semblait plus imposant que d’habitude.

 

Que savons-nous, Mac ?

Harm a deux plaies dans la poitrine et est toujours en chirurgie, Monsieur. Rapporta Mac.

Est-ce qu’ils ont dit quelque chose ? Demanda AJ.

Non, Monsieur. Dit tristement Mac.

Depuis combien de temps est-il en chirurgie ? Demanda l’homme.

 

Mac le regarda, puis AJ. Ce dernier comprit sa question silencieuse.

 

Dewayne Kershaw, le directeur de Harm et Clay.

2h23, Monsieur. Dit Mac poliment.

 

Kershaw secoua la tête.

 

Où est Webb ?

Il est parti chercher du café. Lui dit Mac.

 

Kershaw regard avers l’ascenseur.

 

Je jure que cette foi-ci, je vais enterrer son derrière si profondément qu’il ne reverra jamais le jour.

Monsieur ? Demanda Mac légèrement confuse au sujet de qui parlait Kershaw.

 

Kershaw regarda sa confusion.

 

Webb, pas Rabb. Il est allé trop loin cette fois.

Cette fois. Webb a tendance à aller trop loin la plupart du temps. Commenta AJ.

 

Mac eut la chair de poule.

 

J’ai le sentiment que vous en savez plus tous les deux sur ça que moi.

 

AJ et Kershaw étudièrent Mac avec attention.

 

Pourquoi ne vous asseirez-vous pas, Mac ? Nous vous raconterons la version courte.

 

Kershaw redit les faits à Mac de la même façon qu’il les avait dit à AJ quand il lui avait parlé il y avait de cela une heure. Avant que Clay ne quitte les lieux du crime, il avait donné l’enregistrement à un autre agent qui avait fait écouter la bande à Kershaw. Le visage de Mac pâlit tandis que le directeur de la CIA lui racontait l’histoire entière.

 

Ils n’avaient pas de renfort ? Demanda Mac.

 

Kershaw répondit avec prudence.

 

Webb a appelé du renfort après avoir parlé à Harm.

Il voulait jouer au cavalier solitaire.

 

AJ se passa la main sur le crâne.

 

Nous nous occuperons de Webb, Colonel. Dit Kershaw en regardant la rage remplir Mac tandis qu’elle réalisait que tout cela aurait pu être évité.

 

L’ascenseur s’ouvrit et Clay sortit dans la salle d’attente avec deux tasses de café. Il regarda vers le divan et vit son directeur avec AJ et Mac. Il essaya de lire l’expression de Mac, mais su qu’elle n’était pas bonne.

 

Mac releva la tête et se leva rapidement quand elle vit Clay à dix pas d’elle. Elle avança vers lui comme une femme en mission, ses yeux lui lançant des éclairs tandis qu’elle se rapprochait de lui. Elle s’arrêta devant lui, immobile comme une statue.

 

Clay déglutit en réalisant qu’il avait des problèmes.

 

Sarah.

 

 

 

 

Chapitre 16/22

 

 

Tu savais qu’ils n’arriveraient pas à temps. Haleta Mac.

Sarah.

Tu savais!

 

Clay regarda ses pieds.

 

Oui.

Sale bâtard. Dit Mac avant d’armer son bras droit pour délivrer un coup digne à rendre le Commando de Marine derrière elle fier.

 

Clay tomba au sol tandis que les tasses de café tombèrent de ses mains et se répandirent partout. Quand il heurta le sol, il vola à trois pieds à cause de la force du coup. Une fois qu’il fut arrêté, ses deux mains allèrent jusqu’au sang qui lui couvrait le visage. Il ne prononça pas un mot tandis que Mac, AJ et Kershaw se tenaient au-dessus de lui.

 

Les mâchoires de Mac se crispèrent tandis qu’elle regardait Clay l’observer. Il déplaça son regard de la femme qui lui montrait sa haine pour lui. Il regarda AJ qui retenait un petit sourire satisfait. 

 

Peut-être voudriez-vous faire regarder ça, Clay. Je pense que c’est cassé.

Vous devriez vraiment faire plus attention, il y a du café renversé sur le sol. Commenta Kershaw.

 

Mac le contourna et alla à nouveau vers la fenêtre. Kershaw se dirigea vers le divan et AJ resta à surplomber Clay. Ce dernier se releva lentement une main sur son nez. Il bougea comme s’il allait essayer de parler à Mac.

 

Je n’essayerais pas, Webb. Le prévint AJ.  Faites regarder votre nez et puis priez que Harm s’en sorte. Parce que si ce n’est pas le cas, il n’y a pas de couverture assez secrète pour sauver votre pauvre derrière.

 

Clay regarda AJ, se retourna et appuya sur le bouton de l’ascenseur. La porte s’ouvrit et il entra. Il essaya de regarder Mac mais elle lui tournait le dos.

