Jusqu’à ce que la mort nous sépare…2ème partie
Disclaimer – «J’attends encore le jour où je pourrais
dire, que c’est tout à moi. Ouais, vas-y, rêve. JAG appartient à DPB, CBS et
Paramount – ou bien est-ce que j’ai manqué quelque chose, Carol?”-
Michi “ Je refuse d’arrêter de rêver. Viendra un jour…merde. Que
Dieu me soit témoin…oh, attendez ce n’est pas le bon film. Non, ce n’est pas à
moi.” - Carol
Résumé : C’est la seconde partie de Jusqu’à ce que la
mort nous sépare. Cette fois, Harm et Mac doivent faire face à quelques
conséquences de leurs actes. Être ou ne pas être, c’est toujours la question
ici aussi.
Note des auteurs : ( c’est un petit livre )
1. S’il vous plait, notez que nous avons décidé
d’utiliser notre privilège d’auteur. Donc, nous avons ajusté la chronologie de
Jag pour aller avec notre fanfiction…appréciez les changements. Et aussi, nous
ne sommes pas des docteurs ni n’en jouons pas à la TV.
2. Dr. Watermann et Dr. Harvey ont parlé et fait faire
plusieurs tests à leurs patientes Michi et Carol. Les docteurs ont décidé
qu’il y a un gêne diabolique et que ces deux femmes en sont en possession. Le
gêne en elles s’est transformé en quelque sorte et fait qu’elles deviennent
complètement diaboliques. Les docteurs ont recommandé qu’à la fois Carol et
Michi arrêtent de lire Comment devenir un Méchant par Neil Zawacki,
commencent à regarder Disney et mangent de grandes quantités de
chocolat. Depuis que les docteurs ont recommandé cela, plus personne n’a
entendu parler des docteurs Watermann et Harvey. Bwa-ha-ha-ha!!!!
3. Vous êtes tous persuadés que Michi et moi sommes
folles. Et bien, nous le sommes. Michi, comme d’habitude c’est super de
travailler avec toi et je suis un peu inquiète à propos de notre prochaine
collaboration…dans le bon sens. Plaisir, soirées prolongées les week-ends,
chocolat et Pepsi ont aidé à créer cette fanfiction. J’espère qu’elle plait à
tout le monde. Sourires - Carol
4. Carol…Ta Grandeur…Mon Maître, je dois me répéter. A
nouveau cela a été un plaisir de travailler avec toi. Je ne peux toujours
pas croire que tu me permets encore d’être la le chewing-gum sous ta chaussure.
Alors, allons chercher plus de chocolat et continuons le CV et MV. Les gars,
j’espère que vous apprécierez cette partie, tout comme nous – Michi
5. Nous voulons dire un énorme merci à Kay pour avoir
relu ça. Merci beaucoup de nous avoir aider, tu es une des meilleures.
7. Les feedback sont toujours appréciés. Bons ou
mauvais, on veut savoir…
Dimanche 30 novembre
9:15 AM
“ Continues; éventuellement, la douleur s’estompera. “
Pensa Mac pour elle-même en martelant le goudron. Elle courait depuis son
effondrement dans la cuisine deux heures plus tôt. Tous les muscles de son
corps lui faisaient mal, mais aucun autant que son cœur.
Elle tourna au coin de sa rue et se retrouva devant son
immeuble. Elle leva les yeux vers la fenêtre de sa chambre et décida de refaire
un petit tour autour de l’immeuble et peut-être dans le parc en face de la rue.
Elle commença à avancer vers la rue quand son téléphone sonna.
Mackenzie.
Dit-elle essoufflée dans l’appareil.
Colonel, vous
allez bien ? Demanda AJ avec de l’inquiétude dans la voix.
Mac commença à faire les cent pas de façon à ce que ses
muscles ne lui donnent pas de crampes.
Désolée,
Monsieur, vous m’avez surprise au milieu de mon jogging. Est-ce qu’il y a
quelque chose que je puisse faire pour vous ?
J’ai besoin
que vous veniez au Jag dès que possible. Lui dit-il.
Oui,
Monsieur. Répondit Mac tandis qu’elle entendait le téléphone se raccrocher.
9:30 AM
Mac arriva sur le plateau pour voir l’Amiral sortir de la
cuisine avec deux tasses de café dans les mains.
Quinze
minutes, Colonel. Sourit AJ.
Désolée,
Monsieur. J’ai pris tous les feux rouges. Le salua Mac.
C’est bon,
Mac. Le Secrétaire d’État à la Marine et moi avons besoin de vous parler. Dit
AJ en les guidant tous deux vers son bureau.
Le Secrétaire d’État à la Marine regardait par la fenêtre
du bureau quand Mac et AJ entrèrent dans la pièce.
J’aime cette
vue, AJ.
Merci,
Monsieur le Secrétaire, je l’aime aussi.
AJ tendit à Sheffield une tasse de café. Puis, Sheffield
se tourna vers Mac.
Colonel
Mackenzie, j’espère que l’on ne vous a pas réveillée ce matin.
Non,
Monsieur. J’étais déjà debout. Lui annonça Mac.
Il l’observa avec attention, son uniforme sans pli, un
maquillage minimaliste et les cheveux mouillés.
Vos cheveux
sont mouillés.
J’étais
dehors en train de faire un jogging, Monsieur.
Sheffield s’assit dans un fauteuil et fit signe à Mac et
AJ de s’asseoir dans les fauteuils regroupés devant le bureau de AJ.
Faire du
jogging est un loisir auquel je n’ai jamais été capable de m’intéresser.
Mac jeta un coup d’œil vers AJ se demandant pourquoi elle
était là. Sheffield releva le regard et lui sourit.
Ne vous en
faites pas, Colonel, nous ne sommes pas là pour discuter séances de remise en
forme. Que pensez-vous de l’Italie ?
L’Italie,
Monsieur ? Questionna Mac.
Oui,
l’Italie. C’est une péninsule en Europe entourée par la Méditerranée. Expliqua
Sheffield en plaisantant.
Mac gloussa doucement.
Les quelques
fois où j’y suis allée, j’ai apprécié, Monsieur.
Le Commandant
Hallworth, le chef des opérations du Jag à Naples a décidé de prendre un congé
pour convenances personnelles. On a diagnostiqué à sa femme une tumeur
inopérable au cerveau. Expliqua AJ.
Nous voulons
que vous le remplaciez. Termina Sheffield.
Mac ne pu cacher sa stupeur et sa surprise tandis qu’elle
regardait les deux hommes.
Moi,
Messieurs ?
Oui, vous
avez fait vos preuves dans ce bureau en tant que Chef d’État Major et vous vous
en êtes superbement sortie en tant que Juge. Déclara fièrement AJ.
J’ai passé
les derniers jours à examiner vos rapports et vos dossiers. Même avec ce qui
vient de se passer avec la CIA, vous avez prouvé que vous pouvez faire face à
toutes les situations. Lui dit Sheffield.
Mac resta silencieuse tandis que les deux hommes se
regardèrent brièvement.
Qu’en
pensez-vous, Mac ? Demanda AJ.
Je suis sous
le choc, Monsieur. Leur dit honnêtement Mac.
Ce poste est
une porte grande ouverte pour un futur poste de commandement et vous met en
position de force pour une promotion. Déclara AJ.
Sheffield prit une gorgée de son café.
On ne veut
pas vous presser, Colonel. Mais nous avons besoin d’une réponse.
Pour quand ?
Demanda Mac en se questionnant sur son avenir.
Sheffield regarda sa montre.
D’ici une
heure.
Mac secoua la tête. AJ la regarda se demandant encore ce
à quoi elle pensait.
Mac, vous
n’êtes pas obligée de le faire.
Je le ferais,
Monsieur. Les informa Mac. Quand dois-je être en Italie ?
Mardi,
Hallworth vous présentera à l’équipe et vous initiera aux operations du bureau.
Puis, après une semaine, il vous passera la main. Expliqua AJ.
Combien de
temps serais-je stationnée là-bas, Monsieur ? Demanda Mac.
Six
mois à un an. Les médecins de Madame Hallworth ont dit qu’elle avait environ
six mois à vivre. Dit AJ à Mac qui secouait la tête tandis que des millions de
pensées courraient à travers. Je demanderais au Lieutenant Sims de vous aider
pour tout ce dont vous aurez besoin. Donnez vos affaires à Turner et Roberts
demain durant la réunion de l’équipe et je dirais à Coates de vous donner les
informations concernant votre vol.
Merci,
Monsieur. Permission de me retirer ? Demanda Mac.
AJ retint un sourire.
Accordé.
Mac se mit au garde à vous et quitta le bureau.
Sheffield sourit en la regardant partir.
AJ, vous avez
un bon personnel. Je pense qu’elle va faire du bon boulot en Italie.
AJ sourit en accord et essaya d’ignorer la sonnette
d’alarme qui retentissait dans sa tête à propos de la décision rapide de Mac.
Je sais
qu’elle va faire du bon boulot.
Mac alla dans son bureau et se laissa tomber dans son
fauteuil.
Ta vie n’est
pas un tremblement de terre, c’est un putain de champ de mines dans un
tremblement de terre.
Chapitre 2/26
Lundi 1er décembre
Appartement de Mac
11:23 PM
Mac examina soigneusement son appartement. Elle avait
quitté le Jag à 7:06 et s’occupait des choses de dernière minute. Harriet avait
promit de s’occuper de quelques factures de Mac et d’autres bricoles. Mac alla
dans la cuisine et commença à passer en revue quelques papiers sur la table de
la cuisine. Ses pensées étaient tournées vers la journée chargée qu’elle avait
eue tandis qu’elle organisait les feuilles.
Hier, elle avait passé la majorité de la journée à écrire
des notes et trouver à qui attribuer telle affaire. Elle avait aussi emballé un
peu de son bureau pour que ce soit envoyé à son nouveau bureau à Naples.
Harriet avait promis d’emballer le reste et elle avait aussi dit qu’elle
remettrait tout en ordre pour son retour, même si ça voulait dire virer
quelqu’un de son bureau à coups de pieds.
Aujourd’hui, elle avait passé du temps à redistribuer ces
affaires, relever les problèmes et entrer en contact avec des témoins de
dernière minute pour les mettre sur la bonne liste. Ça lui avait prit jusqu’à
l’heure du repas où Harriet avait organisé un repas d’adieu rapide en son
honneur. Mac n’avait pas réellement le temps pour ça mais, Harriet avait
toujours la manière pour dire aux gens de faire les choses.
Après le repas, elle était allée au Pentagone pour
s’occuper de son transfert. Tous les papiers étaient en ordre mais il y avait
bien entendu quelques paperasses. Une fois qu’elle avait été capable de
quitter le Pentagone, elle avait eu des courses personnelles à s’occuper. Comme
appeler Chloé et oncle Matt pour leur dire la nouvelle, et les deux le prirent
très bien. Chloé avait demandé si elle pourrait venir lui rendre visite et Mac
lui avait dit qu’elle en parlerait à Martha.
Une fois qu’elle avait pensé qu’elle en avait fini avec
ses affaires personnelles, elle avait commencé à rentrer chez elle mais Bud
l’avait appelé parce qu’il y avait un problème avec une affaire qu’elle lui
avait donné. Alors, elle était retournée au Jag et s’était occupée du problème
qui n’était pas si gros qu’il y paraissait. Après avoir finalement terminé
là-bas et avoir fait approuvé ses ordres par l’Amiral, Coates lui avait donné
son itinéraire de voyage et elle était partie.
Ses mains tombèrent sur les papiers d’annulation et elle
mit de côté tout sentiment associé avec eux. Elle attrapa un bout de papier et
écrivit un mot rapide. Puis, elle attrapa l’enveloppe et y nota l’adresse de
Harm, mit les papiers dedans avec sa note et la ferma.
Comment as-tu
pu oublier ça, Mackenzie ? Se maudit Mac. Il devra s’en occuper.
Mac mit l’enveloppe à côté de son bagage à main. Elle le
mettrait à la boite au lettres avant que le taxi ne vienne la prendre à 4:35
pour son vol prévu de décoller à 6:45 de Dulles. Mac remercia sa bonne
étoile que ce ne fut pas un vol militaire. Plus longs ils étaient, pires ils
étaient.
( 2 semaines plus tard )
Appartement de Harm
10:23 PM
Harm ouvrit la porte de son appartement en la poussant et
en essayant de ne rien faire tomber. Par-dessus son épaule, il avait son sac de
marin, une valise à roulette sur le sol et ses mains débordaient avec deux
paquets et avec ce qui ressemblait à des milliers de factures. Il soupira
lourdement en entrant dans son appartement, le sac et la valise finissant en
tas sur le sol tandis que les factures, lettres et paquets tombèrent sur le
comptoir.
C’est bon
d’être à la maison. Marmonna-t-il à lui-même avant de faire demi-tour et de
fermer la porte avant de la verrouiller.
Tandis qu’il retournait vers le comptoir, son estomac
commença à lui parler. Il ouvrit son frigo pour découvrir que la lumière
illuminait du pain moisi, quelque chose qui était maintenant une très bonne
expérience scientifique, de l’eau, du jus de pommes et de la bière. Attrapant
une bière, il décrocha le téléphone et composa le numéro pour commander
chinois. Heureusement pour lui, l’endroit le connaissait et il serait livré
sans que ça lui coûte aucun effort pour aller dans cette partie de la ville et
aussi tard.
Une fois que la nourriture fut commandée, il commença à
passer en revue le courrier. Il y avait un paquet de sa mère et de sa
grand-mère. Il les ouvrit, content de voir qu’il s’agissait de cadeaux de Noël
et il releva dans sa tête de se rappeler d’aller faire les boutiques ce
week-end pour elles et quelques autres. Il commença à survoler les lettres; il
y avait quelques cartes de Noël précoces. Une autre était de Renée. Elle,
Cyrus, et les jumelles allaient bien et tout était parfait.
« Parfait pour elle. » Harm sourit en
regardant la photo des jumelles; assez bizarrement, elles ressemblaient à Cyrus
avec leurs cheveux noirs.
Il fit une pile avec les factures et allait commencer
avec quelques autres enveloppes de plus quand on frappa à la porte. Il regarda
à travers le judas, sourit et ouvrit.
Hey, Hank.
Hey, M.Rabb.
Ça fera 12.34 $. Comment allez-vous ? Demanda Hank en tendant le sac de
nourriture à Harm.
Bien, et vous
? Demanda Harm au collégien tandis qu’il attrapait son portefeuille et en
sortit un billet de 20$.
Génial. Je
vous ai vu sur ZNN. C’était quelque chose de très cool ce que vous avez fait
avec cet avion. Vont-ils vous donner une récompense ou quelque chose ?
Harm grimaça tandis que Hank prenait l’argent.
Ou quelque
chose. Gardez la monnaie, Hank.
Merci,
M.Rabb. Bonne soirée. Dit Hank en marchant dans le couloir.
Harm ferma la porte et retourna au comptoir en essayant
de se sortir les paroles de Hank de la tête. « Ouais, la CIA a été
assez gentille pour mettre en boite mes fesses pour cette acrobatie. »
Harm commença à manger son dîner tardif en feuilletant le
magazine Flight devant lui. Quand il eut terminé de lire le magazine, il le mit
de côté pour révéler une autre lettre. Il retourna l’enveloppe pour découvrir
l’écriture de Mac. Son cœur s’arrêta en regardant son nom écrit sur le devant.
Ses doigts palpèrent le papier à l’intérieur de
l’enveloppe fermée et il se demanda ce qu’elle avait écrit qui pouvait être si
épais. Son esprit commença alors à lui crier après pour être parti cette
nuit-là…pour l’avoir quittée. Il laissa tomber l’enveloppe et alla dans le
salon avec sa boite de poulet et de brocolis.
En s’asseyant sur le divan en essayant de se concentrer
sur son dîner et sur combien il était heureux d’être à la maison, il continua
de se trouver à jeter des coups d’œil vers l’enveloppe de Mac. Il essaya de
faire disparaître la lettre mentalement mais il souhaita aussi que ce soit Mac
qui fut là-bas sur le tabouret et non la lettre sur la table.
Après quelques minutes, il abandonna finalement et
retourna vers le comptoir. Il attrapa l’enveloppe et commença à en tirer le
coin puis s’arrêta.
Pas
maintenant.
Il prit alors l’enveloppe et ouvrit le tiroir de son
bureau. Il regarda à nouveau l’enveloppe et soupira avant de la jeter dans le
tiroir.
Elle me hurle
probablement dessus de toute façon. Murmura-t-il en retournant à son dîner,
retenant la peur dans son corps au sujet de la lettre.
Chapitre 3/26
Mardi 16 décembre
11:45 AM
JAG – Naples, Italie
Mac était assise dans son nouveau bureau et travaillait
sur quelques dossiers d’affaires quand son aide de camp, le quartier-maître
Lois Banker, l’appela par l’interphone. La main de Mac appuya sur le bouton du
haut-parleur.
Oui,
quartier-maître.