 

 

2:33 AM

 

 

Mac resta à la fenêtre tandis que AJ et Kershaw la regardaient ainsi que la porte de la salle d’opération. La porte de la salle s’ouvrit et un docteur en sortit en se tenant les mains. Il scruta la pièce.

 

Madame Rabb.

 

Mac releva le nom et all avers lui tandis qu’AJ et Kershaw se tenaient à ses côtés.

 

Oui. Comment est-il?

 

Le docteur lui retourna un bref sourire.

 

Il s’est bien battu. Une des balles a éraflé le côté de sa poitrine et il a quelques points là. Celle pour laquelle nous étions les plus inquiets était dans le haut de sa poitrine. Elle a touché environ à un pouce au-dessus de son cœur. Il a été très chanceux avec les deux tirs. Un peu plus bas ou un peu plus haut et nous aurions eu une autre discussion.

 

Mac pâlit légèrement à ces derniers mots.

 

Est-ce qu’il va bien ?

Il est en salle de réveil et puis nous allons le déplacer en observation. Lui dit le docteur.

Quand pouvons-nous le voir ? Demanda Kershaw.

Madame Rabb pourra le voir ce soir une fois qu’il aura été mis en observation. Plus tard ce soir ou demain matin il sera transféré dans une chambre normale. Une fois là-bas, il pourra recevoir normalement des visites. Informa le docteur avant de se retourner vers Mac. Votre mari va être un peu groggy pendant un moment mais tout ira bien demain.

Mac soupira de soulagement.

 

Je me sentirais mieux une fois que je l’aurais vu.

Quand est-ce que se sera ? Demanda AJ.

D’ici 20 minutes. Leur dit le docteur. Si vous avez des questions, vous pouvez demander sans problème à l’infirmière. Si vous voulez bien m’excuser.

Merci, docteur. Dit Mac en lui serrant la main.

 

Il lui sourit puis quitta la pièce. AJ sourit à Mac en repensant aux mots «  madame Rabb » et « mari », mais maintenant n’était pas le moment pour poser des questions sur ces mots.

 

Je présume que vous ne serez pas là lundi, Colonel.

 

Mac le regarda et essaya d’assembler une phrase.

 

Je ne pense pas que je serais là, Monsieur.

 

Kershaw regarda AJ.

 

Je pense que le Colonel Mackenzie a les choses en main maintenant. Je vais aller voir Webb. Vous voulez vous joindre à moi, AJ ?

 

AJ regarda Mac et releva que la tension dans ses épaules était partie.

 

Je pense que oui, Dewayne.  Je veux dire, quelqu’un doit prévenir l’équipe de l’hôpital sur ce qu’il y a par-terre.

 

Kershaw ne cacha pas son sourire satisfait.

 

Colonel, dites à Mr Rabb que je parlerais avec lui demain après-midi.

Oui, Monsieur. Dit Mac avant que les deux hommes ne se dirigent vers les ascenseurs.

 

 

 

 

Chapitre 17/22

 

 

4:01 AM

 

 

Mac était assise avec Harm dans la salle d’observation et était avec lui quand ils avaient déplacé son corps endormi dans une chambre au 7ème étage. Elle le regardait maintenant dormir. Elle ferma les yeux et repensa à tout ce qu’ils avaient traversé. Les derniers mois lui apparurent, surtout le mariage. C’était presque un rêve devenu réalité. Elle voulait être mariée avec lui, mais pas dans ces circonstances.

 

Ses pensées furent interrompues quand elle entendit un gémissement venant du lit. Elle se pencha et passa une main sur son visage.

 

Chuuut, tout va bien, Harm.

Harm battit des paupières et il regarda Mac.

 

Hi. Murmura-t-il.

Hi. Lui sourit Mac en retour, quelques larmes dans les yeux.

Hôpital ? Demanda Harm en regardant autour de lui.

Ouais, on vous a tiré dessus.

Clay ?

Il va bien. Marmonna Mac, la colère passant sur son visage.

 

Harm lui lança un regard confus.

 

Il va bien ?

 

Mac résista à la tentation de lui raconter l’histoire au sujet du nez cassé de Clay. Elle passa une main sur son front et dans ses cheveux. Elle laissa son doigt jouer avec ses boucles courtes tandis qu’elle lui ordonnait gentiment et doucement :

 

Vous avez besoin de vous reposer maintenant alors fermez les yeux.

Restez.

 

Mac sourit avant de se pencher et d’embrasser sa joue.

 

Je resterais ici au cas où vous auriez besoin de moi.

 

Harm sourit doucement en la regardant retourner s’asseoir dans le fauteuil à côté du lit. Il tendit la main vers la sienne et elle la prit. Il resta à la regarder jusqu’à ce qu’elle soit installée dans le fauteuil.

 

Dormez maintenant, Pilote. Lui ordonna Mac.

Vous aussi, Ninja-Girl. Lui dit doucement Harm en fermant les yeux.

 

Mac embrassa sa main et il s’endormit. Une fois qu’elle fut certaine qu’il dormait, elle regarda vers le plafond.

 

Merci.

 

 

9:03 AM

 

 

Un couple de sexagénaires entra à la réception du 7ème étage.

 

Je cherche Harmon Rabb. Demanda la femme.

 

La jeune infirmière lui sourit.

 

Il est dans la chambre 714.  Je crois que sa femme est toujours avec lui.

 

La femme et l’homme regardèrent l’infirmière.

 

Sa femme ?

Oui, au bout du couloir et à gauche.

 

L’infirmière montra du doigt le couloir. Le couple la remercia et quitta la pièce.

 

Sa femme ? Je vais le tuer s’il s’est marié et qu’il ne me l’a pas dit. Dit la femme à son mari.

Trish, il est dans un hôpital…tue-le plus tard. Sourit Frank.

 

Trish rigola de l’humour de Frank.

 

Tu peux aider.

Plus tard. Maintenant, nous avons juste besoin de découvrir ce qui s’est passé. Lui dit Frank tandis qu’ils se tenaient devant la porte fermée.

 

Trish posa la main sur la poignée et Franck lui donna une tape d’encouragement sur l’épaule. Trish ouvrit la porte s’attendant au pire mais elle fut surprise. Harm dormait dans le lit avec seulement quelques tubes dépassant de lui. Et la femme, dont elle pouvait simplement supposer qu’elle était sa “femme” dormait dans le fauteuil. Elle était recroquevillée dans le fauteuil tandis que sa tête reposait sur le lit. 

 

Frank et Trish s’approchèrent du lit et remarquèrent que la femme aggripait la main de Harm. Ou bien était-ce le contraire?

 

Devons-nous la réveiller ? Demanda Frank dans un murmure. 

 

Trish allait répondre mais Mac se réveilla et commença à s’asseoir. Elle regarda en direction de là où elle avait entendu un bruit et cligna plusieurs fois des yeux de façon endormie vers Trish et Frank. Ils lui sourirent.

 

Bonjour. Dit poliment Trish.

Bonjour. Répéta Mac d’une voix confuse.

 

Frank s’approcha de Mac.

 

Frank Burnett et ma femme Trish.  Nous sommes les parents de Harm.

 

Un regard de reconnaissance apparu sur le visage de Mac.

 

Je savais que vous me paraissiez familiers.

 

Elle lâcha la main de Harm et se leva.

 

Sarah Mackenzie.

 

C’est bon de vous rencontrer, Mac. Dit Trish tandis qu’elles se serraient la main.

 

J’aurais souhaité que se soit en de meilleures circonstances.

 

Frank serra la main de Mac.

 

Moi aussi. Acquiesça Mac.

 

Trish jeta un coup d’oeil à la main de Mac puis à celle de Harm qui se trouvait libre sur le lit pour la première fois depuis cinq heures.

 

L’infirmière a dit que sa femme était ici.

 

Mac ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais Harm choisi ce moment pour se réveiller.

 

Sarah. Dit-il d’une voix rauque.

 

Mac se retourna et s’appuya contre le lit en reprenant sa main dans la sienne.

 

Bon retour. Sourit-elle.

 

Harm battit des paupières en reconnaissant son magnifique visage.

 

Vous m’avez manqué.

J’étais ici toute la nuit. Lui dit Mac en se demandant de quoi il parlait.

Je sais. Vous m’avez manqué quand vous étiez partie. L’informa Harm.

 

Mac était sur le point de le questionner quand Trish et Frank entrèrent dans le champ de vision de Harm. 

 

Maman, Frank. Que faites-vous ici ?

 

Mac se déplaça de façon à ce que Trish puisse être aux petits soins pour son fils.

 

Nous avons reçu un appel de Monsieur Kershaw qui disait que tu étais à l’hôpital. Comment vas-tu ?

Je ne sais pas. Admit Harm en regardant Mac pour qu’elle les informe sur sa condition.

Le docteur devrait passer par-là.

 

Mac jeta un coup d’œil vers la porte ressentant subitement le besoin de se sauver.

 

Je vais chercher le docteur.

 

Avant que quiconque ne puisse protester, Mac était sortie, laissant un Harm nerveux et des parents confus.

 

 

 

 

Chapitre 18/22

 

 

9:36 AM

 

 

 

Mac était sur le point de rentrer dans la chambre quand elle entendit Trish et Frank parler à Harm de sa condition. Au lieu d’entrer, elle décida d’écouter la conversation.

 

Trish prit une profonde inspiration.