Madame, il y
a un monsieur ici pour vous voir. Dit Lois la voix légèrement tremblante.
Mac regarda sa porte en se demandant qui était derrière
le chêne fermé.
Un monsieur ?
Oui, Madame.
Est-ce qu’il
a un rendez-vous ? Demanda Mac en fermant le dossier.
Lois prit une seconde pour répondre.
Non, Madame.
Il dit qu’il est un ami.
Mac soupira.
Envoyez-le-moi.
Oui, Madame.
Agréa Lois avant de raccrocher.
Quelques secondes plus tard, la porte du bureau de Mac
s’ouvrit et Clayton Webb entra. Mac leva les yeux vers lui et sentit sa colère
envers lui grandir. Elle jeta un regard vers Lois qui se tenait à sa porte.
Merci,
quartier-maître. Dit Mac poliment tandis que Clay souriait à la jeune femme.
Ça te va bien
d’être derrière ce bureau, Mac. Sourit Clay.
Mac leva les yeux vers lui.
Comment va le
nez ?
Son sourire disparu de son visage.
Bien, je peux
enfin respirer à nouveau.
J’aurais du
te frapper plus fort. Marmonna Mac.
Clay prit sur lui de s’asseoir dans un fauteuil devant
son bureau et de l’observer. Mac croisa les bras devant sa poitrine.
Si tu es là
pour emprunter des gens de mon bureau, la réponse est non.
Je ne suis
pas là pour emprunter quiconque.
Bien.
Répondit Mac sèchement. Alors dis-moi pourquoi tu es là.
Je suis là
pour faire amende honorable. Déclara Clay.
Excuse
acceptée, tu peux partir maintenant. Lui dit Mac.
Laisse-moi
t’emmener déjeuner.
Non.
Sarah, s’il
te plait. Je veux te parler.
Mac soupira sachant qu’il n’allait pas partir.
A quel propos
?
Nous.
Je vais
rendre cette conversation rapide. Il n’y a pas de nous, et il n’y aura jamais
de nous.
Mac, un
déjeuner et puis je quitte ta vie pour toujours. Supplia Clay.
Mac réfléchit à ses mots. Elle décrocha son téléphone et
attendit que Lois réponde.
Est-ce que
j’ai quelqu’un qui doit passer dans la prochaine heure ? …Ok. Je vais sortir
pour déjeuner, j’aurais mon portable avec moi si quoique ce soit arrive.
Elle raccrocha le téléphone.
Tu as une
heure.
Clay sourit en se levant.
Génial. Je
connais ce super petit café à quelques pâtés de maisons. On peut y aller en
marchant, c’est une belle journée.
Mac se leva et attrapa son manteau et sa coiffe.
Ne me le fais
pas regretter.
12:32 PM
Café Gambrinus
Mac et Clay venaient juste de terminer leur repas dans le
petit café. Ils échangeaient une conversation basique sur tout et rien, et Mac
attendait juste que Clay lâche sa nouvelle.
Je suis en
mission. Lui annonça Clay tandis qu’ils savouraient le dessert.
C’est bien.
Dit Mac calmement avant de prendre un morceau du doux chocolat.
Clay la regarda profondément.
Je vais être
parti pendant un moment.
Clay,
pourquoi me dis-tu ça ?
Je veux juste
savoir…il n’y a aucune chance du tout pour nous ?
Mac essaya de ne pas rire de lui.
Non, Clay, il
n’y en a pas. Je ne suis pas sure qu’il y en ai jamais eu une du tout.
Est-ce que tu
l’aimes ?
Qui ? Demanda
Mac en espérant que Clay ne mettrait pas sur le tapis le nom de Harm.
Harm.
Clay, je ne
suis pas ici pour parler de Harm ou de toi en la circonstance. Déclara Mac
avant de finir son café. Si tu veux que je te souhaite bonne chance pour ta
mission, je le ferais, mais ne me demande pas de répondre à des questions sur
une relation qui n’allait nulle part.
Clay pensa quelques secondes à ses mots. Il se demandait
si la relation qu’elle avait mentionnée était la sienne ou celle de Harm.
Est-ce qu’on
peut au moins être amis ?
Et que
dirais-tu de connaissances ? Suggéra Mac.
Clay secoua la tête avec regrets sachant qu’il ne serait
jamais plus pour Mac. Elle termina son café.
J’ai besoin
de retourner au bureau.
Clay se leva ainsi que Mac.
Ouais. Ça te
plait ici ?
Oui.
Mac sourit.
C’est juste
ce dont j’avais besoin.
Mac, je ne
sais pas si ça signifie grand chose mais je suis fier que tu ai obtenu ce
commandement. Lui dit gentiment Clay.
Mac lui retourna un doux sourire tandis qu’ils sortaient
du café.
Merci, Clay
et bonne chance pour ta mission.
Merci, Mac.
Dit Clay tandis qu’elle repartait dans la rue en direction du bureau du Jag et
hors de sa vie personnelle.
Mac, attends
! La rappela Clay en marchant rapidement vers elle.
Qu’est-ce
qu’il y a, Clay ? Demanda Mac légèrement ennuyée en s’arrêtant.
S’il te
plait, dînes avec moi ce soir.
Non.
Aller, Sarah,
un dernier dîner avant que je sorte de ta vie. Supplia Clay.
Tu avais déjà
dit ça à propos du déjeuner et tu es toujours ici.
S’il te
plait.
Ok. Quand et
où ?
Je passerai
te prendre à 19h.
Non, dis-moi juste
quand et où, et je serais là.
Clay lui donna les informations dont elle avait besoin et
elle retourna à son bureau.
Clay la regarda et sourit. « Ce n’est pas encore
terminé, Sarah. Ce n’est pas encore terminé. » Pensa-t-il avant de
faire demi-tour et de retourner à son hôtel.
Dimanche 21 décembre
7:12 PM
Aéroport National Ronald Regan
Harm souriait tandis qu’il se tenait à côté du tapis à
bagages, heureux d’être à la maison mais aussi un petit peu triste que sa
visite à sa mère et Frank soit terminée. Puisqu’il n’avait plus de travail, il
avait décidé de faire un petit voyage pour rendre visite à sa mère et lui
annoncer la nouvelle. Il devait admettre qu’elle l’avait très bien pris et que
ça avait pris à Frank seulement cinq minutes avant qu’il ne lui offre un
travail. L’offre avait été déclinée à moins qu’il ne puisse trouver un travail
d’ici deux mois. Il aurait bien voulu passer Noël avec eux en Californie mais
ils allaient passer les vacances à Hawaï. Il avait décidé qu’il était
temps de rentrer à Washington.
Harm attrapa son sac et commença à sortir de l’aire quand
il entendit son nom. Il se retourna et essaya de ne pas grimacer en regardant
Clayton Webb s’approcher de lui.
Clay. Dit
Harm d’une voix normale.
Comment allez-vous,
Harm ? Demanda Clay tandis que les deux hommes se dirigeaient vers la sortie.
Je vais bien.
Toujours sans
emploi ?
Vous n’avez
rien à voir là-dedans, n’est-ce pas ? Demanda Harm.
Clay rigola.
Je n’ai pas autant
d’influence. En plus, j’ai été en Italie durant ces dernières semaines.
Italie ?
Qu’est-ce qu’il y a en Italie ? Demanda Harm en s’interrogeant sur quoi Clay
travaillait.
Sarah.
Répondit Clay.
Mac est en
Italie ? Répéta Harm.
Clay regarda Harm et su qu’il y avait une histoire
là-dessous.
Ouais, elle
fait tourner le Jag à Naples.
Waouh. Dit
Harm d’un ton surpris. Comment va-t-elle ?
Clay sourit tandis qu’ils sortaient.
Bien. Je
pense que l’Italie lui va bien, elle est plus belle que jamais.
Harm ne dit rien et secoua simplement la tête.
On a passé du
temps ensemble à discuter de notre relation. Lui dit Clay en essayant de
soutirer quelque émotion de l’homme.
Et bien,
bonne chance là, Clay. Déclara Harm, en déstabilisant Clay.
Clay décida de faire un dernier effort.
On a parlé de
notre futur.
Harm en avait entendu assez et décida qu’il était temps
de partir.
Je dois
rentrer chez moi et essayer de trouver un travail. Je vous vois dans le coin,
Clay.
A bientôt, Harm.
Dit Clay tandis que Harm allait rapidement vers le parking.
Une fois que Harm fut hors de portée, Clay réfléchit aux
conversations qu’il avait eues avec Mac et celle avec Harm.
Que diable
s’est-il passé entre vous deux ?
N’essayant même pas de répondre, Clay alla vers le point
de ramassage où il était certain que la limousine l’attendait.
Chapitre 5/26
Lundi 22 décembre
7:23 PM
Résidence des Roberts
Je suis
tellement heureuse que vous ayez pu vous joindre à nous pour le dîner,
Monsieur. Dit Harriet tandis qu’elle et Harm débarrassaient la table des restes
de leur repas.
C’est Harm,
Harriet. Je ne suis plus dans la Marine.
Harm lui sourit.
Avez-vous eu
des nouvelles du Colonel Mackenzie ? Demanda Bud tandis que lui et le petit AJ
revenaient dans la pièce pour aider.
Non, mais je
suis sur qu’elle va bien.
Harm tendit à Harriet une assiette de la table.
Nous avons en
fait reçu un paquet de sa part aujourd’hui au courrier, Bud. J’ai du oublier de
te le dire. Informa Harriet son mari. Elle a écrit un petit mot et elle a dit
qu’elle allait essayer de demander un transfert pour moi. Il semble que le
responsable du bureau ai besoin d’un entraînement à l’organisation.
Bud sourit et il était sur le point de dire quelque chose
quand la sonnette de la porte d’entrée retentit.
Je peux y
aller, papa ? Demanda AJ.
Regarde
d’abord par la fenêtre. Dit Bud tandis qu’AJ sautait vers la porte.
Harriet sourit.
Il aime
parler aux gens.
C’est oncle
AJ. Déclara AJ en ouvrant la porte.
Bud lança un regard nerveux à Harriet et alla dans
l’entrée pour saluer leur supérieur. Harriet jeta un coup d’œil à Harm tandis
que Bud sortait de la pièce.
Il ne va pas
vous mordre, Harm. Dit Harriet.
Il pourrait
si on lui en donnait la chance. Marmonna Harm tandis qu’Harriet le tirait dans
l’entrée.
Harm et Harriet arrivèrent dans le salon où le petit AJ
était en train de montrer à son oncle le sapin et les cadeaux.
Ceux-là sont
pour Jimmy, mais je ne pense pas qu’il va être capable de les déballer. Informa
AJ à l’homme plus âgé.
Probablement
pas, AJ. Dit AJ en souriant devant l’enthousiasme du jeune garçon.
Il se retourna pour saluer Harriet et fut quelque peu
surpris de voir Harm se tenir là aussi.
Harriet,
c’est un très bel arbre.
Merci,
Monsieur. Sourit Harriet.
Harm. Dit AJ
en essayant de tester les eaux avec Harm.
AJ. Dit Harm
en retour, souriant à lui-même pour ne pas avoir dit « Monsieur. »
Harriet jeta un regard à Bud qui était toujours surpris de
trouver Chegwidden dans leur maison. Elle était sur le point de demander
pourquoi il était là mais s’aperçue que Bud tenait un dossier. Elle sourit en
réalisant qu’il avait du l’entendre dire à Bud que Harm venait pour dîner et
avait décidé de s’arrêter.
Monsieur, on
allait juste prendre un café. En voudriez-vous une tasse ? Demanda Bud.
Avec plaisir,
Bud. Merci. Accepta poliment AJ.
Super, on va
chercher ce café. Sourit Harriet en tendant sa main pour que le petit AJ la
prenne.
Le petit AJ leva les yeux vers elle et prit la main de sa
mère, même s’il voulait rester et parler à ses oncles. Bud regarda les deux
hommes et pensa qu’ils pouvaient vouloir un peu de temps pour discuter de
certaines choses.
Je vais voir
Jimmy. Leur dit Bud avant de quitter la pièce.
AJ et Harm restèrent silencieux quelques minutes.
Alors, Harm,
que faites-vous maintenant ?
Je mets à
jour mon CV, AJ. Et vous ?
J’organise un
foutu mariage. Je jure que Meredith veut les choses les plus étranges à la
réception. Marmonna AJ. Aucune perspective pour un boulot ?
J’ai eu
quelques entretiens en ville et même un au bureau du procureur.
Pourquoi ne
vous arrêteriez-vous pas au Jag demain ? Je peux voir s’il y a quoique ce soit
que je puisse faire. Offrit AJ.
Harm lança à AJ un regard bizarre.
Vous pensez
qu’il pourrait y avoir quelque chose ?
Ça se
pourrait. Il me manque un avocat depuis sept mois maintenant et mon Chef du
personnel joue au Jag actuellement en Italie. L’informa AJ.
Harm réfléchit une seconde.
A quelle
heure dois-je arriver pour mon rendez-vous, Monsieur ?
AJ sourit presque.
Que
dites-vous de 11 heures ? Nous discuterons de tout à ce moment-là.
Ça me semble
bien. Dit Harm tandis qu’Harriet entrait dans la pièce avec un plateau de café et
AJ à côté d’elle avec le sucre et le lait.
Mardi 23 décembre
11:34
Harm était arrivé à l’heure et AJ n’avait pas perdu de
temps pour offrir à Harm de lui rendre son poste. Ça avait prit à AJ quelques
cajoleries mais Harm avait rapidement accepté l’offre. Ils avaient également
parlé d’autres problèmes entre eux.
Ça va être
dur pendant un temps. Une partie de l’équipe est toujours submergée sous les
affaires de Imes et il nous manque toujours des avocats. Dit AJ à Harm.
Harm lui jeta un regard.
Aucune chance
qu’on puisse nous en envoyer un, Monsieur ?
AJ ricana sèchement.
J’en demande
un depuis mai. Avec ma chance, maintenant que vous êtes de retour, ils ne vont
pas nous en envoyer un du tout.
Et le
programme de stages ? Demanda Harm.
Le Secrétaire
d’État à la Marine a décidé de les faire commencer dans des bureaux plus
petits. Quelque chose à propos de ne pas les jeter aux loups. Lui expliqua AJ.
Vous pouvez recommencer demain.
Oui,
Monsieur. Dit joyeusement Harm.
Vous
déménagerez, temporairement, dans le bureau du Colonel Mackenzie. Je
demanderais au Lieutenant Sims de finir de déménager ses affaires. Lui dit AJ.
Il lui jeta un coup d’œil et remarqua un léger regard
bizarre sur son visage.
Est-ce qu’il
y a un problème avec ça ?
Non, Monsieur.
Répondit Harm.
AJ décida d’insister sur le problème.
Est-ce qu’il
y a eu quelque chose qui s’est passé entre vous et le Colonel Mackenzie dont je
devrais être au courant ?
Non,
Monsieur. Mentit Harm.
Une fois
qu’elle sera de retour, nous vous relogerons dans un autre bureau.
Quand
reviendra-t-elle, Monsieur ?
Entre 6 mois
à un an.
Harm secoua la tête, espérant que ça serait assez de
temps pour eux pour surmonter leur passé.
Est-ce qu’il
y aura autre chose, Monsieur ?
Non,
Capitaine, ça sera tout. Présentez-vous au rapport ici demain à 8heures
précises pour vos affaires. Rompez. Dit AJ fièrement à Harm.
A vos ordres,
Monsieur. Dit Harm en se mettant au garde à vous.
Puis il quitta le bureau. Tandis qu’il sortait, Jen le
regarda et Harm sourit. Jen sautait de joie intérieurement à la pensée que Harm
était de retour au bureau. Harm sortit du bureau et attendit l’ascenseur. Quand
les portes s’ouvrirent, il entra, appuya sur le bouton et regarda les portes se
fermer. En faisant ça, un sourire grandit sur son visage et il commença à
chantonner doucement une chanson familière pour lui-même.
« Dans
la Marine, oui vous pouvez naviguer sur les 7 mers. Dans la Marine, oui vous
pouvez mettre votre esprit au repos. Dans la Marine, venez maintenant, prenez
position. Ils vous veulent ! Ils vous veulent comme nouvelle recrue ! » (
NDLR : In The Navy, Village People )
AJ s’arrêta tandis qu’il passait près de la cage
d’ascenseur quand il entendit une chanson familière.
Qui eut cru
que Rabb connaissait celle-là ?
Chapitre 6/26
21 janvier
1:03 PM
JAG, Italie
Mac était assise à son bureau et finissait encore un
autre ginger ale. Son estomac lui causait encore des tracas; elle se sentait
nauséeuse depuis qu’elle s’était levée ce matin.
Ce putain de stress
va me tuer. Marmonna Mac pour elle-même.
Elle était sur le point de se lever quand Lois frappa à
la porte ouverte.
Madame, votre
rendez-vous de 13h est là.
Mac sourit en se rappelant qui était son rendez-vous de
13h.
Envoyez-le-moi,
Lois.