 

Harmon, je m’en moque. Le docteur a dit que tu rentrerai bientôt à la maison. Je sais qu’il pense que toi et Mac êtes mariés mais elle était juste ici pour s’assurer que tu allais bien. A moins que vous ayez tous les deux finalement compris ?

 

Harm leva les yeux au ciel en direction de sa mère.

 

Maman…

 

Frank essaya de ne pas glousser.

 

Trish, laisse le fiston se remettre et puis tu pourras recommencer à le harceler.

Très bien. Concéda Trish. Mais tu as besoin que quelqu’un veille sur toi.

Maman, toi et Frank avez du travail. Les informa Harm.

 

Frank en profita pour l’alerter.

 

En fait, fils, nous avons la semaine de repos. Nous avions envisagé d’aller à la ferme de Sarah pour Thanksgiving.  Je suis sur que ta grand-mère aimerait être aux petits soins pour toi durant quelques jours.

Ce serait l’endroit idéal pour toi pour récupérer. Sourit Trish.

Je dois me préoccuper du travail. Tenta de plaider Harm.

Tu ne vas pas travailler dans cet état. As-tu entendu un seul mot de ce que le docteur a dit ?

 

Trish croisa les bras et regarda son fils comme s’il était inconscient. Harm soupira.

 

Je peux prendre soin de moi.

 

Trish sortit son portable de son sac.

 

J’appellerais grand-mère. Elle peut être plus têtue que toi dans un bon jour. Qu’est-ce qui te fais penser qu’elle ne le fera pas pendant que tu es à l’hôpital ?

Lâche le téléphone, maman. Grogna presque Harm. J’irais. Quand est-ce que je sors d’ici ?

 

Trish regarda vers la porte.

 

Je pense que Sarah était en train de parler de ça avec le docteur.

 

Mac en profita pour entrer dans la pièce. Frank lui sourit.

 

Vos oreilles ont du siffler, nous étions justement en train de parler de vous.

Vraiment ? Je viens juste de finir de parler avec le docteur.

 

Mac s’approcha du pied du lit. La tête de Harm se souleva.

 

Quand me laissent-ils sortir d’ici ?

Ils veulent encore vous garder cette nuit et si tout va bien, vous sortirez dans la matinée demain. Lui dit Mac en regardant Trish et Frank.

 

Trish sourit doucement.

 

Bien. J’appellerai grand-mère Sarah pour qu’elle sache quand nous attendre.

 

Frank gloussa à la mine de Harm tandis que Trish sortait de la chambre.

 

Je pense que je vais aller chercher un café. Sarah, est-ce que vous en voulez ?

Non, merci M. Burnett.

 

Mac sourit.

 

Ok et Mac, s’il vous plait, appelez-moi Frank. Dit-il avant de sortir.

 

Mac et Harm échangèrent des regards nerveux.

 

Comment vous sentez-vous? Demanda Mac en allant vers la tête du lit.

Mieux. Le docteur a dit que ça va.

Je sais il me l’a dit.

 

Mac toucha le bord de la couverture du lit. Harm tendit la main et toucha gentiment sa main.

 

Merci d’avoir été là la nuit dernière.

Pas de problème. Dit Mac sérieusement avant de sourire. En plus, vous aviez fait la même chose pour moi.

C’est vrai. Dit Harm avant qu’ils ne restent silencieux.

Alors vous allez chez votre grand-mère ?

Ouais. Maman pense que ça serait une bonne idée. Je lui ai dit que j’irais bien mais elle m’a sorti son atout.

Votre grand-mère est un atout ?

 

Harm gloussa doucement.

 

Elle est plus têtue que moi.

 

Mac rigola.

 

Ca c’est quelque chose que j’aimerai voir.

Vous le pouvez.

Je peux quoi? Demanda Mac.

Le voir. Venez avec nous. Invita Harm.

 

Mac contempla la suggestion de Harm avec stupeur.

 

Elle aimerait vous rencontrer.

 

Mac retrouva finalement sa voix.

 

Je ne peux pas.

Pourquoi pas? Je suis certain que ma famille aimerait rencontrer ma femme.

Je ne suis pas votre femme.

 

Mac le regarda avec insistance.

 

Si l’on en croit le grand Etat du Nevada et les infirmières, vous l’êtes.

Harm, je ne pense vraiment pas que nous devrions avoir cette conversation maintenant.

Pourquoi pas, Mac ?

Vous vous remettez d’une opération. Vous devriez vous reposer.

 

Harm gloussa.

 

Donc, vous dites que cette conversation gênerait ma guérison ?

Oui. L’informa Mac.

Faible argument. Marmonna Harm.

Je ne veux pas me disputer. 

Alors ne le faites pas. Venez juste avec moi. J’ai besoin de quelqu’un pour me garder sain d’esprit autour de ma famille. Plaida Harm.