Lois acquiesça et laissa entrer l’homme dans le bureau.
Mac se mit au garde à vous et il rigola.
Je suis en
vacances, Mac, repos.
Mac rigola avec lui.
Je suis
désolée, Amiral. Comment allez-vous ?
Je vais bien.
C’est bon d’être de retour en Italie.
AJ sourit en examinant son bureau.
Pas aussi
grand que le mien, mais jolie vue.
C’est un
bureau agréable, Monsieur.
Mac sourit jusqu’à ce qu’elle entende une voix s’élever
depuis le plateau des opérations.
Parfois.
Un des votres
? Demanda AJ tandis qu’une autre voix se joignait à la première.
Mac secoua la tête.
Monsieur, je
veux m’excuser pour toutes les fois durant ces huit dernières années où je vous
ai causé du stress pendant n’importes lesquelles de toutes mes affaires.
AJ gloussa.
Excuses acceptées.
Asseyez-vous,
Monsieur, je vous en prie. Ça me prendra seulement une minute pour m’occuper
d’eux. Dit Mac avant de quitter le bureau.
AJ s’assit et rigola à l’idée de Mac devant traiter avec
les mêmes choses que lui. Mac grogna pour elle-même en sortant de son bureau : “
Je jure que je vais les faire s’affronter en duel un jour.”
Elle entra sur le plateau en pensant aux deux jeunes
gens. Les Lieutenants Gale Martin et Doug Rogers allaient être tous les deux de
bons avocats un jour. Ils avaient seulement un problème mineur, ils se
disputaient trop quand ils travaillaient sur leurs affaires, surtout quand ils
travaillaient ensembles.
Garde à vous
! Cria Lois quand Mac approcha du plateau.
Toute l’activité sur le plateau s’arrêta et tout le monde
se mit au garde à vous. Mac s’avança à grands pas directement devant Rogers et
Martin.
Avons-nous un
problème, Lieutenants ?
Non, Madame.
Répondirent-ils tous deux.
Êtes-vous
sûrs ? Parce que ça ne m’a certainement pas semblé être le cas. Leur déclara
Mac.
Rogers décida de couvrir leurs arrières.
Nous
discutions de l’affaire, Madame. Et je pense que nos mots se sont un peu
échauffés.
Échauffés ?
Oui, Madame.
Ça ne se renouvellera pas. Répliqua Martin.
Mac les regarda et décida de laisser tomber.
Si cela se
reproduit, vous vous retrouverez tous les deux dans l’Arctique. Est-ce qu’on se
comprend ?
Oui, Madame.
Répliquèrent-ils tous deux.
Bien et la
prochaine fois que vous avez une discussion gardez-là jusqu'à ce que vous soyez
dans vos bureaux. Ajouta Mac avant de retourner dans le sien, laissant les
officiers réprimandés là pour réfléchir à ses mots.
AJ sourit quand Mac entra dans son bureau.
On dirait que
vos avez les mains pleines.
Oui,
Monsieur. Je viens juste…
Mac s’arrêta à mi-phrase en se sentant légèrement
étourdie.
Mac ? Demanda
AJ en se levant pour la regarder.
Mac ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais rien ne
sortit. Elle le dévisagea d’un air absent tandis que la couleur disparaissait
de son visage. Ses yeux se fermèrent lentement et ses genoux se dérobèrent. AJ
l’observait quand elle commença à défaillir, allant rapidement à ses côtés et
l’aidant à la guider vers le sol.
Lois observa la scène depuis son bureau et couru dans le
bureau.
Que puis-je
faire, Monsieur ?
Appelez un
infirmier. Ordonna AJ en étendant Mac sur le sol, dénouant sa cravate,
défaisant les premiers boutons de sa chemise et de sa veste.
Lois couru vers son téléphone et appela le premier
infirmier qui était stationné dans l’immeuble. Une fois qu’elle eut terminé de
parler avec lui, elle retourna dans le bureau.
Il sera là
dans une minute, Monsieur.
Bien. Dit AJ.
Que s’est-il
passé, Monsieur ? Demanda Lois en regardant son commandant inconscient.
Je ne sais
pas. Elle est revenue et commençait à dire quelque chose quand elle s’est
écroulée.
L’infirmier passa la porte avec sa trousse de premiers
secours.
Que s’est-il
passé ?
Elle s’est
évanouie. Dit AJ à l’infirmier.
Ce dernier regarda AJ puis plongea dans son sac et en
sorti des sels. Il les agita devant le nez de Mac. Après quelques passages, Mac
gémit et il arrêta.
Aller,
Colonel, il est temps de vous réveiller.
Mac ouvrit lentement les yeux et regarda AJ avec
confusion.
Que s’est-il
passé ?
Vous vous
êtes évanouie. Lui dit AJ.
Mac essaya de s’asseoir mais l’infirmier et AJ la
maintinrent au sol.
Je vais bien.
Je serais le
juge de ça, Madame. Répliqua l’infirmier en sortant un instrument et en
commençant à vérifier les signes vitaux de Mac.
Puis-je au
moins m’asseoir ? Demanda Mac tandis qu’il finissait de regarder ses yeux avec
le petit stylo-torche.
Doucement.
Mac s’assit lentement et se sentie seulement faiblement
étourdie. L’infirmier prit sa tension.
Elle est un
peu haute.
Mac se retint de le mettre au courant de son travail.
Je vais bien.
Madame, cela
vous est-il déjà arrivé auparavant ? Demanda l’infirmier.
Non.
Et hier,
Madame ? Demanda Lois.
Hier ? Dit AJ
en regardant Lois, puis Mac.
Je ne me suis
pas évanouie. Dit Mac à Lois.
Non, mais
vous avez été étourdie et vous m’avez dit que c’était arrivé de temps en temps
ces derniers jours. Dit Lois au petit groupe.
L’infirmier regarda Mac.
Madame, je
vais devoir vous demander d’aller à l’hôpital de la base et de vous faire
contrôler par le médecin.
Je vais bien
et je…Commença à dire Mac.
Je fais jouer
le grade, Colonel. Dit AJ de sa voix autoritaire. Vous allez suivre ses ordres.
Mac se mordit la langue.
Oui,
Monsieur.
2:34 PM
Mac était assise au bord du lit d’hôpital attendant que le
médecin revienne avec les résultats de quelques tests de routine. AJ
entra dans la chambre avec un plateau de la cafétéria.
Ils n’avaient
pas beaucoup de choix. Salade de thon ou sandwich à la dinde ?
Mac regarda les deux.
La dinde.
AJ lui tendit le sandwich et une bouteille de jus de
fruit.
Est-ce que le
médecin est déjà revenu ?
Pas encore,
Monsieur. Dit Mac entre deux bouchées de son sandwich. Vous n’avez pas besoin
de rester, Monsieur. Il va juste revenir et me dire que j’ai besoin de manger mieux
et de ne pas laisser le stress avoir le meilleur sur moi.
Alors
j’attendrais et l’entendrais de sa bouche.
AJ pointa son sandwich du doigt.
Mangez,
Colonel.
Oui,
Monsieur.
Mac gloussa. Ils mangèrent dans un relatif silence jusqu’à
ce que Mac demande :
Alors, qui
surveille le JAG pendant que vous êtes en vacances, Monsieur ?
Turner, j’ai
pensé qu’il pourrait faire du bon travail en gardant l’endroit.
Ce sera
probablement le cas. Dit Mac avant de terminer son sandwich et son jus.
Elle les posa sur la petite table.
Je déteste
les hôpitaux.
Je suis sur
que le médecin va revenir dans un moment. Dit AJ en essayant de calmer les
nerfs de Mac ou bien était-ce pour calmer les siens ?
Comme réponse, le médecin entra dans la chambre.
Colonel,
Monsieur, je suis désolé que ça ait prit autant de temps. Notre labo a tendance
à tourner lentement à l’heure du repas. Leur dit le Commandant Chapman.
AJ regarda Mac.
Voulez-vous
que je sorte ?
Non,
Monsieur. Je vous ai déjà dit ce qu’il allait dire. Déclara Mac.
Chapman regarda Mac légèrement surpris.
Donc vous
savez ?
Je devrais
manger mieux et essayer de ne pas laisser le stress avoir le dessus. Lui dit
Mac.
Et le reste ?
Le reste ?
Lui demanda Mac.
Que vous êtes
enceinte ?
Mac le dévisagea.
Je suis quoi
?
Enceinte,
probablement de moins de dix semaines. J’aimerai faire une échographie juste
pour être sur. Lui dit Chapman.
Mac continua de le regarder.
Je suis
enceinte.
Je devine que
ça n’était pas prévu ? Demanda Chapman.
Mac laissa échapper un ricanement amer.
Rien n’est
planifié dans ma vie, Commandant.
AJ observa Mac avec de la stupeur sur son visage.
Mac, vous
allez bien ?
Je ne crois
pas, Monsieur. Lui dit Mac honnêtement.
Chapman regarda Mac.
Colonel, je
voudrais vraiment faire l’échographie maintenant. Ça nous donnera une meilleure
estimation de l’âge du fœtus.
Ok. Dit Mac
tandis que les paroles commençaient à prendre sens en elle.
Laissez-moi
juste aller chercher la machine. Dit Chapman avant de quitter la pièce.
AJ se leva du fauteuil près de la tête du lit.
Je serai
dehors.
Monsieur,
j’aimerais que vous restiez. Je pense que je vais avoir besoin d’un peu d’aide
sur ce coup-là. Le supplia presque Mac.
AJ regarda son visage et pu dire qu’elle avait peur.
Bien sûr,
Mac. Mais je pense que pour le reste de la journée, vous devriez m’appeler AJ.
Quelque part, je ne pense pas que votre commandant devrait être là.
Mac gloussa.
Merci, AJ.
AJ se rassit en envoyant à Mac un sourire d’encouragement.
Chapman revint dans la pièce avec la machine sur roulette et une infirmière.
Allongez-vous,
Colonel.
Mac s’allongea sur le lit et l’infirmière souleva la
chemise de Mac au-dessus de sa taille et déposa un peu de gel clair sur son
ventre. Chapman appuya alors la petite baguette sur le secteur à la recherche
du petit bébé.
Bingo. Sourit
Chapman.
L’infirmière regarda le petit écran.
Environ huit
semaines.
Chapman regarda d’un peu plus près le petit amas en noir
et blanc.
Huit
semaines.
Il appuya sur un bouton à côté de l’écran et retira la
baguette du ventre de Mac. L’infirmière essuya le ventre de Mac et l’aida à
s’asseoir. Chapman montra l’écran à Mac.
Je sais que
c’est dur à voir. Mais cette masse juste là, c’est votre bébé.
Mac regarda avec attention l’écran.
Waouh.
Je vais
demander à l’infirmière de vous imprimer ça. Avez vous eu des nausées matinales
? Demanda Chapman en tendant l’ultrason à l’infirmière qui quittait la pièce.
Je me suis
sentie nauséeuse mais rien d’autre. Lui dit Mac.
Chapman sortit son carnet de prescription et écrit
dessus.
C’est une
prescription pour des vitamines. Je veux que vous veniez pour un examen mensuel
avec un obstétricien. Je vais vous recommander le Capitaine Kyle Henning, il a
mis mon fils au monde.
Il tendit à Mac deux bouts de papier.
Vous avez
besoin de manger mieux et essayer d’évacuer le stress, Colonel. Si vous avez
des questions sur la grossesse, le Capitaine Henning pourra y répondre.
Il marqua une pause et la regarda.
Vous avez des
questions ?
Des millions.
Dit Mac nerveusement.
C’est une
grosse nouvelle mais ne vous en faites pas, restez simplement en bonne santé et
tout devrait bien aller. La rassura Chapman tandis que l’infirmière revenait.
Elle tendit à Chapman la photo et il la donna à Mac.
Félicitations.
Merci,
Commandant. Dit Mac avant qu’il ne quitte la pièce.
AJ se leva et s’assit à côté d’elle sur le lit et regarda
la photo.
C’est un
petit peu flou. Essaya-t-il de plaisanter.
Mac le regarda.
Et bien, il
semble que je n’ai pas besoin de ces deux semaines pour avertir mon commandant.
Félicitations,
Sarah.
Merci, AJ.
Elle regarda la photo avec crainte maintenant.
Je vais être
maman.
AJ secoua la tête et se demanda qui était le père. Au
lieu de lui poser la question, il en choisit une autre.
Et bien,
puisque nos plans pour déjeuner ont changé, pourquoi Meredith et moi ne vous
emmènerions pas dîner ce soir ?
Mac regarda la photo dans ses mains.
Je ne pense
pas que je vais être prête pour de la compagnie ce soir, Monsieur.
Mac, vous
avez besoin de manger et Meredith aimerait vous revoir. Si ça aide, je ne lui
dirais rien pour le bébé.
J’apprécierais,
Monsieur, si vous ne le disiez à personne.
AJ la regarda avec surprise.
Les gens le
découvriront.
Je sais,
Monsieur. Je veux juste annoncer la nouvelle moi-même.
Compris, Mac.
Mais Meredith et moi passerons vous prendre à 19h pour dîner. Il y a un petit
café où elle veut aller et elle a fait une réservation pour trois hier soir.
Mac rigola.
Harriet
déteint sur vous.
En effet.
Rigola AJ avant de prendre doucement sa main. Je veux simplement m’assurer que
vous allez bien aller, Sarah.
Mac étreignit sa main.
Ça ira.
Appartement de Mac
9:16 PM
Naples, Italie
Mac était revenue du dîner avec Meredith et AJ il y avait
de cela environ dix minutes. Elle avait prit une douche et était maintenant
assise sur son divan en pyjamas, regardant la photo de son bébé. C’était
tellement tout petit et grandissant en elle.
« Que Diable vais-je faire ? »
murmura-t-elle en se levant pour arpenter la pièce. Après quelques tours autour
de la pièce, elle remarqua une photo au bout de sa table. C’était elle, le
petit AJ et Harm. Elle l’attrapa et retourna sur le divan, prenant aussi
l’autre photo de l’échographie.
« Félicitations, Harm, tu es papa. » Elle laissa
son esprit se demander à quoi ressemblerait le bébé. Yeux bleus ou bruns ? Un
garçon ou une fille ? Son nez ou le sien à elle ? Puis ses pensées changèrent. « Comment
vais-je lui dire ? »
Quelques larmes tombèrent de ses yeux quand elle
s’autorisa à réaliser que le bébé était issu de cette seule nuit-là. La nuit où
ils s’étaient tous les deux laissés aller et avaient exprimés leurs sentiments.
De la nuit où il l’avait laissée, seule. De la nuit où ils avaient mis fin à
leur mariage. « Que vais-je faire ? »
Chapitre 9/26
Mercredi 7 avril
5:45 PM
JAG
Naples, Italie
Mac était assise dans son bureau, les pieds surélevés par
une boîte sous son bureau. Elle lisait un dossier tandis que sa main gauche
était posée de manière protectrice sur son ventre. Celui-ci avait bien grossi
puisqu’elle avait découvert qu’elle était enceinte il y avait quatre mois de
cela. Le lendemain matin de sa découverte, les nausées matinales avaient
frappé, et s’étaient heureusement arrêtées quelques semaines plus tard.
Il y avait eu plusieurs fois où ses hormones avaient prit
le dessus sur elle; enfin, c’était seulement arrivé une fois ou deux au bureau.
La seule personne qui en avait été témoin était Lois qui avait été rapidement
mise dans le secret. Lois avait simplement tourné cela en plaisanterie avec un « Madame,
j’ai grandi avec quatre grandes sœurs. Je connais tout sur les secrets. »
Le mois dernier, lors de son rendez-vous chez le médecin,
il l’avait surprise en lui demandant si elle voulait connaître le sexe du bébé.
Elle avait refusé, disant qu’elle voulait être surprise, mais depuis
lors, cette décision était en train de la tuer. C’était aussi à la même
période qu’elle avait senti les premiers mouvements du bébé. C’était un petit
papillonnement et ça l’avait surprise et secouée.
Maintenant, ces rares papillonnements s’étaient
transformés en de doux coups de pieds et de poings, qui grandissaient en nombre
et en force. Au moins, le bébé était assez gentil pour dormir quand elle
dormait et était seulement réveillé quand elle l’était.
Mac s’adaptait à la grossesse et le bureau s’adaptait
aussi. Le personnel avait rapidement apprit à ne pas demander ce qu’elle
mangeait pour le déjeuner. Ils avaient aussi apprit à ne pas dire qu’elle
rayonnait, après qu’elle ait menacé de tuer Rogers si jamais il murmurait à
nouveau ces mots.
Madame,
l’Amiral Chegwidden est au téléphone. Dit Lois en entrant avec une tasse de tisane
pour Mac.
Mac regarda la tisane.
Est-ce que je
l’ai demandé ?
Non, Madame.
Mais vous en prenez toujours une tasse à peu près à cette heure-ci. Sourit
Lois.
Mac lui retourna son sourire.
Merci, Lois.
Il est sur la une ?
Oui, Madame. Dit
Lois avant de sortir du bureau et de refermer la porte derrière elle.
Bonjour,
Amiral. Dit Mac en prenant le téléphone.
Comment
allez-vous, Colonel ? Demanda AJ en se laissant aller contre le
dossier de son fauteuil.
Je vais bien,
Monsieur. Et vous ?
AJ grogna légèrement.
Bien, à part
quelques officiers qui mettent mes nerfs à l’épreuve. Comment sont les vôtres ?
Et bien, j’ai
entendu l’un d’entre eux dire qu’il ne savait pas ce qui était pire :
avoir un commandant qui est enceinte ou avoir un commandant qui est un Marines,
ou avoir un commandant qui est un Marines enceinte.
AJ rigola.
Qu’a-t-il
choisi ?
La dernière.
Rigola Mac.
Comment vous
et le bébé allez ?
On est ok. Il
bouge plus maintenant qu’avant.
Garçon ou
fille ?
J’ai dit au
docteur Henning que je voulais avoir la surprise.
AJ réfléchit sur sa personnalité.
Ça vous rend
folle, hein ?
Comme vous ne
pouvez pas l’imaginer.
AJ rigola.
Je suis
certain que quel que soit le sexe, il sera juste comme vous.
C’est ce qui m’inquiète,
Monsieur. Marmonna Mac avant de prendre quelques secondes. Vous attendez
habituellement pour m’appeler à la maison. Est-ce qu’il y a quelque chose que
j’ai besoin de savoir, Monsieur ?
AJ prit une inspiration sachant que Mac aurait tout
deviné.
La femme du
Commandant Hallworth est morte hier soir.
Je suis
désolée d’entendre ça.
Il retournera
en Italie en juin pour reprendre son commandement.
Je vois,
Monsieur. Dit Mac, se sentant subitement déprimée et un peu confuse.
Comment ça se
goupille avec votre grossesse ?
J’en serais à
sept mois en juin, Monsieur.
Alors je vous
perdrais en août pour avoir le bébé.
La fin août,
Monsieur.
Vous allez
travailler jusqu’au bout ? Demanda AJ.
Aussi
longtemps que mon docteur me le permettra. Est-ce que c’est un problème ?
Promettez-mois
simplement de ne pas avoir cet enfant dans mon bureau.
Mac gloussa.
Bien sûr que
non.
Nous en
parlerons plus quand on s’approchera de votre date de transfert. Dit AJ quand
il y eut un coup à la porte. Une minute, Mac.
AJ couvrit le récepteur.
Entrez.
Désolé de
vous interrompre, Monsieur. Dit Harm en entrant dans le bureau.
Laissez-moi
simplement terminer cet appel. L’instruisit AJ tandis que Harm se tenait devant
son bureau. Désolé pour ça mais le devoir m’appelle. Dit AJ à Mac en
espérant que Harm ne dirait rien.
Je comprends
parfaitement, Monsieur. Dois-je m’attendre à l’appel normal la semaine
prochaine ? Sourit Mac.
Bien sûr. Je
vous parle plus tard, Mac, bonne journée.
Vous aussi,
Monsieur. Dit Mac avant de raccrocher.
AJ regarda Harm.
Que puis-je
faire pour vous aider, Capitaine ?
Harm était un peu déstabilisé d’avoir entendu le nom de
Mac mais il essaya de continuer.
Je suis juste
venu vous mettre au courant au sujet de la Cours Martiale Kerry. Le Capitaine
Turner et moi sommes parvenus à un arrangement.
Il tendit le dossier à AJ qui l’ouvrit.
Bien. Autre
chose, Capitaine ?
Non,
Monsieur. Reporta Harm.
AJ leva les yeux sur lui et décida de lancer une
conversation.
Le Colonel
Mackenzie sera de retour en juin.
C’est
agréable à entendre, je m’assurerais d’être parti de son bureau à ce moment-là.
Déclara Harm.
AJ se laissa aller contre le dossier de son fauteuil.
Est-ce qu’il
s’est passé quelque chose entre vous et Mac dont je devrais être au courant, Capitaine
?
Rien qui ne
requiert votre attention, Monsieur. Répliqua Harm.
AJ réfléchit une minute et comprit qu’il savait quelque
chose que Harm ne savait pas.
Rompez,
Capitaine.
A vos ordres,
Monsieur. Dit Harm avant de quitter le bureau avec le sentiment bizarre que
quelque chose se préparait et dont il aurait du être au courant.
Chapitre 10/26
Samedi 22 mai
2:45 PM
Résidence des Roberts
Hello. Dit
Harriet en décrochant le téléphone.
Hey, Harriet.
C’est Mac. Sourit Mac pour son amie un océan plus loin.
Colonel,
c’est une surprise.
Mac rigola.
Bud m’a
envoyé un e-mail et disait qu’AJ avait sa fête d’anniversaire aujourd’hui. J’ai
pensé que j’appellerais et souhaiterais à la star du jour un joyeux
anniversaire.
Harriet soupira devant la tendresse de son amie.
Colonel,
c’est tellement gentil. Il est dehors avec tout le monde, donnez-moi une
minute.
Harriet sortit dans le jardin et repéra rapidement son
fils avec Harm, lui montrant comment utiliser sa nouvelle voiture
télécommandée.
AJ, mon cœur,
téléphone.
Juste quand Harriet appelait son fils, AJ arrivait sous
le porche.
J’espère que
vous parlez de votre fils. Plaisanta-t-il.
Harriet rigola.
Oui, le Colonel
Mackenzie appelle pour lui souhaiter un bon anniversaire.
AJ gloussa quand son homonyme arriva en courant sous le
porche.
Pour moi,
maman ?
Oui, mon
cœur.
Harriet lui tendit le téléphone.
Hello. Dit AJ
avec hésitation dans le téléphone.
Hey, AJ. Le salua
Mac.
Tante Mac,
est-ce que c’est toi ? Demanda AJ.
Oui, mon
cœur, c’est moi. Joyeux anniversaire.
Tu t’es
souvenue. Je savais que tu n’oublierais pas.
Le sourire d’AJ traversa son visage de part en part. Mac
pouvait sentir son bonheur à travers le téléphone.
As-tu aimé la
boîte de circuit ?
C’est mon
favori. Maman et papa m’ont donné la station de lavage et de police. Oncle AJ
et tante Meredith m’ont prit la station de pompiers et le garage. Oncle Sturgis
et sa copine m’ont donné des livres. Papa m’a promis de me les lire. Même Jimmy
m’a donné un nouveau jouet; j’imagine que je devrais le partager avec lui. Et
oncle Harm m’a donné une voiture télécommandée vraiment super.
Waouh ! Rigola Mac
devant l’exubérance du garçon. On dirait que tu t’en es sorti comme un
bandit.
Et maman et
moi on va au zoo demain, juste nous deux. Comme quand tu m’emmenais. Quand
rentres-tu à la maison ? Demanda AJ.
Dans quelques
semaines, mon cœur.
Tu me
manques.
Tu me manques
aussi. Renifla Mac tandis qu’une larme coulait le long de sa joue.
AJ entendit le reniflement.
Tu vas bien,
tante Mac ?
Mac essuya sa joue.
Je vais bien,
mon cœur. Je suis juste triste parce que je ne suis pas là avec toi.
Je pense que
tu manques aussi à oncle Harm, il a été beaucoup triste aujourd’hui. Mais il
essaye de le cacher. Déclara AJ tandis qu’Harriet regardait son fils et se
demandait ce qui n’allait pas avec Mac. Vas-tu être là pour mon prochain
anniversaire ?
Je promets
que je serais là l’an prochain, mon cœur. Pourquoi ne me repasserais-tu pas ta
maman ? Puis tu peux retourner jouer. L’informa Mac.
Ok, je
t’aime.
Je t’aime
aussi.
Je te passe
maman.
AJ sourit en rendant le téléphone à Harriet avant de
courir du porche pour retourner à ses nouveaux jouets et à oncle Harm.
Madame.
Harriet,
c’est un bon petit que vous avez là.
Harriet sourit.
Il a ses
moments. Vous allez bien ?
Je suis
simplement fatiguée, Harriet. Ça a été une longue semaine. Soupira Mac
en se mettant à l’aise sur son divan, ce qui n’était pas une tache facile.
Je comprends.
Acquiesça Harriet tandis que l’Amiral lui faisait signe qu’il voulait parler à
Mac. Colonel, l’Amiral Chegwidden veut vous parler.
Mac gloussa en ayant le sentiment de savoir de quoi il en
ressortait.
Certainement,
Harriet. Je devrais vous laisser retourner à la fête.
C’était
agréable de vous parler. J’imagine qu’on vous voit dans quelques semaines.
Dans quelques
semaines, Harriet. Déclara Mac.
Je vous passe
l’Amiral, Madame.
Harriet tendit le téléphone à l’Amiral et s’éloigna. AJ
jeta un coup d’œil autour du porche et su qu’il y avait beaucoup d’oreilles
indiscrètes autour du jardin. Donc, il décida de prendre le téléphone dans la
maison.
J’ai essayé
de vous appeler hier après-midi, Colonel.
Désolée,
Monsieur. J’avais pris la journée.
Est-ce que
tout va bien ?
Mon docteur
était inquiet par rapport à mon niveau de stress.
Est-ce que le
bébé va bien ?
Mac soupira.
Tout va bien.
J’avais juste besoin d’un jour de santé mentale. Comment ça va pour vous ?
Bien,
Meredith fait de moi un honnête homme le week-end prochain.
Je suis
désolée de ne pas pouvoir être là, Monsieur. S’excusa Mac pour la
énième fois.
Mac, c’est
bon. Vous avez un bureau à faire tourner. En plus, Meredith a adoré les
gobelets italiens que vous nous avez pris. Comment les avez-vous trouvés ?
Le Lieutenant
Marks allait à Venise et je lui ai demandé s’il pouvait les faire faire pour
moi. L’informa Mac.
Est-ce qu’ils
les ont dessinés ?
Non, Monsieur,
c’est moi. J’ai gribouillé une nuit et j’ai eu cette idée.
Ils sont
magnifiques, Mac. Merci. Lui dit honnêtement AJ en pensant aux deux gobelets
qui étaient maintenant dans sa vitrine de verre.
J’espère que
vous en trouverez l’utilité. Suggéra Mac.
AJ sourit.
En fait, nous
les utilisons à la réception.
Mac sourit tandis qu’elle sentait une autre tempête
d’émotion commencer.
Maudites
hormones. Marmonna-t-elle.
AJ l’entendit et décida de s’amuser un peu.
Qu’est-ce que
c’était que ça, Colonel ?
Rien,
Monsieur. Mentit Mac.
Honnêtement,
Mac, comment vous allez vous et le bébé ?
Mac passa sa main sur son ventre tandis que le bébé
donnait un coup de pied.
On va bien,
Monsieur. Il donne une tempête de coups de temps en temps.
Et maintenant
?
Juste quelques
coups. Je pense qu’il sait quand je parle à certaines personnes. Déclara Mac
tandis que le bébé donnait un autre coup.
Ça va aller
de mieux en mieux, Mac. Vous en êtes seulement à six mois.
Je ne pense
pas que mieux soit le mot qu’utilisent la plupart des femmes. Plaisanta
Mac.
AJ rigola.
Probablement
pas.
Monsieur, il
y a quelque chose que je me suis demandé. Dit Mac avec
hésitation.
Oui, Mac.
Elle prit une profonde inspiration.
Je me demandais…Voudriez-vous
être le parrain du bébé ? Vous avez été là depuis le début et je sais que vous
aiderez le bébé de quelque façon nécessaire.
AJ s’assit sur le divan choqué par la question de Mac.
Vous voulez
que je sois le parrain ?
Oui, Monsieur.
AJ sourit.
J’en serais
honoré, Mac.
Merci,
Monsieur. Dit Mac avant de bailler.
AJ gloussa.
Ok, Colonel.
J’ai entendu ça. Il est temps pour vous et le bébé d’aller au lit.
Mac gloussa.
Oui, Monsieur.
Je vous
appellerais la semaine prochaine. Bonne nuit, Mac.
Bonne nuit,
Monsieur. Sourit Mac avant de raccrocher le téléphone.
AJ appuya sur le bouton de fin de communication et resta
à réfléchir quelques minutes sur le divan au sujet du bébé de Mac. Meredith
entra dans la pièce.
Devrais-je m’inquiéter
au sujet de toi et Sarah ? Plaisanta-t-elle.
AJ rigola.
Non, tu ne
devrais pas. Elle est un bon officier.
Meredith l’embrassa tendrement.
Elle est
quelqu’un de bien. Je veux dire, c’est de sa faute si on s’est rencontrés.
C’est vrai.
AJ se leva.
Retournons
rejoindre la fête.
Appartement de Harm
10:07 PM
Harm était assis sur son divan, pensant à la journée et
regardait la photo de lui et Mac prise en Afghanistan. « Je n’ai jamais
rompu une promesse, Mac. Et je ne voulais pas rompre celle-ci. Je suis désolé
d’avoir tout gâché entre nous. » Il la replaça sur l’étagère à côté de
celle d’eux et d’AJ prise quelques jours après sa naissance. « Je
n’aurais jamais du dire cinq ans. »
Chapitre 11/26
Vendredi 28 mai
6:34 PM
JAG
Naples, Italie
Mac était assise dans son fauteuil devenant irritée à
cause du Major se tenant devant elle.
Major, où est
votre affaire ?
Elle a été
retenue, Madame. Lui reporta-t-il.
Elle a été
retenue. Par quoi la police…un voleur de banque ? Demanda Mac en frottant son
ventre.
Washington,
Madame.
Washington ?
Le Major prit une inspiration.
Oui, Madame.
Un Capitaine au Jag a demandé à mon témoin de se présenter au rapport cet
après-midi. Elle est partie hier soir et a atterrie à Washington ce matin. Je
n’ai pas été en mesure de contacter le Capitaine qui a besoin d’elle.
Mac soupira.
Laissez-moi
passer un coup de fil à Washington et voir si je ne peux pas passer un peu de
pommade. Savez-vous qui a l’affaire ?
Non, Madame.
Mac écrivit le nom du témoin dont son Major avait besoin.
Je verrais si
je peux organiser une vidéoconférence entre vous et le témoin. De cette façon,
vous pourrez au moins obtenir sa déclaration.
Merci,
Madame.
Le Major sourit presque.
Rompez.
Oui, Madame. Dit
le Major avant de partir.
Mac regarda sa porte tandis que le Major sortait et que
Lois entrait avec son thé.
Ne
devriez-vous pas être déjà partie, Madame ? Demanda Lois.
Je le serais
après cet appel.
Mac soupira et puis elle regarda tendrement la jeune
femme.
Merci, Lois.
Pas de
problème, Madame. Oh et dimanche, à 15h, nous avons votre fête prénatale.
Sourit Lois.
Lois,
personne n’a besoin de faire ça. Le bébé n’est pas attendu avant trois mois.
Nous le
savons, Madame, mais vous partez dans deux semaines et c’est ce qui se
rapproche le plus d’un bébé-jag que nous allons avoir. Expliqua Lois.
Mac sourit au Quartier-maître.
A 15h chez
Gale.
Oui, Madame.
Dit Lois avant que Mac lui fasse signe de la tête de sortir.
Mac décrocha son téléphone tandis que Lois fermait la
porte. Elle mit le haut-parleur en marche et fit le numéro du Jag.
Jag,
Quartier-maître Coates, j’écoute.
Hey,
Coates, c’est le Colonel Mackenzie.
Hey,
Colonel. Comment allez-vous ? Demanda Jen avec un
sourire.
Mac sourit à sa voix gaie.
Je vais bien,
Jen. J’ai besoin de parler au Capitaine qui avait un Lieutenant Capitaine
Kaylan Brown qui est arrivé en tant que témoin.
Jen réfléchit un instant.
Un moment,
Madame. J’ai besoin de trouver qui a ce témoin.
Pas de
problème.
Mac se leva tandis que Jen la mit en attente. Elle
commença à arpenter son bureau, étirant son dos raide et frottant son ventre
tandis que le bébé s’étirait aussi.
Madame, je
vous mets en relation. L’informa Jen.
Mac était sur le point de demander avec qui mais Jen
transféra l’appel.
Capitaine
Rabb. Retentit la voix de Harm à travers le récepteur.
Mac s’arrêta entre deux pas en entendant sa voix. Elle
fut ramener de son choc quand le bébé lui donna un grand coup de pied. Mac prit
une profonde inspiration et essaya de paraître aussi normale que possible.
Hey, Harm.
C’est Mac.
Hey, comment
allez-vous ? Demanda Harm d’une voix seulement à moitié inquiète.
Bien.
Un autre coup vint du bébé.
On dirait que
vous êtes de retour au Jag. Comment allez-vous ?
Ouais, je
suis de retour et je vais bien, merci. Jen a dit quelque chose à propos de vous
aider pour une affaire.