 

Mac s’effondra presque devant sa mine pathétique.

 

Je ne peux pas.

 

Harm secoua la tête de défaite.

 

Ok.

 

Mac regarda par la fenêtre et sentie le besoin de s’échapper.

 

Je dois y aller.

Certainement.

 

Harm savait qu’elle mentait.

 

Je vous parle plus tard au sujet des papiers d’annulation. Dit Mac avant de s’éloigner du lit.

Je m’arrêterais chez vous quand je reviendrais de la ferme. Lui dit Harm en étreignant sa main.

Ok. Dit Mac doucement avant de laisser ses émotions prendre le dessus.

 

Avant qu’elle ne puisse y penser, elle se pencha rapidement et l’embrassa légèrement. En s’éloignant de lui, elle murmura :

 

Soignez-vous.

 

Harm tenta de répondre mais elle quitta rapidement la chambre. Il regarda la porte tandis qu’elle sortait, ses pensées fixées sur ce qu’elle pensait.

 

Mac sortit rapidement de la chambre et traversa le couloir sans voir Frank qui se tenait à l’extérieur de la porte de Harm. Ayant entendu la fin de la conversation du couple, Frank se demanda s’il devait parler à Trish du fait que leur fils était dans une procédure d’annulation.

 

 

 

 

Chapitre 19/22

 

 

Vendredi 28 novembre

7:34 PM

 

 

Harm était assis sous le porche arrière de la ferme de sa grand-mère et regardait l’obscurité du ciel au-dessus de lui. Ses pensaient allaient vers la femme qui était à quatre heures de là avec son cœur.

 

La porte s’ouvrit et Frank sortit.

 

Si ta mère te voit, elle te tuera parce que tu n’as pas de veste.

 

Harm gloussa.

 

Ouais.

 

Il jeta un coup d’œil à son beau-père.

 

Et grand-mère te criera après pour ne pas m’en avoir apporté une.

Au Diable, fiston, je n’en ai même pas. Ta mère a trop facilement froid.

Je me rappelle, la température tombait sous 27 degrés et elle voulait allumer le chauffage dans la maison.

Ouais, mais on l’aime quand même.

Ouais, on l’aime.

 

Harm sourit. Frank s’assit dans la chaise en osier et regarda son beau-fils qui observait toujours le ciel.

 

Elle te manque ?

Qui ? Demanda Harm.

Mac.

Je lui ai demandé de venir.

Je sais.

Tu sais ? Demanda Harm.

 

Frank décida de le lui faire savoir.

 

J’étais de l’autre côté de la porte quand tu as demandé.

 

Harm alla jusqu’à l’autre chaise en osier.

 

Qu’as-tu entendu d’autre ?

J’en sais assez pour savoir que vous êtes mariés.

 

Franck marqua une pause.

 

Tu veux en parler ?

Grand-mère a déjà essayé.

Vraiment ? Qu’a demandé Sarah ? Interrogea Franck.

 

Harm soupira.

 

Elle est avec maman sur le fait que Mac et moi on est fait pour être ensembles. Elle m’a simplement dit de me bouger les fesses mais pas aussi gentiment.

 

Frank gloussa.

 

Sarah a l’art des mots.

Ouais, mais elle n’a pas beaucoup aidé. Je crois que c’est la toute première fois qu’elle ne pourra pas résoudre un de mes problèmes.

Et bien, je ne me targue pas de tout savoir, mais je sais une chose ou deux sur les femmes. Informa Franck au jeune homme.

Vraiment ?

J’ai eu ta mère.

 

Franck donna à Harm un sourire espiègle. Harm prit une profonde inspiration.

 

C’était un mariage accidentel mais je l’ai toujours aimé. Elle veut une annulation et j’ai décidé que je n’en voulais pas.

Lui as-tu dit cela ?

Pas comme ça.

 

Frank prit une seconde ou deux.

 

Je vais t’apprendre quelque chose. Les choses dans la vie que nous voulons et dont nous avons le plus besoin, ne sont pas toujours les choses les plus faciles à obtenir. Il y a des fois où tu as besoin de te battre pour avoir ce que tu veux. Si tu veux vraiment avoir Mac, tu dois te battre pour elle. Dis-lui ce que tu veux et que tu l’auras. Ne la laisse pas décider de ce dont sera fait ton future. Prends la simplement et ne la laisse pas partir.

 

Harm réfléchit aux mots de Frank et réalisa qu’il venait de lui donner un plan.

 

Comment sais-tu que ça marchera ?

Il y a de ça longtemps, j’ai rencontré une femme formidable et il y avait quelque chose qui se mettait entre nous. Je me suis battu et je l’ai eu.

Qu’est-ce qui se mettait en travers du chemin ?