Ouais, le
Major Madison était sur le point d’interroger le Lieutenant Capitaine Kaylan
Brown en tant que possible témoin mais vous l’avez faite venir au Jag pour
témoigner dans une autre affaire.
Harm chercha dans la pile de dossiers sur son bureau.
Le Capitaine
Brown, elle est mon témoin de cet après-midi dans la Cours Martiale Usborn
Est-ce que se
serait possible d’organiser une vidéoconférence entre elle et le Major avant la
fin de la journée ? Demanda Mac.
Harm regarda l’horloge.
Est-ce que ce
n’est pas déjà la fin de votre journée ?
Mac gloussa.
Pas pour lui.
Il a besoin que ses notes pour cette affaire soient sur mon bureau demain matin
à 10h ou bien il va apprendre pourquoi mon équipe à peur de moi.
Harm rigola de son commentaire.
Je pensais
que les Marines prenaient soin des leurs.
Pas quand ils
sont en commandement. Déclara Mac tandis qu’un énorme coup du bébé la surpris.
Ouch.
Elle baissa les yeux et frotta l’endroit que le bébé
avait frappé.
Vous allez
bien, Mac ? Demanda Harm avec inquiétude.
Ouais, le
bé…le fauteuil a attaqué mon pied.
Mac se frotta le front en réalisant qu’elle avait presque
dit le bébé. Harm releva l’incertitude dans sa voix.
Vous êtes
sure ?
Positive.
Mac changea rapidement de sujet.
Quand
pensez-vous en avoir terminé au tribunal aujourd’hui avec le Capitaine Brown?
Harm comprit le ton direct dans la voix de Mac.
Ça ne devrait
pas être plus tard que 14h ou 14h30.
Super. Je
ferais rappeler le Major Madison plus tard pour organiser la conférence.
Ok, je
demanderais à Bud d’aider les techniciens à préparer la salle de conférence. Lui dit
Harm en écrivant un mot.
Merci, Harm.
Harm ne voulait pas que l’appel se termine. C’était la
première fois qu’il parlait à Mac en six mois.
Vous avez
manqué au petit AJ à sa fête d’anniversaire.
Je sais, j’ai
appelé et nous avons parlé. J’ai promis d’être là l’année prochaine.
Harm repensa à leur deal.
Il y a
certaines promesses que nous ne pouvons pas tenir, Mac.
Mac regarda son ventre tandis qu’un autre coup était
porté.
Parfois,
on les tient et on ne le sait pas. Je dois y aller, Harm. Je dirais au Major
Madison de vous appeler vers 14h.
Certainement,
Mac. Dit Harm d’une voix confuse en pensant aux paroles de Mac.
Bye, Harm.
Bye, Mac.
Mac mit fin à l’appel et maintint sa main sur son ventre.
Ok, j’imagine
que tu sais. Mais la prochaine fois, pourrais-tu ne pas taper autant ?
Mac attendit que les mots atteignent les petites oreilles
du bébé.
Tape une fois
pour non et deux pour oui.
Le bébé lui donna trois coups de pied d’affilée. Mac se
rassit dans son fauteuil.
Super, mon
gosse est un petit rigolo.
Chapitre 12/26
Vendredi 18 juin
6:34 PM
Hôpital militaire de Bethesda
Mac était sortie de l’avion en provenance d’Italie aux environ
de 17h00 et avait prit un taxi jusqu’à son appartement où elle avait été saluée
par un endroit propre grâce à la famille Roberts. Elle avait sourit en ouvrant
la porte du réfrigérateur, le trouvant rempli avec assez de nourriture pour le
reste de la semaine. Elle s’était douchée, changée et était partie pour son
rendez-vous à Bethesda, conformément aux ordres de son médecin.
Tout semble
bien, Colonel. Dit le Major Klause à Mac.
Super.
Répondit Mac depuis la table d’examen en s’asseyant.
Le Major Klause jeta un coup d’œil sur le dossier de Mac.
Vous êtes
sure que vous ne voulez pas connaître le sexe du bébé ?
Mac sourit.
Est-ce que le
Capitaine Henning vous a dit de me demander ça ?
Klause rigola.
Ouais, Kyle
m’a appelé ce matin et m’a dit de demander. Nous avons fait nos études de
médecine ensemble. Il est un bon médecin.
Puisqu’il
vous a recommandé, j’espère que vous êtes un bon médecin.
Un des
meilleurs. Répliqua l’infirmière en tendant à Klause un papier.
Merci,
Lieutenant. Sourit Klause. Maintenant, Colonel, je vais devoir être d’accord
avec le Capitaine Henning. Vous subissez beaucoup de stress et vous avez besoin
de garder un œil sur ça, aussi bien que sur votre alimentation qui doit être
saine et fréquente.
Mac sourit.
Croyez-moi,
ce gosse me fait manger souvent.
Un encas
entre les repas est une bonne idée.
Parfois,
l’encas est un petit repas. Lui dit Mac tandis que le bébé lui donnait de
légers coups de pieds.
Elle frotta doucement son ventre.
Ouais, je
sais.
Il donne des coups
? Demanda Klause.
Ouais, est-ce
que ça va s’arrêter bientôt ? Demanda Mac en plaisantant.
L’infirmière rigola.
Dans environ
deux mois.
Klause sourit à sa plaisanterie.
Colonel, je
veux vous voir mensuellement et durant le dernier mois de votre grossesse,
toutes les semaines. Voici ma carte. Le numéro de mon bureau et de mon standard
sont sur le devant et les numéros de chez moi et de mon portable sont au dos
pour vous.
Klause tendit la carte à Mac.
Si vous avez
quelque question que se soit, je vous en prie, appelez-moi.
Mac prit la carte et sourit.
Merci.
S’il n’y a
rien d’autre, je vous vois le mois prochain.
Klause se leva du tabouret et quitta la pièce.
L’infirmière regarda Mac.
Il est un bon
médecin, il donne habituellement son numéro personnel uniquement aux personnes
qui ont des grossesses difficiles.
Mac se leva et enfila sa veste.
C’est
certainement mes feuilles de chêne qui l’ont inquiété.
Oui, Madame.
Répondit le Lieutenant tandis que les deux femmes quittaient la pièce.
Mac prit son temps en sortant de l’hôpital. Une fois
dehors elle respira profondément l’odeur de Washington au début de l’été. L’air
avait une sensation de fraîcheur en lui, à cause de la pluie. Le son des rues
animées remplissait ses oreilles, comme de la musique. « C’est bon
d’être à la maison. » Elle commença à se diriger vers sa voiture quand
son portable sonna.
Mackenzie.
Vous êtes
arrivée à la maison en un seul morceau. Dit AJ dans un
sourire.
Mac sourit.
Oui,
Monsieur.
J’ai besoin
que vous vous arrêtiez au Jag une fois que vous en avez terminé avec
votre rendez-vous à Bethesda. Lui dit AJ.
Je quitte
Bethesda à l’instant, Monsieur.
Bien. Nous
avons juste besoin de discuter de quelques choses, ensuite, je vous inviterais
à dîner.
Compris,
Monsieur.
Mac,
promettez-moi simplement de ne rien commander avec de la sauce à la menthe.
La sauce à la
menthe ne me fait rien, Monsieur. Mais le chocolat et le beurre de cacahuètes
est une toute autre histoire.
Je
demanderais à Coates de faire des stocks pour votre retour.
C’est une
très bonne idée, Monsieur.
AJ vérifia l’heure sur l’horloge du mur.
Bien. Je vous
attends autour de 19h00. Vous n’êtes pas trop fatiguée par la différence
d’heures, n’est-ce pas ?
Mac gloussa.
Je suis
fatiguée depuis sept mois, Monsieur.
Compris, Mac.
Mais si vous sentez que vous préférez rentrer à la maison et dormir, on peut
parler de ça demain matin.
Mac débattit dans sa tête. Aller au Jag ce soir quand
personne n’y est ou y aller demain quand tout le monde y est.
Je devrais être
capable d’être là pour 19h, Monsieur. Avec de la chance, j’aurais raté un peu
de circulation.
Je vous vois
quand vous arrivez ici, Mac. Dit AJ avant de mettre fin à l’appel.
Oui,
Monsieur. Répondit Mac en se tenant à côté de sa nouvelle voiture qui avait été
mise en dépôt durant ces sept derniers mois.
Une petite pensée traversa son esprit qu’elle était
heureuse d’avoir choisi cette voiture et non pas une autre voiture de sport.
Elle mit son portable dans son sac à main, déverrouilla la porte de la voiture
et s’assit. Avant de démarrer le moteur, elle posa sa main sur son ventre.
Tu es prêt à
revoir oncle AJ ?
Le bébé lui donna deux coups de pieds. Mac rigola.
Deux coups
signifient oui.
Elle mit la ceinture de sécurité et démarra le moteur. En
quelques minutes, elle était en route vers le Jag.
Chapitre 13/26
7:03 PM
Mac sortit de l’ascenseur et fut saluée par le silence du
bureau du Jag un vendredi soir après 17h00. Elle laissa échapper le souffle
qu’elle retenait depuis la cabane du vigil quand l’Artilleur Mills lui avait
souhaité un bon retour.
Elle alla vers le bureau d’AJ et quand elle approcha du
bureau de Coates, elle fut heureuse de le trouver vide. Mac frappa à la porte
ouverte d’AJ. Ce dernier lui lança un sourire large en la voyant se tenir là
comme une petite fille effrayée.
Bienvenue à
la maison, Colonel.
Mac sourit et gloussa doucement en entrant dans le
bureau.
C’est bon
d’être à la maison, Monsieur.
AJ fit le tour de son bureau et la dévisagea de haut en bas.
Mac sut ce qu’il essayait de regarder. Elle enleva son manteau et l’écarta sur
le côté.
Vous êtes
superbe, Mac.
Merci,
Monsieur.
Mac frotta son ventre tandis que le bébé avait décidé
qu’il voulait un peu d’attention.
Il donne des
coups ?
Mac sourit.
Je préfère
les coups de pieds aux sauts sur ma vessie.
Elle attrapa alors sa main et la plaça sur un point.
Juste ici.
AJ sentit le petit tas de pression que le bébé causait.
Hey, c’est
ton parrain qui te parle, soit gentil avec ta maman.
Ils rigolèrent tous les deux en sentant deux coups
courts. AJ retira sa main et fit signe à Mac de s’asseoir. Ils s’assirent tous
les deux dans les deux fauteuils devant son bureau.
Qu’a dit le
médecin ?
Tout va bien.
J’ai besoin de faire attention à mon stress et de m’assurer que je mange assez.
Il veut me voir tous les mois, puis une fois par semaine dans mon dernier mois.
Lui rapporta Mac.
AJ secoua la tête.
Et sur votre
charge de travail ?
Et bien, je
ne peux pas aller sur des enquêtes longues. Ce serait probablement mieux si
j’étais assignée à des affaires locales ou même à des revues de dossiers.
C’est ce que
je pensais, mais je voulais juste l’entendre de votre bouche.
Il tendit la main vers son bureau et tendit ensuite un
dossier à Mac.
Le Commandant
Hallworth m’a faxé ça aujourd’hui. La lettre officielle sera mise dans votre
dossier dans les prochains jours.
Mac parcouru rapidement des yeux la lettre de Hallworth.
Elle déclarait que Mac avait été un grand atout pour le bureau et avait tenu sa
position avec le respect d’un officier, et était l’exemple type du Marine comme
on l’entendait dans le milieu. Tandis que Mac lisait les mots, elle sentit ses
émotions changer et une larme couler le long de sa joue. AJ la regarda avec
inquiétude mais Mac l’essuya rapidement. Elle tourna la tête pour dire quelque
chose mais surprit le regard d’AJ.
Changement
d’humeur, Monsieur.
Compris. Dit
AJ rapidement. Hallworth voulait que j’exprime sa fierté sur la façon dont vous
avez dirigé le bureau et aussi vous offrir la place de Chef du personnel après
que le bébé soit né.
Mac gloussa.
Je pense que
je resterais à la maison pendant un moment.
AJ se laissa aller dans son fauteuil.
Alors,
comment avez-vous trouvé le fait d’avoir votre propre commandement ?
C’était une
expérience, Monsieur. Ça m’a rendu reconnaissante de ne pas avoir été en charge
de ce qui se passe dans ce bureau.
AJ gloussa.
J’aimerais
pouvoir avoir ce sentiment de temps en temps, Mac.
Il marqua une pause en changeant l’ambiance dans la
pièce.
Mac, je veux
savoir comment vous aller gérer le fait de venir au bureau lundi avec personne
au courant sur le fait que vous êtes enceinte ?
Mac réfléchit une seconde tout en sachant que c’était quelque
chose à laquelle elle avait pensé durant les cinq derniers mois.
J’envisageais
simplement d’entrer dans le bureau, Monsieur. Je ne veux pas en faire une
affaire d’État.
Mac.
Je sais que
le bébé est une grosse affaire mais je veux juste que mon travail redevienne en
ordre. J’envisageais de m’arrêter chez les Roberts ce week-end pour annoncer la
nouvelle. Je pense que tout le monde sera ok pour s’adapter.
Y compris
Turner et Rabb ?
Sturgis
pourrait avoir quelques inquiétudes, mais il n’en fera pas part au travail.
AJ regarda Mac directement dans les yeux.
Et Harm ?
Mac était sur le point de répondre quand Meredith frappa
à la porte.
Excuse-moi,
AJ.
AJ se leva et regarda sa femme.
Meredith, que
fais-tu ici ?
Meredith gloussa.
Tu m’emmènes dîner.
Tu as oublié.
AJ jeta un coup d’œil vers Mac qui était toujours assise
dans le fauteuil. Puis, il reporta son attention vers Meredith.
Je suis
désolé, Mac et moi…
Mac ! Dit
Meredith tandis que son sourire grandissait.
Mac se leva du fauteuil et sourit à Meredith.
Hey,
Meredith.
Meredith s’approcha de Mac les bras ouverts. Mac se
décala sur le côté et Meredith se figea sur place.
Vous êtes
enceinte.
De sept mois.
Déclara Mac.
Meredith avança plus près et sourit gentiment à Mac.
Vous
rayonnez.
Mac laissa échapper un gloussement ennuyé.
Je hais ces
mots, mais merci.
Meredith rigola et attira Mac dans une étreinte amicale.
Maintenant,
je sais pourquoi AJ vous appelait toutes les semaines. Dit-elle en la
relâchant.
Je veillais
juste sur mon filleul. Déclara fièrement AJ.
Bon, alors
j’imagine que nous allons tous les trois dîner ce soir. Annonça Meredith.
AJ sourit à sa femme.
Oui, en
effet.
Ça me va.
Acquiesça Mac.
Et bien, j’ai
besoin de fermer le bureau. Je vous retrouve toutes les deux sur le plateau.
AJ alla vers son bureau. Meredith et Mac commencèrent à
aller vers la porte mais s’arrêtèrent quand AJ dit le nom de Mac.
Oui,
Monsieur.
J’ai demandé
à Coates et Sims de remettre vos affaires dans votre bureau. Vous pourriez
vouloir vérifier pour vous assurer que tout est en place. Lui dit AJ.
Oui,
Monsieur. Dit Mac avant qu’elle et Meredith ne quittent le bureau.
Vous devez
tout me dire sur le bébé et l’Italie. Je suis tellement heureuse que vous soyez
de retour. Déclara Meredith avec enthousiasme.
Je suis
heureuse d’être de retour. Déclara Mac tandis qu’elles se dirigeaient vers son
bureau.
J’ai besoin
de passer un coup de fil. Dites à AJ que ça ne me prendra qu’une minute. Dit Meredith
en allant vers le couloir.
Mac secoua la tête et alla jusqu’à son bureau. La lumière
était allumée quand elle ouvrit la porte. Elle fit le tour du bureau du regard
et vit que tout était de retour à sa place. La boîte des courriers entrant et
sortant était vide sur son bureau. Il y avait des stylos et des crayons dans le
pot à l’effigie des Marines et même une pile de nouveaux blocs posée dessus.
Derrière son bureau, il y avait quelques nouvelles photos du petit AJ et de
Jimmy qu’Harriet avait mise. Elle gloussa tandis qu’elle regardait le classeur
à tiroirs; il n’y avait pas la pile habituelle de dossiers et de boites. La
table dans le coin se tenait avec deux boites de dossiers dessus. Elle alla
vers les deux boites quand une voix retentit dan le bureau.
Hey, est-ce
que…
La voix s’arrêta au moment où il vit la femme dans le
bureau.
Mac se retourna et regarda le propriétaire de la voix.
Elle gloussa devant sa surprise.
Hey,
Sturgis.
Mac ?
C’est
moi. Dit Mac avec un soupir nerveux.
Sturgis entra plus en avant dans le bureau et jeta un
coup d’œil plus minutieux à Mac. Elle laissa glisser sa main sur son ventre.
Sept mois.
Lui dit-elle avant qu’il ne le demande.
Elle avait le sentiment de connaître sa question
suivante.