Un garçon têtu de 10 ans. Lui dit Franck.

 

Harm ricana à ses mots.

 

Moi.

Toi.

J’étais très dur avec toi.

 

Franck laissa échapper un gros rire.

 

Tu étais un vrai calvaire, fils.

 

Harm se joint à lui en rigolant.

 

Mais elle le valait.

Elle le vaut. Le corrigea Frank avant de redevenir sérieux. Et Mac aussi.

Merci, Frank. Dit Harm à l’homme avec lequel il avait une nouvelle compréhension.

Pas besoin de remerciements, Harm. C’est pourquoi je suis là. Dit Frank paternellement à son fils.

 

 

 

 

Chapitre 20/22

 

 

Samedi 29 novembre

Appartement de Mac

10:56 PM

 

 

Mac était assise dans son divan et portait sa paire de jeans favorite et un tee-shirt blanc. Elle regardait un film romantique à la télé et souhaitait que sa vie fût comme celle de la femme sur l’écran. Une fille rencontre un garçon, le garçon fait quelque chose de stupide, s’excuse, ils se remettent ensembles, et sont heureux même après.

 

Tandis que le générique défilait, elle éteignit la TV.

 

Ça ne marche jamais comme vous le voulez.

 

Mac attrapa son verre et le bol de pop-corn et les emmena à la cuisine. Elle rangea cette dernière et porta son attention sur la table de la cuisine. Son relevé de compte mensuel se tenait au milieu avec ce qu’elle avait déjà vérifié. Elle le déplaça sur la pile des factures et continua à ranger. Elle s’arrêta quand sa main tomba sur les nouveaux papiers d’annulation. Sa signature ornait déjà les lignes. Les lignes vides pour le nom du marié la firent contempler le papier, une partie d’elle souhaitant les jeter loin.

 

Ses pensées furent interrompues par un coup à la porte. Elle alla dans le salon et regarda à travers le juda. Elle débarra la porte et l’ouvrit lentement.

 

Hi.

Hi. Dit Harm, les mains enfoncées dans les poches de sa veste en cuir. Puis-je entrer ?

Ouais, bien sûr.

 

 Mac se poussa et Harm entra et enleva sa veste.

 

Laissez-moi m’en occuper.

Merci.

 

Harm sourit tandis qu’elle posait sa veste sur la chaise sur laquelle elle la mettait toujours quand il lui rendait visite.

 

Alors, qu’est-ce qui vous amène?

Je viens juste de rentrer de chez ma grand-mère. Lui dit-il en s’asseyant sur le divan.

 

Mac alla jusqu’au fauteuil à côté du divan.

 

Comment c’était?

Bien. Elle vous a invite pour l’année prochaine.

 

Mac sourit.

 

Il va falloir que je vérifie mon emploi du temps.

J’ai beaucoup réfléchit pendant que j’étais là-bas.

A propos de quoi ? Demanda Mac même si elle se doutait.

De nous.

Il n’y a pas de nous. Lui rappela Mac.

Il pourrait.

Il n’y en a pas.

 

Harm soupira.

 

J’ai une offre pour vous.

Une offre ?

Oui. Je veux une semaine pour vous convaincre de rester mariée avec moi.

Quoi ? Dit Mac avec un rire sec.

Une semaine pour vous prouver que l’on devrait rester mariés.

Vous êtes fou. Déclara Mac en se levant.

 

Harm se leva sachant qu’il pourrait essayer d’utiliser sa taille comme avantage dans une dispute.

Non, je ne le suis pas !

Je ne vais pas vous donner une semaine.

Pourquoi pas ? On a déjà été mariés trois mois. Lui dit Harm sentant sa colère grandir.

Ce n’est pas un mariage. C’est une erreur. Lui dit Mac alors qu’ils se tenaient maintenant nez à nez.

Non! Vous laisser partir était une erreur. Vous dire que nous ne sommes que des amis était une erreur. Accepter d’obtenir une putain d’annulation était une erreur.

L’erreur était de ne pas vérifier les papiers la dernière fois que vous les avez signés.

 

Mac bougea pour aller dans la cuisine. Harm attrapa sa main et l’attira à lui.

 

Ne pas me battre pour vous est une erreur et je suis en train de réparer ça présentement.

 

Mac leva les yeux vers lui mais n’eut pas le temps de répondre tandis que ses lèvres s’écrasèrent sur les siennes. Elle essaya de résister mais ne le put pas. La bouche de Harm s’ouvrit et sa langue força la sienne à s’ouvrir. Il l’embrassa avec tout ce qu’il avait. Puis, il s’éloigna d’elle.

 

 

 

 

Chapitre 21/22

 

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Chapitre 21/22

 

 

Mac ouvrit lentement les yeux mais ne dit rien. Elle les surprit tous les deux en se penchant vers lui et en l’embrassant avec une passion douce. Harm ne l’arrêta pas, il la laissait mener le jeu pour l’instant.