Et si vous
demandez comment, je vais appeler votre père et lui demander de vous expliquer.
Sturgis rigola.
Je sais
comment, mais…j’imagine que je suis juste surpris.
Comment
pensez-vous que je me sois sentie quand je l’ai découvert ? Plaisanta Mac.
Vous êtes
bien.
Merci,
Sturgis. Vous semblez très bien vous aussi.
Vraiment ?
Ouais, je
dirais que vous n’êtes pas sous le même stress qu’avant.
Sturgis sentit ses joues rougir un peu.
Et bien, je
vois quelqu’un…
Il était
temps. Qui est-ce ? Demanda Mac avec un sourire.
C’est une
chanteuse de jazz…Commença Surgis mais il fut interrompu.
Sturgis,
attrape juste ces deux boites et nous serons…Dit Harm en entrant dans le
bureau.
Cependant, ses mots s’arrêtèrent en voyant une Mac enceinte
se tenant là.
Salut, Mac.
Mac le regarda et sentit un million de papillons décoller
dans son ventre tandis que ses émotions intérieures faisaient la même chose.
Salut, Harm.
Harm la regarda de près et fut incapable de retrouver sa
voix tandis que ses yeux se fixaient sur son ventre. Puis il l’observa quand
elle laissa courir sa main vers un endroit et le caressa doucement. Il leva les
yeux vers les siens et y vit de la peur.
Vous allez
bien ? Demanda Sturgis à Mac.
Bien. Le
gosse aime simplement donner des coups. Dit Mac aux deux hommes.
Mac avait besoin de changer la conversation. Elle regarda
les deux boites.
Est-ce
qu’elles sont à vous ?
Ouais,
Harriet et Jen ont aidé à les emballer pendant que j’étais au tribunal
aujourd’hui. Puis elles ont déballé vos choses. Lui dit Harm.
Désolée de
vous jeter dehors. S’excusa Mac.
Pas de
problème. J’obtiens un joli petit bureau en bas du couloir.
Mac regarda Sturgis.
Votre ancien
bureau.
L’Amiral ne
veut pas me laisser y retourner. Déclara Sturgis d’un air découragé.
Et bien, mon
pote s’il le fait, je t’aiderais à déménager. Sourit Harm.
Merci. Rigola
Sturgis.
Mac regarda par la fenêtre tandis que Meredith marchait
vers eux avec AJ derrière elle.
Bien, je dois
y aller. L’Amiral, Meredith et moi sortons pour dîner. J’imagine que je verrais
tous les deux lundi.
Je ne peux
pas attendre, Mac. Sourit Sturgis, heureux de l’avoir de retour au bureau.
Moi aussi.
Acquiesça Harm.
Mac força un sourire sur son visage en se demandant ce
que pensait Harm.
Bonne nuit.
Elle alla vers la porte et Sturgis et Harm se sortirent
de son chemin. Juste quand elle passa au niveau de Harm, elle trébucha
légèrement et il attrapa son bras. Ils se regardèrent quelques secondes,
essayant de lire l’autre, mais tout ce qu’ils obtinrent fut de la confusion.
Mac murmura un rapide “merci” puis continua de sortir du bureau. Elle
rejoignit le couple sur le plateau et ils quittèrent le bureau. Sturgis se
retourna vers Harm qui semblait être perdu.
Tu vas bien,
Harm ?
Bien. Déclara
froidement Harm.
Sturgis comprit que quelque chose n’allait pas.
Après que
nous ayons installé ton bureau, tu me dois une bière.
Ouais, je
pourrais avoir besoin d’un bon verre. Dit Harm tandis que Sturgis attrapait une
boite et la lui tendait.
Chapitre 15/26
Bar le McMurphy
10:32 PM
Sturgis était assis là, en face de son ami et se
demandait que diable il s’était passé. Une bière s’était transformée en cinq, et
était alors devenue du bourbon. Sturgis avait perdu le compte de combien de
verres Harm avait consommé mais ce n’était assurément pas un niveau où il
voulait rejoindre son ami.
Je ne
comprends pas. Comment a-t-elle pu faire ça ? Demanda à nouveau Harm.
Je ne sais
pas, Harm. Peut-être que tu devrais lui demander demain.
Harm bu la fin de son dernier bourbon.
Elle aurait
du me le dire. Je suis son ami.
C’était quand
la dernière fois que tu lui as parlé ? Demanda Sturgis, connaissant déjà la
réponse.
Quand elle a
appelé à propos de l’affaire. Déclara Harm en faisant signe à la serveuse de
lui apporter un autre verre.
Sturgis poussa un lourd soupir.
Et quand lui
avais-tu parlé avant ça ?
Avant qu’elle
ne parte.
Est-ce qu’il
y a eu la moindre communication entre ces deux fois ?
Non.
Harm fit une pause.
Elle aurait
du me le dire. Nous étions mariés.
Par accident.
Apporta Sturgis. Aucun de vous ne le vouliez.
La serveuse apporta le verre de Harm et il le regarda en
pensant à combien il le voulait.
Je voulais
que ce soit réel. Marmonna Harm avant de descendre le verre en une seule
gorgée.
Sturgis savait que Harm se punissait pour quelque chose,
mais il ne savait pas quoi.
Harm,
qu’est-ce qui t’embête à propos de Mac ? Est-ce le fait qu’elle soit de retour
ou bien qu’elle puisse être allée de l’avant ?
Je pense que
c’est super qu’elle soit de retour, mais…
Mais quoi ?
Demanda Sturgis.
Mais si elle
est allée de l’avant, où est le père ?
Sturgis réfléchit une seconde.
Peut-être
qu’il est en Italie. Elle a dit qu’elle en était à sept mois, donc ça a pu se
passer là-bas, ou avant qu’elle ne parte.
« Italie, » pensa Harm.
« Webb. Je vais tuer le bâtard. »
Donc, elle
est allée de l’avant. Je devrais faire la même chose. Déclara Harm à la
surprise de Sturgis.
Est-ce que tu
l’attendais ?
Attendre Mac
? Rigola Harm. J’ai signé les papiers de l’annulation, pourquoi attendrais-je
après elle ?
Alors
qu’est-ce que tu vas faire maintenant qu’elle est de retour ?
La traiter de
la même façon. Elle est de retour; ça sera bien d’avoir quelqu’un pour prendre
quelques affaires. Au moins, avec elle en dehors des enquêtes, nous aurons le
meilleur des affaires.
Elle est
toujours au bureau.
Harm dévisagea Sturgis.
As-tu peur
que je lui fasse du mal de quelque façon que se soit ?
Non, je sais
simplement que vous avez tous les deux une histoire et que vous avez tous les
deux tendance à apporter vos vies personnelles en public.
Mac et moi
n’avons pas d’histoire. Et nous n’avons assurément pas une vie personnelle
ensemble. Elle s’en est sacrément assurée !
Sturgis se laissa aller contre le dossier.
Désolé, Harm,
je ne voulais pas te mettre en colère.
Harm rigola.
Je ne suis
pas en colère.
Sturgis souleva un sourcil.
Vraiment ?
Je n’ai pas besoin
d’être en colère. Changeons de sujet. Qu’est-ce que tu crois que les Yankees
vont faire cette saison ?
Sturgis se demanda à nouveau ce que Harm pensait, de même
que comment il pensait. Sturgis savait une chose tandis que Harm commençait à
discuter les pièges et les succès espérés de l’équipe de base-ball, quelque
chose allait se passer avec Harm et Mac, et quand ça serait le cas, ça allait
être énorme. Il espérait secrètement qu’il ne serait pas au bureau quand ça
arriverait.
Chapitre 16/26
Mardi 6 juillet
JAG
9:34 AM
Mac était de retour depuis à peine plus de deux semaines
et s’était déjà réadaptée à la vie au Jag. Revenir au travail était la partie
la plus facile; la partie difficile était de s’adapter aux regards et aux gens
qui parlaient derrière son dos. Ils n’étaient pas grossiers envers elle, ils
s’interrogeaient seulement.
Personne n’était venue et l’avait interrogée sur le père,
pas même Harriet. Elle devinait que soit tout le monde s’en moquait ou bien savait
que Mac aimait son intimité. Pour l’aider à s’adapter au bureau, AJ lui avait
donné quelques affaires avec accords et des affaires dans lesquelles personne
ne voulait aller au tribunal. AJ était très content du travail de Mac et
heureux de l’avoir de retour dans l’équipe.
Le pire problème pour Mac était Harm. Il n’était pas dur
avec elle ou quoique ce soit dans ce genre, il était simplement silencieux. Ils
ne se parlaient pas. Les seuls moments où ils échangeaient des mots
étaient quand ils y étaient obligés. Elle ne lui avait pas dit que le bébé
était le sien pour plusieurs raisons, mais la plus importante était qu’elle ne
le pouvait pas. Elle ne pouvait pas lui dire, à cause de son sens du devoir, ça
et le fait qu’ils ne se parlaient pas. Il y avait un sentiment de froideur
autour d’eux, dont tout le monde était conscient. Heureusement pour Mac,
personne n’avait associé le bébé à Harm comme raison de ce sentiment de
froideur.
Tandis qu’ils discutaient des nouvelles affaires ce
matin, AJ se trouva lui-même hésitant au sujet de l’affaire suivante.
Le Major
Andrea Garner accuse son commandant, le Colonel Scott Tunney, d’harcèlement
sexuel.
AJ jeta un coup d’œil à Mac.
Colonel,
j’aimerais que vous meniez l’enquête.
Mac le regarda, choquée et surprise.
Monsieur ?
AJ lui tendit le dossier.
Ils sont tous
les deux stationnés au Pentagone. Le Capitaine Turner vous assistera.
Mac ouvrit le dossier et le parcouru tandis que Harm mit
en avant le point auquel tout le monde pensait.
Monsieur, je
pensais que le Colonel Mackenzie gérait les plus petites affaires.
AJ parla au nom de l’inquiétude de Harm tandis que Mac
jetait un regard en biais à Harm par-dessus le dossier ouvert.
Capitaine,
est-ce que vous demandez de mener cette affaire à la place du Colonel ?
Non,
Monsieur, je pensais juste mettre à jour une légère inquiétude. Déclara Harm
avec un trémolo dans la voix.
Je vous
assure, Capitaine, que je serais capable de mener cette enquête sans aucun
problème. Déclara Mac.
Je suis sur que
si le Colonel rencontre quelque problème que ce soit durant son investigation,
elle m’en fera part à ce moment-là. Déclara AJ. Maintenant, s’il n’y a rien
d’autre.
Il regarda les officiers autour de la
table et ne reçu aucune objection.
Bien. Rompez.
AJ se leva de la table et ses officiers se mirent au
garde à vous. Il sortit de la pièce et ses officiers se regardèrent les uns les
autres. Harm ouvrit la bouche pour dire quelque chose à Mac quand il la vit
fermer lentement les yeux et vaciller légèrement.
Mac. Lui
dit-il.
Sturgis aperçu le vacillement de Mac et attrapa son bras,
puisqu’il se tenait à côté d’elle.
Mac ?
Mac attrapa le bord du fauteuil et se pencha légèrement
en avant. Après quelques secondes, elle retrouva son équilibre.
Hummmmmmm
Vous allez
bien ? Demanda Sturgis tandis que Mac se redressait.
Ouais, je me
suis juste levée trop vite. Dit Mac doucement, se sentent légèrement
embarrassée.
Elle regarda Sturgis qui lui tenait toujours le bras et
de l’autre côté de la table Harm, qui avait la même expression d’inquiétude que
Sturgis.
Je vais bien.
Je dois simplement me rappeler de me lever lentement.
Bud gloussa depuis l’autre côté de la table.
Ça doit être
une mauvaise habitude dont se débarrasser.
Les trois autres gloussèrent.
Ouais, mais
c’est mieux que de me casser le nez sur la table. Plaisanta Mac.
Est-ce que ça
arrive souvent ? Demanda Bud tandis qu’ils quittaient la salle de conférence.
Pas
récemment. Lui dit Mac. Maintenant, dans les premiers mois, c’est arrivé
beaucoup trop à mon goût.
Harm et Sturgis marchaient derrière Bud et Mac.
Sturgis…
Commença Harm.
Ouais, Harm.
Garde un oeil
sur Mac pendant l’enquête. Suggéra Harm.
Sturgis lança à Harm un regard confus.
Bien sûr,
Harm. J’en avais l’intention.
Chapitre 17/26
Lundi 12 juillet
JAG
3:13 PM
AJ lut le rapport qu’il avait entre les mains.
Vous entamez
des poursuites ?
Oui,
Monsieur. Lui dit Mac.
Depuis que
nous avons commencé l’enquête, nous avons trouvé plusieurs autres officiers féminins
prêtes à porter plainte contre le Colonel Tunney. Reporta Sturgis.
Combien de
femmes et sur combien d’années ? Demanda AJ en retirant ses lunettes.
Jusqu’à
présent, nous avons huit femmes depuis les dix dernières années. Tous les
jours, on dirait qu’une autre femme est prête à raconter quelque type de
harcèlement que ce soit dont à fait preuve le Colonel Tunney. Dit Mac à AJ
tandis que le bébé avait décidé de rappeler à Mac qu’il était affamé.
Mac frotta son ventre et AJ surprit le geste et la grimace
de douleur sur le visage de Mac.
Tout va bien,
Mac ? Demanda AJ.
Les joues de Mac rougirent légèrement.
Je vais bien,
Monsieur. On vient juste de me rappeler que je dois un petit gâteau à
quelqu’un.
Sturgis rigola.
C’est mieux
que le hot-dog avec le tout qu’il voulait vendredi matin.
AJ gloussa et retira un étui de son bureau.
Des cookies
au chocolat ?
Le bébé donna deux forts coups de pieds à Mac.
Ce sont ses
préférés.
AJ retira le couvercle et poussa la boite vers Mac. Elle tendit
la main et prit un cookie.
Merci,
Monsieur. Je suis désolée.
AJ rigola.
Vous n’avez
aucun contrôle sur ce que fait le bébé, Mac. Tout ce que vous pouvez faire
c’est le garder en bonne santé. Bien sûr, je ne pense pas que les hot-dogs et
les gâteaux soient de bons encas pour le bébé.
J’ai prit une
salade au déjeuner. Se défendit Mac avec un sourire.
Sturgis rigola simplement de la scène devant lui. Son
supérieur donnait des conseils sur la grossesse à son Chef du personnel tandis
qu’elle mangeait un cookie pendant une réunion.
En effet,
Monsieur, et il n’y avait pas de viande dedans.
Et bien,
j’imagine que c’est ok pour mon filleul. Déclara AJ avant qu’il ne retourne
leur attention sur l’affaire. Cette affaire va être vilaine.
Oui,
Monsieur. Répondirent Mac et Sturgis.
Nous ne
voulons pas que la presse s’en empare.
Non,
Monsieur.
Pourquoi
aucune de ces femmes n’a rien dit plus tôt ? Demanda AJ.
Sturgis lança un regard vers Mac et releva que sa bouche
était pleine de gâteau.
Ça correspond
à la tendance, Monsieur. Tunney n’a jamais harcelé aucune de ces femmes jusqu’à
ce qu’elles soient transférées. Plusieurs femmes nous ont dit qu’elles
quittaient le bureau et pensaient que ce n’était pas un problème à ce
moment-là.
Alors
pourquoi Garner à amené le sujet ?
Son transfert
n’a pas été accepté et elle doit rester au bureau, Monsieur. Lui dit Mac avant
de finir le cookie.
Inculpez-le
et terminez-en avec ça rapidement. Ordonna AJ.
Qui sera le
Conseiller, Monsieur ? Demanda Mac.
AJ les regarda tous les deux.
Vous deux,
serez à l’accusation et j’assignerais Rabb et Roberts à la défense.
Il regarda Mac.
Est-ce que ça
pose un problème, Mac ?
Non,
Monsieur, le Capitaine Turner et moi avons très bien travaillé ensemble sur l’enquête
jusqu’à maintenant. Reporta Mac.
AJ savait qu’elle avait évité le propos de sa question,
mais il laissa tomber.
Très bien,
rompez.
A vos ordres,
Monsieur. Dirent Mac et Sturgis avant de quitter le bureau.
Ils entrèrent dans le bureau de Mac. Elle s’assit dans
son fauteuil tandis que Sturgis fermait la porte.
Je jure que
ce gamin cause plus d’embarras qu’il en causera quand il commencera à parler.
Au moins,
l’Amiral le prend bien. Dit Sturgis en s’asseyant en face d’elle.
Lui et
Meredith ont été d’un très grand soutien avec le bébé.
Est-ce qu’ils
sont tous les deux les parrains ?
J’ai demandé
à l’Amiral d’être le parrain mais je n’ai pas encore choisi la marraine.
Sturgis décida de tenter sa chance.
Vous allez
laisser le père décider ?
Le visage de Mac se ferma quand elle pensa au père.
S’il savait.
Savait quoi ?
Que je suis
enceinte. Dit Mac à Sturgis.
Sturgis se pencha en avant.
Que vous êtes
enceinte ou enceinte de lui ?
La dernière solution.
Soupira Mac. Laissez-moi vous le dire ainsi, Sturgis. Une fois de plus, j’ai
pris ma vie et je l’ai mise dans un mixeur. Tout est confus au-delà de ce que
l’on peut imaginer.
Sturgis lui donna un sourire compréhensif.
Mac, si vous
avez besoin de quoique ce soit, vous savez que vous pouvez me le demander,
n’est-ce pas ?
Mac sourit.
Je sais et
vous en remercie, Sturgis.
Elle s’assit sur le bord de son fauteuil.
Mais
maintenant, nous avons besoin de tout rassembler pour l’affaire. Je n’ai pas été
dans un tribunal depuis huit mois.
Rouillée ?
C’est comme
de tomber d’un vélo.
Vous devez y
remonter.
Ça pourrait
faire sacrément mal, mais je sais qu’on peut l’avoir. Dit Mac à Sturgis tandis
qu’ils commençaient à parler de l’affaire.
Chapitre 18/26
Jeudi 15 juillet
12:43 PM
JAG
Mac et Sturgis entrèrent dans le bureau de Mac. Mac
s’assit dans son fauteuil et se passa la main dans les cheveux.
Comment
a-t-il pu faire ça ?
Il a trouvé
une ouverture. Marmonna Sturgis en s’asseyant.
Incroyable. Il
a fait quelques coups bas au tribunal, mais celui-ci doit être le plus bas de
tous.
Sturgis prit une profonde inspiration.
Ça ira, on a
juste besoin de reprendre nos esprits. Je ne pense pas que les jurés aient été
déstabilisés par le témoignage.
Mac souleva un sourcil.
Elle a un
passé concernant des appels pour harcèlement sexuel. Ce n’était pas bon,
Sturgis.
Je sais, Mac,
mais souvenez-vous que son client a un passé de harceleur. J’attends un appel
d’un Major Collins qui a travaillé avec Tunney et Garner. Je pense qu’il peut
avoir quelques informations pour nous aider.
Mac était sur le point de répondre quand il y eut un coup
à la porte.
Entrez. Cria
Mac.
La porte s’ouvrit et Harm entra en refermant la porte
derrière lui.
Je suis prêt
à écouter toute proposition.
Ok, nous
donnerons à votre client un renvoi pour conduite déshonorante et vingt ans. Lui
répondit Mac tandis que le bébé lui donnait un coup.
Et quoi en sa
faveur, Mac? Sourit Harm.
Un bon moment
au tribunal ne va pas aider ton client, Harm. Ce sont les batailles importantes
qui font gagner la guerre, pas les petites escarmouches. Informa Sturgis à son
vieil ami.
Harm ouvrit la bouche mais il y eut un coup à la porte.
Mac cria « entrez » et Coates entra.
Capitaine
Turner, Vous avez un appel. Il a dit que son nom était le Major Collins.
Sturgis sourit à Jen.
Merci,
Coates.
Il se leva tandis qu’elle quittait le bureau.
Après
l’appel, vous et moi irons déjeuner. Ça ne devrait pas prendre plus de dix
minutes. Dit Sturgis à Mac.
Bien,
celui-là a faim.
Mac caressa son ventre. Sturgis rigola.
Ouais, vous
n’avez plus jamais faim, c’est toujours le gamin.
Vous avez de
la chance que je sois assise. Le mit en garde Mac en plaisantant.
Sturgis alla jusqu’à la porte et murmura à Harm.
Sois beau
joueur et je te verrais au tribunal à 14h00.
Puis il sortit du bureau en fermant la porte derrière
lui. Mac leva les yeux vers Harm.
Bon.
Bon. Répéta
Harm.
C’était très
bas au tribunal aujourd’hui. Lui dit Mac.
Les jurés ne
pensent pas ça. Nota Harm.
Vous pensez
vraiment que vous les avez eu ?
Disons
simplement que je les ai fait réfléchir sur les faits.
Oh, les
faits. C’est de ça dont parle l’affaire ? Demanda Mac sarcastiquement.
Harm gloussa.
Le sarcasme
ne vous va pas au teint, Mac. Je pensais vous l’avoir déjà dit avant.
Vous m’avez
dit un tas de trucs, Harm. J’ai simplement arrêté d’écouter de temps en temps.
Lui rétorqua Mac tandis que le bébé lui donnait un coup. Arrêtes ça !
Cria-t-elle au bébé.
Des problèmes
?
Non, il donne
juste trop de coups à mon goût.
Alors vous
n’auriez pas du tomber enceinte. Marmonna Harm dans sa barbe.
Mac entendit ses paroles.
Excusez-moi ?
Dit-elle en se sentant devenir folle de rage à son commentaire.
Rien, Mac.
C’était quelque
chose, Harm. Si vous avez quelque chose à me dire allez-y et dites-le.
Très bien. Je
le ferais. Je ne peux pas croire que vous soyez revenue ici sans que quiconque
ne soit au courant de votre condition, et que vous vous soyez attendu
simplement à ce que les gens l’acceptent.
Tout le monde
l’a accepté, Harm. Excepté vous. Pourquoi cela ?
Parce que je
sais qui vous êtes ?
Vraiment, et
qui suis-je ? Demanda Mac.
Vous êtes
quelqu’un qui a tout gâché et êtes tombée enceinte. Je prie Dieu que le père
vienne et fasse quelque chose pour vous aider parce que nous savons tous que
vous allez en avoir besoin. Ce gosse va en avoir besoin. Dit Harm à Mac d’une
voix assurée avant de murmurer. Si vous savez où est le père ?
Mac serra les mâchoires tandis qu’elle voyait rouge.
Ce bébé et
moi allons aller parfaitement bien.
Ouais, ça a
été jusqu’à présent. Chaque fois que vous vous levez, vous vous évanouissez
presque. Vous avez Sturgis qui vous mange dans la main, et sans mentionner qu’au
tribunal, vous avez l’Amiral Morris qui est facile avec vous.
Ce n’est pas
vrai.
S’il vous
plait ! Chaque fois que j’émets une objection au tribunal, elle est rejetée
parce que Morris ne veut pas vous contrarier.
Peut-être
est-ce parce que vos objections ne sont pas réalistes. Avez-vous pensé à ça,
Capitaine ? Lui cracha Mac tandis que son cœur s’accélérait.
Harm laissa échapper un lourd soupir.
Pourquoi
est-ce que j’essais de me disputer avec vous ? Vous déclarerez que c’est juste
un changement d’humeur et puis ça sera la fin. Mais vous savez quoi, Mac, ce
n’est pas la fin. Vous n’êtes plus capable d’être dans le jeu. Mais vous y êtes
toujours. Je serais maudit si je vous rends les choses faciles pendant que nous
sommes au tribunal. Pour moi, vous êtes juste un morceau de viande, tout comme
pour l’homme qui vous a mise en enceinte. J’espère simplement pour son bien
qu’il n’est plus dans le coin, vous êtes une malédiction ambulante.
Mac retint sa colère du mieux qu’elle put tandis que les
larmes se battaient dans ses yeux..
Sortez.
Grinça-t-elle entre ses dents.
Harm se mit au garde à vous.
A vos ordres,
Madame.
Il se détourna et sortit de son bureau sans claquer la
porte. Il alla à son bureau, attrapa sa casquette et son attaché-case puis
sortit du Jag. Il devait changer d’air et mettre sa colère contre Mac sous
contrôle. Il ne pouvait pas la laisser exploser au tribunal.
Mac s’assit dans son siège en total
choc. Les larmes menaçaient de tomber mais elle ne les laissa pas. Ses mains
tremblaient de rage tandis que sa vision se brouillait. Le bébé bougea et donna
un coup de pied dans sa vessie. Elle regarda sa montre et su que Sturgis serait
de retour dans cinq minutes, ce qui lui laisserait assez de temps pour se
remettre.
Elle se leva de son bureau et le
contourna. Tandis qu’elle se tenait près du coin de son bureau, une douleur
aiguë traversa son ventre et ses mains allèrent vers le bébé. Puis, sa vision
se troubla, tout devint noir et Mac s’effondra sur le sol.
Chapitre19/26
1:02 PM
Harriet traversa le plateau avec un dossier pour Mac.
Atteignant le bureau de Mac, elle frappa à la porte fermée. Elle attendit après
l’habituel « entrez » mais n’en entendit aucun. Elle frappa à
nouveau, toujours pas de « entrez ». Harriet ouvrit alors doucement
la porte.
Colonel
Mackenzie?
Elle entra dans le bureau et laissa tomber le dossier sur
le sol en voyant Mac inconsciente par-terre à côté de son bureau.
Oh, Mon Dieu
!
Elle se précipita et s’agenouilla aux côtés de Mac.
Colonel.
Elle secoua son bras mais il n’y eu aucune réponse. Elle
se pencha vers la porte.
J’ai besoin
d’aide ici !
Sturgis était assis à son bureau en train de parler au
Major Collins quand il entendit l’appel.
Je vais
devoir vous rappeler, Major.
Il raccrocha avant que Collins ne puisse répondre et
rejoint rapidement la foule près de l’embrasure du bureau de Mac.
Mac !
Il se fraya un passage dans le bureau tandis que Bud et
Harriet faisaient rouler avec précaution Mac sur son côté.
Bud, est-ce que
quelqu’un a appelé une ambulance ? Demanda Sturgis.
Ils ont dit
qu’ils seraient là dans cinq minutes, Monsieur. J’ai alors averti le vigil de
les laisser entrer et monter ici dès que possible. Lui dit Jen.
Bien. Dit
Sturgis en regardant Harriet essayer de mettre Mac plus à l’aise en défaisant
sa cravate et quelques boutons de sa veste.
Ce fut alors qu’il remarqua que Bud tenait un linge
contre la tête de Mac.
Que s’est-il
passé ?
J’amenais un
dossier au Colonel. Quand je suis entrée, elle était sur le sol. Lui dit
Harriet avec de la peur dans la voix. J’ai appelé de l’aide et puis j’ai
remarqué qu’elle saignait.
Elle a du se
cogner la tête en tombant. Dit Bud. C’est une petite coupure, mais c’est
toujours une coupure.
Ils attendirent pendant quelques minutes de plus quand
ils entendirent les sirènes dehors. La foule autour du bureau s’écarta
rapidement tandis que les secouristes entraient dans le bureau de Mac. Ils
écoutèrent ce qu’Harriet leur raconta et attachèrent Mac sur la civière.
Est-ce qu’il
y a quelqu’un que vous devez appeler pour elle ? Son mari ? Demanda le
secouriste tandis que son partenaire prenait la tension de Mac.
Les trois se regardèrent en s’interrogeant.
Est-ce que
quelqu’un a appelé l’Amiral ? Demanda Harriet en sachant qu’AJ aidait Mac avec
le bébé.
Je ne pense
pas. Il a été en rendez-vous avec le Secrétaire d’État à la Marine toute la
matinée. Reconnu Bud.
On doit y
aller. Sa tension est très haute. Prévint le partenaire du secouriste.
Je viendrais
avec vous. Leur dit Sturgis.
Bien. Dit le
premier secouriste avant qu’ils ne montent la civière et poussent Mac vers
l’ascenseur.
Sturgis courru dans son bureau, attrapa son portefeuille,
son portable, sa casquette et ses clés.
Bud, dites à Morris
ce qui s’est passé. Je serais à Bethesda avec Mac. Harriet appelez l’Amiral et
dites-lui de me rappeler sur mon portable.
Oui,
Monsieur. Dirent les deux tandis qu’il se ruait vers l’ascenseur et rejoignait
les secouristes et Mac aux portes ouvertes.
Les portes se refermèrent et pour la première fois depuis
longtemps, un silence complet empli le plateau du Jag. Tout le monde avait peur
et était inquiet pour Mac et le bébé à naître.
1:37 PM
Sturgis était assis dans la salle d’attente tandis que le
médecin de Mac l’examinait et évaluait le cas. Son portable sonna, l’écran
indiquant JAG– Chegwidden. Il appuya sur le bouton pour prendre la
communication.
Capitaine
Turner.
Comment
est-elle, Sturgis ? Demanda AJ avec de l’inquiétude visible dans la voix.
Son médecin
est avec elle maintenant. Elle a reprit connaissance durant quelques secondes
dans l’ambulance mais ça n’a pas duré longtemps. Dit Sturgis à son commandant.
Est-ce que le
médecin vous a dit quelque chose ?
Non,
Monsieur.
Merde. Je
veux savoir dès que possible sur son état. Ordonna AJ.
Oui,
Monsieur. Aussitôt que je sais quoique ce soit, je vous appellerais.
Sturgis leva les yeux et vit le Major Klaus approcher.
Monsieur, le
médecin de Mac arrive.
Gardez-moi en
ligne, mais parlez-lui. Ordonna AJ.
Sturgis baissa le portable, se leva et alla à la
rencontre du médecin.
Est-ce
qu’elle va bien ?
Nous pensons
que sa tension est montée subitement et que ça, combiné avec son bas taux de glucide,
l’a fait s’évanouir. Je veux la garder cette nuit en observation. Puis, une
fois qu’elle rentre chez elle, je pense que quelqu’un a besoin d’être avec elle
pour quelques jours. Dit Klause à l’homme inquiet.
Et le bébé ?
Nous sommes
un peu inquiets par rapport au rythme cardiaque du bébé, mais nous pensons que
ça reviendra à la normale dans quelques heures.
Il regarda derrière lui tandis que deux infirmières
sortaient Mac de la salle des urgences.
Elle va être
emmenée dans sa propre chambre. Si vous voulez vous asseoir avec elle ça ne
posera pas de problème. Je viendrais l’ausculter dans quelques heures et pour
lui donner quelques conseils pour ne pas recommencer ça.
Sturgis secoua la tête.
Oui, docteur.
Merci.
De rien. Elle
va être déplacée au 5ème étage. Dit Klause avant de s’éloigner.
Sturgis laissa échapper un soupire de soulagement et
porta le portable à son oreille.
Amiral.
AJ soupira.
J’ai entendu,
Capitaine. Vous avez le reste de la journée. Je veux que vous soyez là quand
elle se réveille. Je m’arrêterais dès que je le pourrais.
Oui,
Monsieur. Dit Sturgis tandis qu’AJ mettait fin à l’appel.
Chapitre 20/26
1:55 PM
Sturgis était assis là et regardait Mac dormir. Elle avait
l’air tellement fatiguée, et il se demandait pourquoi il ne l’avait pas
remarqué auparavant. Il y avait une intraveineuse dans sa main qui lui donnait
quelques médicaments. Il y avait aussi un moniteur cardiaque attaché à elle et
un moniteur fœtal pour le bébé. Il regardait les lignes aller de haut en bas
sur l’écran à gauche du lit. La fréquence cardiaque du bébé était rapide mais
il commençait à revenir à la normale.
Mac gémit et le son capta son attention. Il se pencha sur
le lit et essaya d’attirer son attention.
Mac.
Elle bougea la tête cette fois et se battit pour ouvrir
les yeux.
Aller, Mac,
ça y est.
Mac ouvrit lentement les yeux et en cligna plusieurs
fois. Elle regarda autour d’elle et ses yeux tombèrent sur Sturgis.
Salut vous.
Lui sourit Sturgis.
Hôpital ?
Demanda-t-elle.
Ouais, vous
avez fait une chute.
Mon bébé ?
Mac essaya de s’asseoir. Sturgis se leva rapidement et
l’arrêta.
Le bébé va
bien. Maintenant, asseyez-vous et détendez-vous.
Mac fit ce qu’il dit et utilisa sa main pour sentir son
ventre.
Que s’est-il
passé ?
Harriet vous
a trouvé inconsciente sur le sol de votre bureau. J’espérais que vous pourriez
me dire ce qui s’est passé.
Mac réfléchit une seconde et tout lui revint, la dispute avec
Harm. Son visage s’assombrit avec des émotions et Sturgis remarqua chacune
d’elles.
Rien.
Quelque chose
s’est passé, Mac. Vous avez besoin d’en parler à quelqu’un. L’informa Sturgis.
Il ne s’est
rien passé, Sturgis. Je me suis levée trop vite.
Sturgis pouvait dire qu’elle mentait. Il leva les yeux
vers les moniteurs cardiaques et eut une idée.
Mac, regardez
à votre gauche.
Elle le fit et vit les moniteurs.
La ligne du
haut c’est votre cœur, et la rapide dessous est celle du bébé. Elle bouge trop
vite a goût du médecin.
Il marqua une pause et elle se tourna vers lui.
Tout ce que
vous retenez en vous affecte ce bébé. Vous avez besoin de parler à quelqu’un à
propos de ce qui vous tracasse.
Mac se fit silencieuse tandis que ses mots faisaient leur
chemin dans les recoins profonds de ses pensées. Finalement, les mots
touchèrent un point sensible et une larme tomba d’un de ses yeux, suivie par
une autre et un faible sanglot s’échappa de ses lèvres. Sturgis fut choqué de
voir cette quantité d’émotion sortir de son amie. Il bougea et s’assit sur un
espace libre du lit et prit sa main dans la sienne, l’autre caressant gentiment
ses cheveux tandis qu’il lui parlait doucement.