 

Leur premier baiser les mena bientôt à plus. Tandis que les baisers augmentaient en quantité, ils montaient aussi en intensité. Les mains de Harm glissèrent le long de son dos et se posèrent sur ses fesses, la pressant contre lui. Mac perdit momentanément l’équilibre quand elle se pressa contre lui, sentant son désir pour elle contre son ventre. 

 

Ses mains agrippèrent les manches de sa chemise avant qu’elles ne se frayent lentement un chemin jusqu’à la base de son cou et en travers de ses larges épaules. Harm osa déplacer une main entre eux et la pressa sur un de ses seins. Il la sentit gémir tandis qu’elle extirpait sa bouche de lui. Les lèvres de Harm attaquèrent la douce colonne de sa gorge tandis qu’il la caressait à travers sa chemise et son soutien-gorge.

 

Mac déplaça une de ses mains sur son torse et commença à déboutonner la chemise bleue. Les mains de Harm l’effleurèrent et retournèrent la faveur. Des halètements de plaisir s’échappèrent d’eux tandis que leurs doigts commençaient à caresser leurs peaux exposées. Leurs pieds et leurs jambes commencèrent à se déplacer du salon vers la chambre de Mac. 

 

Harm s’effondra sur elle et sa tête tomba sur l’oreiller. Le seul son dans la chambre était les respirations rapides qu’ils prenaient en tentant de faire entrer de l’air dans leurs corps épuisés. Après quelques minutes, Harm souleva sa tête de l’endroit à côté de la tête de Mac. Il déplaça sa tête au-dessus d’elle et la regarda.  Mac le fixa dans les yeux et vit ce qu’était l’amour. Aucuns mots n’étaient utiles tandis que leurs yeux parlaient et exprimaient tout ce qu’ils ne pouvaient pas dire, encore.

 

Elle laissa glisser ses doigts le long de son dos et le serra contre elle. Harm sentit ses doigts sur sa peau. Il lui sourit tendrement et amena ses lèvres vers les siennes. Les doux baisers ne réveillèrent pas le feu de leur passion,  ils le fit se prolonger.  Les parois intérieures de Mac donnèrent à Harm une dernière caresse et il lui donna un dernier coup de reins faible avant de se retirer d’elle.

 

Ils roulèrent sur le côté. Les pieds de Harm ramenèrent avec un coup une couverture chaude au pied du lit sur eux. Leurs mains travaillèrent ensembles tandis qu’ils se blotissaient dessous.  Ils s’imitèrent tandis qu’une main de Harm se posa sur son cou caressant son visage. Elle fit la même chose et leur autre main se glissa sous leurs têtes. 

 

Harm regarda dans ses yeux qui le fixaient avec amour. Il sourit quand un soupir de contentement  s’échappa des lèvres de Mac. Il connaissait le sentiment, tout allait bien dans le monde. Ils étaient ensemble et il n’y avait rien qui pouvait les atteindre. Il l’observa tandis que ses yeux commençaient doucement à se fermer. Il se rapprocha pour la tenir plus étroitement et lui donna un baiser de bonne nuit. Elle le retourna avant qu’ils ne tombent tous deux dans un monde de sommeil.

 

Chapitre 22/22

 

 

 

 

Dimanche

4:13 AM

 

 

Harm se réveilla lentement allongé sur le lit. Il était solidement enroulé autour de Mac tandis qu’ils se blottissaient ensemble. La nuit traversa son esprit. La façon dont son corps avait bougé avec le sien, la façon dont il sentait, le goût qu’il avait. Sa voix l’exhortant en lui en demandant plus, les gémissements d’extase qui étaient passés par ses lèvres succulentes tandis qu’il la surplombait et quand il bougeait sous elle.

 

Autant qu’il voulait la réveiller et faire à nouveau l’amour avec elle, son corps avait besoin de prendre soin d’autre chose. Il glissa hors du lit en faisant attention et alla à la salle de bain. Une fois qu’il eut prit soin de son affaire, il retourna vers le lit.

 

Il s’arrêta à mi-chemin, impressionné par la vision dans le lit. Mac avait roulé sur le dos et le clair de lune embrassait sa peau, lui donnant un éclat. Ça l’illuminait et la faisait ressembler à un ange envoyé par le paradis pour le guider vers un endroit où il n’avait jamais été avant. 

 

Il fit un pas vers le lit avec l’intention totale de remplacer le clair de lune par ses lèvres et ses mains. Il voulait l’emporter où elle n’avait jamais été, en toute conscience. Il avait besoin de l’emmener dans son cœur et de lui faire savoir. Il avait le désir de lui raconter ses secrets de caresser son amour et des les rendre tous les deux entiers en étant ensemble.

 

Harm sourit en s’approchant du lit mais comme tout instant romantique génial, il fut gâché. Tandis qu’il marchait vers le lit, son pied trébucha sur son jeans. Il baissa les yeux vers le vêtement abandonné et l’enleva rapidement d’un coup de son pied. En le faisant, son téléphone tomba de la poche et commença à clignoter. Il ramassa l’appareil offensant et nota que sa boite vocale clignotait avec les mots “ Un appel en absence – Blaisdell.’

 

Et merde. Murmura Harm doucement.

 

Il prit son téléphone et alla dans la cuisine. Il composa le numéro et attendit.

 

Il était temps que vous rappeliez. Lui répondit la voix bourrue.

Désolé, j’avais éteint mon téléphone. Mentit quelque peu Harm.

Vous devez venir à Langley.  On a un problème.

 

Harm se passa la main sur le visage.

 

Je suis au milieu de quelque chose. Je peux venir dans quelques heures ?

 

Blaisdell se fâcha au commentaire de Harm.

 

Ouais, certainement, laissez-moi dire ça à mes supérieurs. Amenez vos fesses ici maintenant, Rabb.

 

Blaisdell raccrocha le téléphone avant que Harm ne puisse répondre.

 

Merde. Murmura à nouveau Harm en raccrochant.

 

Il regarda le plafond de la cuisine et s’interrogea sur ce qu’il devait faire.

 

Il repéra les papiers d’annulation posés sur la table de la cuisine tandis qu’il sortait de la pièce. Il s’arrêta et les regarda, puis il regarda son téléphone. Ses pensées coururent vers la femme dans l’autre pièce. Elle ne méritait pas ça. Elle ne le méritait pas. Harm attrapa un stylo à côté des papiers et signa son nom.

 

Avant qu’il ne puisse changer d’idée, il retourna discrètement dans la chambre et localisa ses vêtements. Il s’habilla rapidement, essayant de ne pas penser combien cela blesserait Mac. Ça lui faisait déjà trop de mal à lui.

 

Une fois qu’il fut habillé, il alla dans le salon. Ses yeux tombèrent sur la cheminée, où leur soirée avait commencé. Il ne pouvait pas la quitter comme ça; il devait faire autre chose. Il retourna dans la cuisine et gribouilla rapidement une note et la laissa sur les papiers d’annulation.

 

En allant vers la porte, il attrapa ses clés de voiture, ses chaussures et sa veste. Il quitta l’appartement et ferma la porte, essayant de garder Mac loin de la douleur de sa vie et de l’enfermer hors de son cœur.

 

J’espère qu’elle comprendra. Murmura-t-il en montant dans sa voiture.

 

 

7:03 AM

 

 

Mac essaya de savourer chaque minute de son sommeil, mais il y avait dans sa tête un sentiment persistant qui lui disait qu’il était temps de se réveiller. Elle ouvrit les yeux et son attention tomba sur la fenêtre qui était sombre et lugubre. Ça n’allait pas avec son humeur. Elle se sentait relaxée et heureuse. Elle et Harm avaient partagé une merveilleuse part d’eux-mêmes la nuit dernière et elle voulait reproduire certaines parties ou essayer quelques trucs nouveaux avec lui. Quoiqu’il arrive en premier, elle savait qu’elle ne serait pas déçue.

Elle roula et trouva l’autre côté du lit vide et l’oreiller froid. Le froid de l’oreiller et des draps la pénétra et envoya un frisson le long de sa colonne vertébrale.

 

Elle se leva du lit et attrapa son peignoir de la chaise près de la porte. Elle le mit et remarqua que les vêtements de Harm étaient partis. La confusion commença à remplacer le bonheur en elle. Quand elle alla dans le salon, la confusion se changea en colère en relevant que la veste de Harm et ses clés étaient parties.

 

Elle prit plusieurs inspirations profondes, essayant de se calmer. Ça ne marchait pas. Ses pieds l’emmenèrent vers la cuisine, ses yeux tombèrent sur la table…les papiers d’annulation. Elle les souleva et regarda les lignes écrites par Harmon Rabb Jr. dans son écriture habituelle.

 

Ses yeux se fermèrent tandis qu’ils se remplissaient de larmes. Un petit bout de papier sur le côté capta son attention. Elle le prit et le lu.

 

Sarah, Je veux que se soit réel. Harm.

 

Les papiers d’annulation tombèrent sur le sol tandis que ses mains se resserraient autour de la note. Bientôt, elle se replia contre le comptoir et se laissa glisser sur le sol, comme les larmes le long de ses joues, et la pluie dehors.

 

C’était réel pour moi. Dit Mac entre les sanglots, trouvant qu’en fait, la météo rencontrait son humeur.

 

 

FIN

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