Hey, je suis
là, Mac. Parlez-moi.
Après quelques minutes, les larmes de Mac se calmèrent et
Sturgis observa bien son amie. La femme dans ce lit n’était pas l’avocate des
Marines avec laquelle il travaillait, mais une femme effrayée qui avait eu son
cœur arraché de sa poitrine.
Il me
déteste. Dit-elle à travers un sanglot.
Qui ?
Harm.
Harm ne vous
déteste pas. Dit doucement Sturgis.
Ne mentez
pas, Sturgis, vous savez qu’il ne supporte pas de me regarder.
Sturgis haussa les épaules.
Il a été un
peu froid avec vous dernièrement, mais il ne vous déteste pas.
Si.
Mac, que
s’est-il passé dans votre bureau avant que vous ne vous évanouissiez ? Demanda
Sturgis en lui tendant un mouchoir.
Mac se moucha et essuya ses yeux.
Harm et moi
avons eu une dispute.
Et d’une
petite dispute, vous pensez que Harm vous déteste ?
Non, c’est à
cause de ses mots que je sais qu’il me déteste.
Sturgis prit une inspiration sachant que Mac réagissait
probablement excessivement.
Qu’a dit Harm
?
Mac passa les quelques minutes suivantes à informer
Sturgis de la conversation. Sturgis détestait l’admettre mais Harm était dans
le faux là. Il écouta Mac lui raconter l’histoire avec de la colère dans la
voix et des larmes sur ses joues à nouveau. Mac termina l’histoire dans un
sanglot.
Puis il a dit
qu’il espérait que le père du bébé n’était pas dans le coin parce que je suis
une malédiction ambulante.
Sturgis essuya ses larmes avec ses doigts.
Vous n’avez
pas mérité qu’il dise ces choses.
Il les a
pensé et il ne devrait pas.
Non, il ne
devrait pas. Dit Sturgis. Mais il le pense.
Ce n’est pas
juste pour le bébé, Sturgis. Il peut me faire du mal, j’y suis habituée, mais
pas mon bébé.
Mac se vexa et Sturgis vit de la douleur dans ses yeux.
Mac.
Il ne sait
pas ce qu’il dit sur le père. Déclara Mac.
Sturgis décida de tenter sa chance.
L’avez-vous
déjà dit au père ?
Non. Je ne
peux pas. Il me déteste.
Mac baissa les yeux vers la couverture. Sturgis prit un
autre risque.
Quand
avez-vous vu le père pour la dernière fois ?
Mac ne répondit pas à la question.
Mac. La
pressa Sturgis.
Aujourd’hui.
Marmonna Mac.
Quand,
aujourd’hui ? Demanda Sturgis tandis que son cerveau pensait comment il
pourrait passer un savon à cet homme pour causer à Mac autant de peine.
Les doigts de Mac jouaient maintenant avec la couverture.
Il y a
quelques heures.
Au Jag ? Demanda
Sturgis.
Mac ne répondit pas alors il essaya à nouveau.
Mac, est-ce
que le père travaille au Jag ?
Elle secoua la tête.
Mac. Soupira
Sturgis en se demandant qui était le bâtard.
Les larmes commencèrent de tomber à nouveau.
Il ne
travaillait pas là quand je suis tombée enceinte.
Il…Commença
Sturgis.
Mais son esprit aiguisé mit deux et deux ensembles.
Harm.
Elle secoua la tête.
Il me
déteste, moi et le bébé.
Les larmes coulèrent à nouveau à un niveau douloureux.
Sturgis continua à calmer ses nerfs.
C’est ok,
Mac.
Ce n’était
pas supposé arriver. J’étais sensée me réveiller dans ses bras et tout lui dire
mais il est parti. Tout ce qu’il a laissé c’est un mot et il était déjà parti. J’eu eu un mot et un souvenir. Pleura Mac.
Sturgis fit de son mieux pour la faire se sentir mieux
mais il n’y avait rien qu’il ne puisse dire. Mac était blessée et Harm était à
blâmer. Il savait qu’il devait entendre les deux versions de l’histoire avant
de sauter aux conclusions. Mais il ne pensait pas qu’il pourrait écouter Harm
parler. Comment Diable son ami avait-il pu causer à Mac autant de peine ?
Comment Mac avait-elle pu la tolérer aussi longtemps ? Comment le bébé
allait-il le supporter ? Les questions courraient en travers de l’esprit de
Sturgis tandis que Mac pleura lentement jusqu’à s’endormir.
Sturgis remarqua que Mac avait arrêté de pleurer et il se
leva doucement du lit et se mit dans le fauteuil à côté. Il l’observa tandis
qu’elle roula sur le côté dans son sommeil, sa main branchée à la perfusion posée
sur son ventre et l’autre posée dans la sienne. Il leva la main et embrassa
doucement ses articulations.
Mac, je
promets de faire tout ce que je peux pour vous aider, vous et le bébé. Vous
méritez tous les deux quelqu’un pour vous protéger.
Chapitre 21/26
JAG
2:10 PM
Harm était assis au tribunal, attendant que tout le monde
arrive. Après son repas et avoir laissé libre cours à sa colère contre Mac dans
sa voiture, il était retourné au Jag. Au lieu de s’arrêter à son bureau, il
était allé directement au tribunal. Et c’était là où il était depuis 15
minutes, attendant que tout le monde arrive.
Il en eu finalement assez et alla sur le plateau. Quand
il entra sur l’aire ouverte, il sentit une étrange atmosphère dans la pièce. Il
y avait un calme inhabituel, et tout le monde semblait préoccupé, mais pas par
leur travail.
Il alla vers le bureau de Bud et frappa à la porte
ouverte. Il vit Harriet assise dans la chaise des visiteurs de Bud avec des
mouchoirs dans la main et Bud assis à côté d’elle, tenant ses mains.
Bud. Dit
Harm, attirant leur attention.
Monsieur.
Bud se leva.
N’avons-nous
pas une audience ? Où sont Sturgis et Mac ? Demanda Harm confus.
A la mention de Mac, Harriet recommença de pleurer. Il
regarda Bud en totale confusion et avec de la peur maintenant.
Le Colonel
s’est effondrée dans son bureau. Elle est à Bethesda et le Capitaine Turner est
avec elle. Dit Bud à Harm.
Quoi ?
Demanda Harm fou d’inquiétude.
Je suis venue
pour lui donner un dossier et elle était sur le sol. Elle était inconsciente
tout le temps et elle a tapé sa tête aussi. Lui dit Harriet tandis que les
larmes coulaient.
Bud tendit la main et essuya les larmes.
Elle va bien
aller, Chérie. Le Capitaine Turner va bientôt appeler.
Bud reporta son attention vers Harm, mais il était parti.
Tout ce que vit Bud fut le dos de Harm retournant en courant vers les
ascenseurs.
Harm appuya sur le bouton pour descendre mais rien ne se
produisit. Il couru alors vers les escaliers. Il les dévala et sorti en trombe
par les portes principales vers le parking et sa voiture. Une fois dans la
voiture, il jeta sa casquette et son attaché-case sur le siège passager et mit
en route le moteur. Il extirpa rapidement la voiture de sa place et du Jag vers
Bethesda.
S’il vous
plait, faites qu’elle aille bien. Murmura-t-il à qui voulait bien
l’entendre.
2:28 PM
Harm gara la voiture dans le parking visiteurs et couru
dans l’hôpital. Il approcha du bureau des admissions.
Je cherche
Sarah Mackenzie. Dit-il à bout de souffle au Lieutenant qui se tenait derrière
le bureau.
Un instant,
Monsieur. Lui dit-elle en vérifiant les noms sur l’ordinateur. J’ai un
Lieutenant Colonel Sarah Mackenzie. Est-ce que c’est la personne que vous
cherchez, Monsieur ?
Oui. Où
est-elle ?
Chambre 534,
Monsieur.
Merci. Dit
Harm avant d’aller aux ascenseurs.
Chapitre 22/26
Bethesda
2:32 PM
Sturgis resta près du lit de Mac tandis qu’elle continuait
à dormir. Il ferma les yeux et essaya d’imaginer ce qu’elle avait du traverser
ces quelques derniers mois, surtout ces quelques derniers jours. Le père de son
enfant, l’homme dont elle lui avait dit qu’elle était amoureuse, avait dit
fondamentalement qu’il ne pouvait pas supporter sa vue et avait partagé des
mots de haine.
Pour ajouter la dernière couche, le dit père était un de
ses amis les plus proches. Mais, pour quelque raison que ce soit, Sturgis se
sentait oblige de protéger Mac et son bébé. C’était assez dur comme ça de
regarder Harm et Mac se disputer, mais y jeter le bébé faisait mal. Cet enfant
n’avait rien fait, et maintenant il avait des problèmes parce que sa mère était
trop stressée à cause du père.
Le père avait besoin de savoir mais écouterait-il Mac ?
Sturgis se demandait ça à nouveau pour la millième fois. Il leva les yeux vers
l’embrasure de la porte de la chambre et Harm se tenait là, regardant dans la
pièce, avec un regard de totale douleur sur le visage. Il avait également
l’air d’être à bout de souffle.
Est-ce
qu’elle va bien ? Chuchota doucement Harm.
Sturgis se leva et alla à la porte. Il sortit et fit
signe à Harm de le suivre. Les deux hommes entrèrent dans l’aire de réception
de l’étage.
Le médecin a
dit qu’elle subit trop de stress. Il veut qu’elle diminue sa charge de travail
et prenne quelques jours pour se remettre. Expliqua Sturgis.
Qu’est-ce qui
a causé ça ? Demanda Harm.
Sturgis prit une inspiration.
Nous savons
tous qu’elle a été sous pas mal de stress dernièrement à cause de ses affaires,
et c’est devenu dur de prendre soin d’elle-même et du bébé en même temps.
Mais je suis à peu près sur que la dispute que vous avez eue toi et elle cet
après-midi n’a pas aidé non plus.
Harm regarda Sturgis avec surprise.
Tu es au
courant pour la dispute ?
Elle m’a tout
dit. Expliqua Sturgis. Elle gardait tout en elle et ça lui faisait mal. Ce qui
lui fait mal, fait mal à ce bébé.
C’est sa
fichue propre faute. Marmonna Harm.
Pas tout,
Harm.
Ouais, où est
Clay ? Est-ce qu’il ne devrait pas être là ? Demanda Harm.
Sturgis regarda Harm légèrement confus puis il se rappela
ce qu’il lui avait dit au bar cette nuit-là.
Clay n’a pas
besoin d’être là. Mac ne veut rien avoir à faire avec lui.
Et bien, il
devrait. Il l’a amené ici.
Sturgis était prêt à exploser, Harm ne prenait aucune
responsabilité dans ce problème.
Il l’a amené
ici ?
Ouais. Il est
le père du bébé, et il devrait prendre soin d’elle.
Sturgis respira profondément, résistant à l’envie de
hurler après Harm.
Tu pense
vraiment que tu as tout compris, n’est-ce pas ? Laisse le père en dehors de ça.
Tu as besoin de comprendre quelque chose. Mac aurait pu être sérieusement
blessée aujourd’hui. Elle s’est effondrée dans son bureau et s’est cognée la
tête sur le sol. Heureusement que la chute n’était pas trop mauvaise. Elle
aurait pu sérieusement se faire mal à elle ou au bébé, ta dispute avec elle n’a
pas aidé.
Beaucoup de
choses ne vont pas aider avec elle, Sturgis. Elle a besoin de comprendre
qu’elle ne peut pas obtenir les choses à sa façon juste parce qu’elle est
enceinte.
Mac ne s’est
jamais attendue à ce que les choses aillent dans son sens. Et surtout
maintenant qu’elle est enceinte. Elle veut les mêmes chances qu’avant.
Mais bien
sûr. Elle espère que tout le monde jouera la carte de la « pauvre Mac
qui est tombée enceinte et qui est toute seule. » Elle a réussi
à ce que tu lui mange dans la main, mec.
Sturgis sentit sa colère grandir envers Harm, et se
trouva lui-même à la rabaisser de plus en plus. Mais Harm continua à parler.
Je ne peux
pas y croire. Après tout ce qui s’est passé, tu la défend. Tu es au courant
pour le mariage et comment elle m’a traité. Tu l’as vu dans le bureau. Elle
essaye de cacher quelque chose mais, Dieu me vienne en aide, je vais trouver
quoi, Sturgis.
Sturgis ne pu plus se contenir.
Mais merde,
Harm ! Il y a beaucoup de choses que tu as besoin de découvrir. Mac est
enceinte et ne peut pas supporter trop de stress.
Est-ce que tu
es en train de dire que je lui cause du stress ? Déclara Harm sur la défensive.
Oui, tu sais
quels boutons pousser et jouer avec elle comme un violon.
Tu es celui
avec qui elle joue, Sturgis. Si je ne te connaissais pas mieux, je pourrais
penser que tu es le père à cause de la façon dont tu te comportes.
Et bien,
personne ne t’accuserait d’être le père vu la façon dont tu te comportes.
Harm pouffa.
Je n’ai plus
aucune envie d’avoir le Train accidenté Mackenzie dans ma vie.
Harm, es-tu
ici espérant la mettre à terre avec quelques coups supplémentaires afin que tu
puisses te sentir mieux ?
Il n’y a plus
rien à renverser. Dit Harm sans penser.
Cependant, Sturgis pensait et l’avait entendu. En
réaction aux mots de son ami, il fit quelque chose qu’il n’avait jamais fait
avant. Il arma son bras et frappa Harm dans la mâchoire. A cause de la force et
de la surprise du coup, Harm se retrouva sur le sol en train de tenir sa
mâchoire avec sa main et regardant en l’air vers son ancien pote de l’Académie.
Harm était sur le point de se lever quand une autre voix
remplit la pièce.
N’y pensez
même pas, Capitaine Rabb ! Cria Chegwidden depuis l’ascenseur tandis qu’il
avançait vers les deux hommes.
Chegwidden regarda les deux hommes et su que quelque
chose avait du se passer pour que Sturgis ait frappé Harm comme ça. Le visage
de Harm commençait à devenir rouge à cause du coup et à cause de sa colère
contre Sturgis. AJ regarda Sturgis.
Capitaine
Turner, allez veiller sur le Colonel Mackenzie.
Oui,
Monsieur. Dit Sturgis.
Mais avant de quitter l’aire, il baissa les yeux vers
Harm.
Ne
t’approches pas de Mac ou tu devras en répondre devant moi.
Puis, il quitta la pièce. AJ regarda Harm.
Levez-vous.
Harm se leva et n’essaya même pas d’expliquer ce qui venait
de se passer. AJ croisa les bras devant lui.
Ça a du être
quelque chose pour obtenir cette réponse de lui. Je ne pense pas que je ne l’ai
jamais vu aussi en colère. Est-ce que j’ai besoin d’intervenir ?
Non,
Monsieur. Lui dit Harm.
Sortez d’ici.
Ordonna AJ.
Oui,
Monsieur. Obéit Harm avant de se diriger vers la cage d’escaliers.
AJ regarda Harm partir et leva les yeux vers le plafond.
Puis, il regarda vers le hall en direction de la chambre de Mac et suivit ce
chemin.
Chapitre 23/26
Voiture de Harm
2:43 PM
Harm baissa le miroir du pare-soleil et examina les bleus
naissant.
Il a une
putain de droite.
Il toucha la peau et laissa échapper un léger gémissement
en touchant quelques endroits douloureux. Il était sur le point de rabattre le
pare-soleil quand il regarda dans ses propres yeux. « Je suis un
con, » admit-il après quelques minutes de réflexion. Il resta assis là
durant quelques minutes, souhaitant avoir pu faire quelque chose de différent,
souhaitant avoir pu tout fait différemment.
Harm regarda son portable et réalisa qu’il y avait une
chose qu’il pouvait faire.. Il l’attrapa et composa un numéro.
Clay, c’est
Harm…Je vais bien…Écoutez, avez-vous quelques minutes ?
Langley
3:06 PM
Alors, Rabb, qu’est-ce
qui vous amène ? Demanda Clay tandis qu’ils se tenaient tous deux dans son
bureau.
Harm examina le bureau de Clay et nota combien il
correspondait à la personnalité froide et aisée de Clay.
Mac.
Comment va
Sarah ?
Elle est à
l’hôpital.
Que s’est-il
passé ? Demanda Clay rempli d’inquiétude.
Elle s’est
effondrée au travail et ils l’ont emmené à l’hôpital pour s’assurer qu’elle et
le bébé allaient bien. Expliqua Harm.
Le bébé ?
Questionna Clay.
Harm savait que Clay n’était pas au courant.
Ouais, le
bébé. Elle en est à huit mois maintenant.
Waouh. Dit
Clay choqué en s’asseyant.
Ouais.
Clay regarda Harm.